Turquie Le parti d’Ecevit presse le ministre de l’Économie de démissionner
le 06 août 2002 à 00h00
Le parti du Premier ministre turc, Bulent Ecevit, a appelé hier le ministre de l’Économie, Kemal Dervis, à démissionner ou à cesser ses activités politiques visant à former un front commun de la gauche en vue des élections anticipées du 3 novembre. Les rumeurs sur une possible démission de M. Dervis ont entraîné une baisse à la Bourse d’Istanbul. Kemal Dervis, un technocrate qui joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), des réformes destinées à endiguer la grave crise économique que connaît la Turquie, se démène pour unir le centre-gauche fragmenté, auquel appartient aussi le Parti de la gauche démocratique (DSP, gauche nationale) de M. Ecevit. Emrehan Halici, un fidèle du Premier ministre, a déclaré à la presse que ces efforts étaient contraires aux intérêts du DSP et de la coalition tripartite au pouvoir. Le Premier ministre a, en outre, nommé hier trois personnalités indépendantes à la tête des ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Transports jusqu’aux élections législatives anticipées fixées au mois de novembre, selon l’agence de presse Anatolie. La Constitution turque prévoit le remplacement des ministres pour assurer que le gouvernement n’use pas de ses pouvoirs pour manipuler les élections. Sur le plan international, la Commission européenne a demandé hier des « clarifications » sur l’ensemble de réformes voté samedi en Turquie, sans s’avancer sur la date à laquelle les Quinze pourraient proposer à Ankara d’ouvrir des négociations d’adhésion à l’UE. « Il ne s’agit en aucun cas d’une réserve », a déclaré un porte-parole de la Commission, en insistant sur le « pas en avant très positif » représenté par ces réformes, en tête desquelles figurent notamment l’abolition de la peine de mort en temps de paix et l’octroi de droits culturels à la minorité kurde.
Le parti du Premier ministre turc, Bulent Ecevit, a appelé hier le ministre de l’Économie, Kemal Dervis, à démissionner ou à cesser ses activités politiques visant à former un front commun de la gauche en vue des élections anticipées du 3 novembre. Les rumeurs sur une possible démission de M. Dervis ont entraîné une baisse à la Bourse d’Istanbul. Kemal Dervis, un technocrate qui joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), des réformes destinées à endiguer la grave crise économique que connaît la Turquie, se démène pour unir le centre-gauche fragmenté, auquel appartient aussi le Parti de la gauche démocratique (DSP, gauche nationale) de M. Ecevit. Emrehan Halici, un fidèle du Premier ministre, a déclaré à la presse que ces efforts étaient...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.