Le président de la Fédération australienne de football, Nick Greiner, a sévèrement critiqué, hier, la candidature de l’Australie pour la Coupe du monde de football 2014, lancée la veille par deux gouvernements d’État à Sydney. « Vous devez d’abord penser à régler vos propres problèmes avant d’espérer être pris au sérieux », a fustigé M. Greiner, en proposant, vu que l’Australie était mal préparée pour organiser le Mondial en 2014, de reporter sa candidature à la Coupe du monde suivante, en 2018. « La réalité, c’est que la fédération doit éclaircir sa situation au niveau de ses dirigeants, améliorer la préparation et l’organisation de l’équipe nationale, tout faire pour élever le niveau du championnat national, rétablir les relations avec les sponsors ... la liste est aussi longue que votre bras », a ajouté M. Greiner. « Je pense que, sur une échelle de 1 à 10, la candidature de l’Australie pour le Mondial 2014 est une source de problèmes et de travail de valeur 9 », a conclu le président de la fédération. L’Australie s’était officiellement portée candidate pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2014, il y a deux jours, lors d’une cérémonie sur les marches de l’opéra de Sydney, en présence du président de la Fédération internationale (Fifa), Joseph Blatter. M. Blatter avait qualifié l’initiative de « réaliste » mais avait demandé aux dirigeants du football australien de faire preuve de stabilité pour que leur candidature ait une chance d’aboutir, faisant notamment allusion à la santé financière précaire du football australien. « La seule chose que je demande au football australien est de la stabilité et de la continuité au niveau des dirigeants et non qu’on change à chaque fois de président au moindre problème », avait souligné M. Blatter. Hier, le président de la Fifa a rencontré le Premier ministre australien, John Howard, qui a avoué qu’il ne pouvait certifier que l’Australie était capable de proposer une candidature crédible et qu’il restait encore beaucoup de travail à accomplir. Disparition de la Coupe des confédérations? D’autre part, Joseph Blatter a indiqué, hier à Sydney, qu’il ne savait pas si la Coupe des confédérations aurait encore lieu en 2007, faisant allusion à la candidature de l’Australie pour l’organiser. « Je ne sais pas... Nous avons pris la décision qu’à partir de 2005, nous aurons un championnat du monde des clubs. Nous devons voir s’il y a assez de place pour les deux compétitions. Je ne peux, en tout cas, donner aucune garantie qu’il y aura une Coupe des confédérations en 2007 », a déclaré M. Blatter. En juin, Blatter avait pourtant pris la défense de cette compétition : « Je crois beaucoup en l’importance de cette Coupe. Outre la Coupe du monde, c’est la seule compétition officielle où des équipes provenant de confédérations différentes peuvent se rencontrer. » Le 11 juillet, l’Union européenne de football (UEFA), opposée à la tenue de ce tournoi, avait indiqué qu’elle ne participerait plus à la Coupe des confédérations après l’édition prévue en Allemagne en 2005. La dernière édition disputée en Corée du Sud et au Japon, en 2001, a été remportée par la France, qui participera à l’édition 2003, dont le pays organisateur sera connu à la fin septembre. L’Australie déjà, les États-Unis, l’Afrique du Sud ainsi que la France ont fait acte de candidature pour accueillir l’édition 2003, qui devrait se dérouler entre le 18 et le 29 juin. En 2005, le tournoi se déroulera en Allemagne pour servir de répétition générale pour le Mondial 2006. La Coupe des confédérations réunit tous les deux ans les six champions des différentes confédérations : AFC (Asie), CAF (Afrique), UEFA (Europe), CONMEBOL (Amérique du Sud), CONCACAF (Amérique du Nord, Amérique centrale, Caraïbes) et OFC (Océanie), plus le pays organisateur ou un pays invité, si celui-ci est l’une des six nations championnes, ainsi que le champion du monde en titre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président de la Fédération australienne de football, Nick Greiner, a sévèrement critiqué, hier, la candidature de l’Australie pour la Coupe du monde de football 2014, lancée la veille par deux gouvernements d’État à Sydney. « Vous devez d’abord penser à régler vos propres problèmes avant d’espérer être pris au sérieux », a fustigé M. Greiner, en proposant, vu que l’Australie était mal préparée pour organiser le Mondial en 2014, de reporter sa candidature à la Coupe du monde suivante, en 2018. « La réalité, c’est que la fédération doit éclaircir sa situation au niveau de ses dirigeants, améliorer la préparation et l’organisation de l’équipe nationale, tout faire pour élever le niveau du championnat national, rétablir les relations avec les sponsors ... la liste est aussi longue que votre...