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Actualités - Chronologie

BCE La perspective d’une hausse du loyer de l’argent s’éloigne

La Banque centrale européenne est partie hier en congé d’été en laissant inchangés ses taux d’intérêt, par crainte d’étouffer une croissance déjà bien chahutée par les turbulences boursières. Et de l’avis de la plupart des économistes, elle devrait encore maintenir pour quelque temps le statu quo, en attendant que la reprise économique soit fermement sur les rails, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui en Europe. Le taux directeur de la zone euro, qui a valeur de signal pour les marchés financiers, reste ainsi à 3,25 %, niveau qui est le sien depuis maintenant près de neuf mois. La décision a été prise à Francfort à l’occasion de la dernière réunion avant la pause estivale du conseil des gouverneurs de l’institut d’émission. La prochaine aura lieu, sauf catastrophe conjoncturelle, le 12 septembre. Hier, la BCE n’a pas justifié sa décision, mais le statu quo était largement attendu. Les gendarmes monétaires européens ont d’ailleurs emboîté le pas à la Banque d’Angleterre qui, le même jour, a également maintenu son taux directeur à 4 %. D’une part, l’inflation en zone euro, que la BCE a pour mission première de contenir, reste globalement sous contrôle malgré quelques signes de tension, grâce en particulier à l’embellie de l’euro sur les marchés des changes qui réduit le prix des produits importés. Elle n’a connu qu’une légère poussée en juillet, à 1,9 % sur un an selon une première estimation publiée mercredi contre 1,8 % en juin. Cela reste, en tout cas, sous les 2 %, seuil maximum toléré sur le moyen terme par les gendarmes monétaires européens. Surtout, les banques centrales ne veulent pas prendre le risque à présent d’asphyxier l’activité par un relèvement du coût du crédit, de nature à peser sur la consommation et les investissements. L’indice PMI en zone euro des directeurs d’achat dans le secteur manufacturier, publié hier, est ainsi ressorti à 51,6 en juillet après 51,8 en juin, la première baisse depuis octobre 2001. Même si ce recul est moindre que ce que redoutaient les analystes, il témoigne d’une forte incertitude conjoncturelle. Sans parler du contexte international peu encourageant, avec une grave crise financière en Amérique du Sud, qui pèse sur les résultats de grands groupes européens. Résultat : comme pour la Réserve fédérale aux États-Unis, certains économistes se demandent si le prochain mouvement des taux de la BCE ne sera pas plutôt à la baisse qu’à la hausse, afin de redonner un peu d’air à la croissance.
La Banque centrale européenne est partie hier en congé d’été en laissant inchangés ses taux d’intérêt, par crainte d’étouffer une croissance déjà bien chahutée par les turbulences boursières. Et de l’avis de la plupart des économistes, elle devrait encore maintenir pour quelque temps le statu quo, en attendant que la reprise économique soit fermement sur les rails, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui en Europe. Le taux directeur de la zone euro, qui a valeur de signal pour les marchés financiers, reste ainsi à 3,25 %, niveau qui est le sien depuis maintenant près de neuf mois. La décision a été prise à Francfort à l’occasion de la dernière réunion avant la pause estivale du conseil des gouverneurs de l’institut d’émission. La prochaine aura lieu, sauf catastrophe conjoncturelle, le 12...