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Actualités - Chronologie

Incursion d’indépendantistes tchétchènes : Moscou menace Tbilissi d’une intervention armée

La Russie a laissé planer hier la menace d’une intervention armée dans les gorges de Pankissi, un territoire géorgien limitrophe de la Tchétchénie échappant au contrôle de Tbilissi, dans le dernier épisode de la guerre des communiqués que se livrent Russes et Géorgiens. L’incursion en Tchétchénie de plusieurs dizaines d’indépendantistes venus des gorges de Pankissi, au nord de la Géorgie, a fait depuis samedi huit morts dans les rangs russes, selon les forces russes. Le commandant des forces aéroportées russes, le général Gueorgui Chpak, a assuré que ses hommes étaient prêts à intervenir dans les gorges de Pankissi, où sont retranchés, selon Moscou, quelques centaines de combattants rebelles. « Nous sommes des militaires et si on nous donne l’ordre d’intervenir, nous allons remplir notre mission », a assuré le général Chpak à l’agence Interfax-AVN. Qualifiant la situation de « critique », il a estimé que le gouvernement géorgien et son armée étaient « impuissants » à déloger les combattants rebelles, mais a souligné qu’aucune « action unilatérale » ne serait entreprise par Moscou. « La communauté internationale doit dans le même temps prendre enfin des mesures pour neutraliser les combattants réfugiés dans les gorges de Pankissi », a-t-il souhaité. Ces propos font écho à ceux du ministre de la Défense Sergueï Ivanov, qui avait déclaré lundi ne pas voir « d’autre moyen pour régler définitivement le problème que de faire intervenir les forces russes ». Le chef du gouvernement tchétchène prorusse Stanislav Iliassov a joint sa voix à celle du ministre russe, estimant qu’une intervention armée dans cette ex-république soviétique était nécessaire pour venir à bout de la guérilla tchétchène qui résiste depuis près de trois ans à l’armée russe. Or le chef de la diplomatie géorgienne Irakli Menagarichvili a totalement exclu une telle éventualité dans un entretien avec le quotidien russe Vremia Novosteï. « Jamais il ne sera question d’une opération militaire russe ou conjointe dans les gorges de Pankissi », a-t-il dit. Un expert indépendant des affaires militaires russes, Pavel Felguenhauer, a jugé « très sérieuses » ces menaces. « Il y a des pressions très fortes de la part des militaires pour mener une opération en Géorgie dont les conséquences seraient, bien sûr, très malheureuses », a-t-il déclaré. Cette opération surviendrait alors que des instructeurs américains se trouvent en Géorgie pour former des soldats géorgiens à la lutte antiterroriste, rappelle M. Felguenhauer. « Elle permettrait aux militaires de réaffirmer le rôle de la Russie dans le Caucase et de refroidir les relations entre Moscou et Washington », a-t-il dit. Les gorges de Pankissi pourraient servir de refuge à des « terroristes internationaux », selon les Américains qui ont, pour cette raison, dépêché des instructeurs en Géorgie et offert à ce pays des hélicoptères militaires. Le politologue géorgien David Dartchiachvili considère au contraire comme peu vraisemblable une opération russe. « Ces menaces sont seulement un moyen de pression sur Tbilissi. Moscou veut forcer la Géorgie à faire des concessions sur des questions-clés, telles que le retrait des bases russes », a-t-il estimé.
La Russie a laissé planer hier la menace d’une intervention armée dans les gorges de Pankissi, un territoire géorgien limitrophe de la Tchétchénie échappant au contrôle de Tbilissi, dans le dernier épisode de la guerre des communiqués que se livrent Russes et Géorgiens. L’incursion en Tchétchénie de plusieurs dizaines d’indépendantistes venus des gorges de Pankissi, au nord de la Géorgie, a fait depuis samedi huit morts dans les rangs russes, selon les forces russes. Le commandant des forces aéroportées russes, le général Gueorgui Chpak, a assuré que ses hommes étaient prêts à intervenir dans les gorges de Pankissi, où sont retranchés, selon Moscou, quelques centaines de combattants rebelles. « Nous sommes des militaires et si on nous donne l’ordre d’intervenir, nous allons remplir notre mission », a...