Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

MONNAIE Milton Friedman : Si j’étais britannique, je dirais non à l’euro

La Grande-Bretagne ne devrait pas adopter l’euro, mais c’est au contraire l’intérêt des pays d’Europe centrale et de l’Est, a estimé l’économiste américain Milton Friedman, dans une interview publiée par la revue trimestrielle britannique Central Banking. « Je crois comprendre que la Grande-Bretagne pourrait adopter l’euro. Si j’étais britannique, je serais contre », estime le père de la théorie du monétarisme, âgé de 90 ans. En adoptant une monnaie unique, les pays membres ont accepté de suivre une politique monétaire unique, alors que leurs situations économiques sont très diverses, a souligné l’économiste. « Je ne serais donc pas surpris si de très graves difficultés apparaissaient dans les cinq prochaines années dans les douze pays membres de l’Union monétaire », a poursuivi l’économiste. En ce qui concerne les pays d’Europe centrale candidats à l’adhésion à l’Union européenne, « ce n’est pas la même chose », a estimé Milton Friedman, qui affirmait en 1996 que l’euro ne verrait jamais le jour. « Beaucoup de ces pays effectuent la plus grande partie de leurs échanges avec l’Union européenne. Rares sont ceux qui ont une tradition de banque centrale forte ou de contrôle solide de l’inflation. C’est donc peut-être dans leur intérêt d’adopter l’euro », a-t-il souligné.
La Grande-Bretagne ne devrait pas adopter l’euro, mais c’est au contraire l’intérêt des pays d’Europe centrale et de l’Est, a estimé l’économiste américain Milton Friedman, dans une interview publiée par la revue trimestrielle britannique Central Banking. « Je crois comprendre que la Grande-Bretagne pourrait adopter l’euro. Si j’étais britannique, je serais contre », estime le père de la théorie du monétarisme, âgé de 90 ans. En adoptant une monnaie unique, les pays membres ont accepté de suivre une politique monétaire unique, alors que leurs situations économiques sont très diverses, a souligné l’économiste. « Je ne serais donc pas surpris si de très graves difficultés apparaissaient dans les cinq prochaines années dans les douze pays membres de l’Union monétaire », a poursuivi...