SCULPTURE Un « bis » pour Marya Kazoun, à l’Open de Venise(PHOTO)
le 09 août 2002 à 00h00
C’est sa deuxième participation à l’Exposition internationale de sculptures et d’installations en plein air de Venise, Italie. Marya Kazoun, 26 ans, architecte d’intérieur de formation mais aussi sculpteur, créatrice de bijoux et peintre, donnera à voir une installation-sculpture intitulée Sans souffle. Cette cinquième édition de l’Open de Venise-Lido 2002, qui se déroule du 29 août au 6 octobre, présente les travaux de 44 artistes venant de 40 pays. Ces artistes ont un dénominateur commun : ce sont toutes des femmes. Spécificité qui colle parfaitement au thème de ces rencontres : « Imaginaire féminin ». C’est sa spécialité : elle recycle différents matériaux « ordinaires » pour en faire un assemblage symbolique. Dans Sans souffle, elle utilise du bambou, des fils de laine, des bas en nylon, les omniprésents sacs-poubelle noirs et quelques perles en verre soufflé, seul élément décoratif de l’installation. Tous ces objets appartiennent au quotidien de la femme. En faisant ce montage, elle les élève au rang supérieur de l’art. On l’aura compris, il s’agit d’une allégorie sur le statut de la femme dans la société. Un rôle qu’elle aimerait plus marqué, plus apprécié aussi. Araignée noire Ce sont les tiges de bambou qui forment l’essence de son installation. Elles sont tellement légères que le tout est facilement transportable. Autre particularité de l’œuvre : elle se démonte et remonte de différentes manières, prenant à chaque fois un aspect différent. Marya Kazoun est en perpétuelle recherche de nouveaux moyens d’expression. Dans Sans souffle, la couleur noire prédomine. On fait tout de suite le lien avec le deuil, la noirceur des sentiments. Cela reflète l’histoire que raconte la sculpture. Car ces formes enchevêtrées, symboles du passé, puisent leur sens dans la mythologie. Résultat : une grande araignée noire qui tisse des légendes, références aux personnages féminins des contes et légendes comme Pénélope, Ariane… L’œuvre de Marya Kazoun côtoie à Venise celles de grands noms de la sculpture. Il y a là Marisa Merz, Niki de Saint-Phalle, Marie-Jo Lafontaine, Ene Liis Semper, Yoko Ono, Shi Hui, Magdalena Abakanowicz, Sandra Bermudez… La jeune artiste libanaise, qui réside actuellement à New York, joue désormais dans la cour des grands.
C’est sa deuxième participation à l’Exposition internationale de sculptures et d’installations en plein air de Venise, Italie. Marya Kazoun, 26 ans, architecte d’intérieur de formation mais aussi sculpteur, créatrice de bijoux et peintre, donnera à voir une installation-sculpture intitulée Sans souffle. Cette cinquième édition de l’Open de Venise-Lido 2002, qui se déroule du 29 août au 6 octobre, présente les travaux de 44 artistes venant de 40 pays. Ces artistes ont un dénominateur commun : ce sont toutes des femmes. Spécificité qui colle parfaitement au thème de ces rencontres : « Imaginaire féminin ». C’est sa spécialité : elle recycle différents matériaux « ordinaires » pour en faire un assemblage symbolique. Dans Sans souffle, elle utilise du bambou, des fils de laine, des bas en nylon, les...
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