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Actualités - Reportage

L’éveil religieux chez les jeunes d’Égypte(PHOTO)

Ce sont les conséquences des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis sur la pensée des jeunes musulmans de son pays qui ont décidé la sociologue égyptienne, Abir Amine Farid, de se lancer dans l’étude de l’éveil religieux. «Les jeunes Égyptiens ont souvent considéré que l’ensemble du monde musulman avait été accusé à tort dans cette affaire, explique-t-elle. Cela a provoqué un éveil du sentiment religieux qui paraît très évident chez les jeunes.» C’est à partir de ce moment que Abir a voulu en savoir plus : le regard que ces jeunes portent sur les différentes sociétés, notamment occidentales, la véritable ampleur du phénomène, les facteurs qui l’ont favorisé, les moyens de recrutement auprès des populations visées, etc. Toutefois, Abir dément toute tendance à l’extrémisme découlant de cet éveil religieux. «Les signes de changement sont plutôt superficiels, estime-t-elle. On le voit surtout à leur façon de s’habiller. Il n’y a qu’une minorité du peuple égyptien qui peut être qualifiée d’extrémiste.» Cet éveil religieux a-t-il un impact sur la condition féminine? «On peut remarquer aujourd’hui deux orientations dans la société égyptienne, souligne Abir. La première tient compte de façon rigoureuse des valeurs religieuses, tout en ne reniant pas le droit des femmes à l’éducation et au travail, mais en les incitant à demeurer au foyer. La seconde s’attache aux acquis des femmes. Aucune de ces tendances ne prédomine pour l’instant, mais il s’agit d’une lutte entre deux mentalités. Une lutte qui paraît loin d’être tranchée.» Croit-elle que l’éveil religieux soit un phénomène arabe et non seulement égyptien? «Je pense que c’est le cas, mais il s’agit davantage d’un phénomène de façade que d’un extrémisme profond», dit-elle. Sur l’apport de sa participation au forum, Abir raconte : «Ce qui m’a le plus frappée dans mes discussions avec mes collègues, ce sont les similarités entre nous. J’aurais cru qu’il y aurait plus de différences entre personnes issues de pays différents. Or, il s’avère que les divergences entre nos régimes politiques ne se répercutent pas sur les peuples.»
Ce sont les conséquences des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis sur la pensée des jeunes musulmans de son pays qui ont décidé la sociologue égyptienne, Abir Amine Farid, de se lancer dans l’étude de l’éveil religieux. «Les jeunes Égyptiens ont souvent considéré que l’ensemble du monde musulman avait été accusé à tort dans cette affaire, explique-t-elle. Cela a provoqué un éveil du sentiment religieux qui paraît très évident chez les jeunes.» C’est à partir de ce moment que Abir a voulu en savoir plus : le regard que ces jeunes portent sur les différentes sociétés, notamment occidentales, la véritable ampleur du phénomène, les facteurs qui l’ont favorisé, les moyens de recrutement auprès des populations visées, etc. Toutefois, Abir dément toute tendance à l’extrémisme...