Rechercher
Rechercher

Actualités

Tunisie-France : à la recherche de l’équilibre(PHOTOS)

Cinq semaines après une élimination sans gloire du Mondial de football 2002 où elles ont terminé aux 27e et 29e places, la Tunisie et la France se retrouvent ce soir en match amical à Radès, à 15 km de Tunis, « à la recherche d’un nouvel équilibre » pour « renouer avec la victoire ». Les deux équipes, qui restent sur deux défaites et un nul lors de leur expédition asiatique, vont se servir de ce match comme d’un véritable tremplin pour le début des qualifications pour l’Euro 2004 pour la France et pour la Coupe Afrique des nations 2004 (CAN) pour la Tunisie, qui sera le pays hôte. Nouvel entraîneur-sélectionneur des Bleus, Jacques Santini, même s’il avoue être encore au « stade des découvertes », estime que « les éliminatoires de l’Euro débutent ce soir (...) car une victoire, même dans un match amical, permet de comptabiliser un petit crédit et d’instaurer un climat de confiance ». Nouvel état d’esprit Marcel Desailly, qui a fait « son autocritique », a été reconduit officiellement dans son statut de capitaine en raison notamment de « sa grande expérience, de son vécu », ce qui va lui donner « un nouveau dynamisme et un nouvel état d’esprit ». En clair, Capitaine Desailly et « ses relais », les Zinédine Zidane, Patrick Vieira, Lilian Thuram et autres Emmanuel Petit, tous membres « du noyau dur », auront pour tâche « d’intégrer les nouveaux arrivants dans la réflexion collective ». Tous ces cadres ont également été invités à procéder à « une remise en cause dans leur fonctionnement au sein de l’équipe de France », a souligné le nouveau coach, qui semble avoir trouvé rapidement ses marques et souhaite, comme Desailly doit le faire, « s’appuyer sur les valeurs humaines et sportives du groupe ». L’échec du Mondial n’est pas encore totalement digéré et la page n’est pas encore complètement tournée, mais Santini est conscient que le temps presse, les qualifications pour l’Euro 2004 débutant le 7 septembre à Chypre par un match que les Bleus n’auront pas le droit de perdre. Bien sûr le nouvel entraîneur est encore à la recherche de la meilleure formule pour exploiter au mieux les qualités de chacun et notamment celles de Zinédine Zidane qui entamera le match « dans une position axiale ». Après, plusieurs solutions sont possibles. « Pourquoi évoluer avec trois milieux défensifs plutôt qu’avec une défense à trois ? » s’interroge Santini qui avoue être encore au « stade de la réflexion ». Collectif Pris par le temps, Santini s’est efforcé de faire passer clairement son message, auprès notamment de gens comme Lilian Thuram, tenté par l’aventure axiale et Vincent Candela, lassé d’être l’éternelle doublure de Bixente Lizarazu. « Je leur ai parlé de collectif, d’efficacité. Dans ce groupe, ils ont tous une carte à jouer. Ce sont tous des compétiteurs », explique le nouveau patron qui ne ferme aucune porte mais n’accorde aucun passe-droit. « L’essentiel, c’est qu’il s’exprime clairement. Et pour l’instant, son discours est très clair », reconnaît Willy Sagnol. De son côté, Marcel Desailly, qui ne veut pas revenir sur l’épisode du Mondial et sur la période de flottement des deux derniers mois, « attend beaucoup des jeunes qui doivent apporter leur fraîcheur, leur envie, leur spontanéité ». De toute façon, le match de ce soir sera tout sauf amical. « Il s’agit de deux équipes revanchardes qui voudront démontrer que le Mondial était un accident », estime Marcel Desailly, parti pour un nouveau bail de deux ans. Le match de la rédemption et de l’oubli Humiliée et indigne d’elle-même lors de la Coupe du monde, Santini considère ce match comme celui de la rédemption