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ÉTUDE L’oiseau ferait une enquête de voisinage avant d’emménager

Les oiseaux se renseignent sur le nombre et le sort des oisillons nés dans la zone où ils comptent faire leur nid, rapporte le magazine «Science» dans sa dernière édition. Travaillant sur une partie de l’île suédoise de Gotland, une équipe scientifique a subtilisé des petits de gobe-mouches à collier, un oiseau migrateur vivant dans les troncs d’arbre, et constaté que les nouveaux arrivants évitaient soigneusement cette zone. « Ce qui signifie que compter les oisillons serait un moyen qu’ont trouvé les oiseaux pour déterminer le meilleur endroit où s’installer », a expliqué Blandine Doligez, de l’Université de Berne, lors d’un entretien téléphonique. Pour la scientifique, qui a dirigé l’étude, ce comportement se retrouve chez les humains. C’est ce qu’elle appelle « l’effet restaurant ». « Si vous voulez choisir où aller dîner, vous regardez par la vitrine et vous essayez de voir si les gens ont l’air heureux de ce qu’ils ont dans leurs assiettes », raconte-t-elle. « L’idée c’est que vous vous renseignez sur l’activité de base (d’une communauté). Ici, c’est peut-être manger, mais dans le cas des oiseaux, c’est la reproduction », souligne Blandine Doligez. L’équipe a enlevé certains oisillons de leur nid d’origine pour les replacer dans des nids construits dans d’autres parties de l’île, en tentant d’imiter l’acte d’un prédateur. « Cela arrive de temps en temps, un écureuil ou un pivert vient et mange tous les petits. » Les scientifiques observaient ensuite, au fil des saisons, les installations d’oiseaux sur l’île pour constater qu’ils évitaient les zones « d’enlèvement ».
Les oiseaux se renseignent sur le nombre et le sort des oisillons nés dans la zone où ils comptent faire leur nid, rapporte le magazine «Science» dans sa dernière édition. Travaillant sur une partie de l’île suédoise de Gotland, une équipe scientifique a subtilisé des petits de gobe-mouches à collier, un oiseau migrateur vivant dans les troncs d’arbre, et constaté que les nouveaux arrivants évitaient soigneusement cette zone. « Ce qui signifie que compter les oisillons serait un moyen qu’ont trouvé les oiseaux pour déterminer le meilleur endroit où s’installer », a expliqué Blandine Doligez, de l’Université de Berne, lors d’un entretien téléphonique. Pour la scientifique, qui a dirigé l’étude, ce comportement se retrouve chez les humains. C’est ce qu’elle appelle « l’effet restaurant »....