Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Kaboul échappe à un terrible attentat à la voiture piégée

La sécurité afghane a présenté hier aux journalistes le chauffeur et sa voiture piégée d’explosifs saisie le 29 juillet en plein Kaboul, qui aurait conduit à un attentat épouvantable dans la capitale afghane imputé, selon les autorités, à des hommes liés au réseau el-Qaëda. L’équivalent de 400 kilos de TNT, essentiellement sous forme de C4, soit l’équivalent de la moitié de la charge qui avait détruit l’ambassade des États-Unis à Nairobi en août 1998, et vingt détonateurs étaient dissimulés dans les quatre portières évidées et dans le coffre d’une Toyota Corolla Break blanche portant les signes d’une entreprise de construction japonaise, SAN. Le siège arrière aussi avait été évidé pour y cacher des explosifs. Un technicien de la police, Faiz Mohammad, a montré les petites briquettes jaunes de C4 et les détonateurs enroulés quatre par quatre dans du papier collant noir. Pour être bien sûr que la voiture exploserait, le tout était relié à deux batteries de voiture par un double système de câbles électriques. Le terroriste pouvait même tester avec un boîtier si tout fonctionnait avant d’allumer la charge. Aucun système de minuterie ou de télécommande n’a été découvert, donc, a conclu le directeur du premier directorat de la sécurité nationale, Amrullah Salah, il ne pouvait s’agir que d’un attentat-suicide. Le chauffeur a été arrêté par chance à Pul-e-Mahmad Khan, lors d’un accident de la circulation. Son attitude a paru suspecte et a éveillé l’attention des policiers. Les journalistes ont pu le voir quelques secondes assis au milieu du siège arrière d’un 4X4 entouré de policiers, mais n’ont pas pu lui parler. « Il a reconnu avoir préparé un attentat, accomplir une mission sacrée et appartenir à el-Qaëda », a affirmé Amrullah Salah. L’homme, un barbu d’une quarantaine d’années, « n’est ni afghan ni pakistanais », a poursuivi le policier en refusant de dire en quelle langue il communiquait avec lui. « L’enquête n’est pas terminée et il a certainement dû dire des noms de complices », a-t-il ajouté. Sans doute compte tenu de la puissance des explosifs, a expliqué Amrullah Salah, l’attentat aurait visé un cortège de voitures, une ambassade ou une représentation étrangère. Une fois la visite terminée, la Toyota a été recouverte d’une bâche et le prisonnier emmené pour de nouveaux interrogatoires.
La sécurité afghane a présenté hier aux journalistes le chauffeur et sa voiture piégée d’explosifs saisie le 29 juillet en plein Kaboul, qui aurait conduit à un attentat épouvantable dans la capitale afghane imputé, selon les autorités, à des hommes liés au réseau el-Qaëda. L’équivalent de 400 kilos de TNT, essentiellement sous forme de C4, soit l’équivalent de la moitié de la charge qui avait détruit l’ambassade des États-Unis à Nairobi en août 1998, et vingt détonateurs étaient dissimulés dans les quatre portières évidées et dans le coffre d’une Toyota Corolla Break blanche portant les signes d’une entreprise de construction japonaise, SAN. Le siège arrière aussi avait été évidé pour y cacher des explosifs. Un technicien de la police, Faiz Mohammad, a montré les petites briquettes jaunes de...