et de l’oubli avant de se lancer dans les qualifications à l’Euro 2004. Cette rencontre amicale sera la seule et unique répétition entre un Mondial calamiteux, que tous veulent considérer comme un malheureux accident, et un championnat d’Europe où les Français espèrent figurer et défendre fièrement leur titre. Tout cet espoir, né d’une immense frustration, tient en une phrase : « La France doit retrouver son statut » que chacun, entraîneur et joueurs, répète comme un psaume. Le statut des Bleus, c’est celui de la victoire régulière, des honneurs fréquents et de la crainte permanente qu’ils inspirent à leurs adversaires. Or, toutes ces variables se sont envolées dans les quolibets qui ont naturellement suivi l’élimination au premier tour de la Coupe du monde : dernier de groupe, aucun but marqué et un seul point engrangé, du jamais-vu pour un champion du monde en exercice. C’est sur ce traumatisme que Jacques Santini, comme avant lui Aimé Jacquet en 1994, va devoir bâtir l’avenir. Et s’il semblait encore un peu emprunté dans son costume de sélectionneur devant la meute des caméras et des micros, Santini est apparu beaucoup plus à l’aise dans son habit d’entraîneur : « Ce match contre les Tunisiens va être abordé avec beaucoup de soin parce que les qualifications pour le championnat d’Europe arrivent très vite », a-t-il déclaré. Tirer un trait Le ton et la manière sont résolument différents de ceux de Roger Lemerre, finalement remercié après un feuilleton un peu long cet été. Santini, comme Jacquet avant lui, a décidé de s’appuyer sur certaines valeurs sûres, conscient que tout n’avait pas été englouti dans la tourmente de la Coupe du monde. Mais il a déjà imposé sa marque en convoquant plusieurs petits nouveaux et en promettant d’en convoquer d’autres afin de préparer l’avenir. « Dès ce matin, j’ai senti le changement. L’atmosphère était plus joviale et détendue », a reconnu le gardien de but Grégory Coupet qui devrait débuter la rencontre en l’absence de Fabien Barthez et d’Ulrich Ramé. « Je n’ai pas parlé avec les anciens. Mais en tout cas, je n’ai pas entendu parler de Coupe du monde. Je crois qu’ils ont tiré un trait », a précisé l’attaquant Sidney Govou, appelé pour la première fois avec les Bleus. En 1994, pour sa première sortie, Jacquet avait réussi un bel exploit, une victoire 1-0 face à l’Italie à Naples, plaçant son équipe sur les rails d’une série de 33 matches sans défaite. C’est rien de moins que Jacques Santini espère réussir, car il serait délicat de commencer son règne par une défaite. Il devrait donc s’appuyer sur une équipe à forte ossature mondiale, mais certainement avec un système plus défensif à trois milieux récupérateurs. Équipe probable : Grégory Coupet ; Willy Sagnol, Lilian Thuram, Marcel Desailly, Vincent Candela ; Patrick Vieira, Claude Makelele, Emmanuel Petit, Zinédine Zidane ; Djibrill Cissé, Thierry Henry.
Cinq semaines après une élimination sans gloire du Mondial de football 2002 où elles ont terminé aux 27e et 29e places, la Tunisie et la France se retrouvent ce soir en match amical à Radès, à 15 km de Tunis, « à la recherche d’un nouvel équilibre » pour « renouer avec la victoire ». Les deux équipes, qui restent sur deux défaites et un nul lors de leur expédition asiatique, vont se servir de ce match comme d’un véritable tremplin pour le début des qualifications pour l’Euro 2004 pour la France et pour la Coupe Afrique des nations 2004 (CAN) pour la Tunisie, qui sera le pays hôte. Nouvel entraîneur-sélectionneur des Bleus, Jacques Santini, même s’il avoue être encore au « stade des découvertes », estime que « les éliminatoires de l’Euro débutent ce soir (...) car une victoire, même dans un match...