L’athlète namibien Frankie Fredericks poursuit sa magnifique carrière de sprinteur en remportant le 200 m des Jeux du Commonwealth, lundi à Manchester. À 34 ans, Fredericks s’offre une saison de toute beauté comme pour oublier ses trois dernières années gâchées par des blessures. À Manchester, il n’a pas eu besoin d’approcher sa meilleure performance de l’année (19’’99), réalisée lors de la réunion de Rome, le 12 juillet, pour s’imposer en 20’’06 devant un duo anglais, Marlon Devonish (20’’19) et Darren Campbell (20”21). Fredericks refuse de ranger ses pointes de sprinteurs et envisage de faire le voyage à Paris pour les championnats du monde dans un an, à condition de ne pas être trahi par son corps. En entendant son dauphin britannique du 200 m des Jeux du Commonwealth Darren Campbell évoquer sa propre guérison, Fredericks cache mal ses larmes dans la salle de presse de Manchester. Il faut dire que le bonhomme sait ce qu’il en coûte d’être blessé. Sorti en demi-finale du 100 m des Mondiaux 99 pour un problème dorsal, Fredericks renonce au 200 m, sa distance de prédilection. Cette blessure n’est que le prélude à trois saisons en enfer. Opéré d’un tendon d’Achille en 2000, il tire un trait sur les Jeux olympiques, tout comme il déclare forfait pour les Mondiaux d’Edmonton, l’an passé, pour un pied meurtri qui lui gâche toute la saison. « En 1999, je pensais être aux JO de Sydney, mais j’ai dû renoncer. Alors, je peux seulement dire que je serai à Paris aux championnats du monde si je suis en bonne santé », explique le plus grand sprinteur africain de tous les temps. « Ma famille sait ce que j’ai vécu pendant ces trois années horribles », poursuit Fredericks, visiblement très ému d’effectuer son retour au premier plan. Quatre médailles d’argent en deux JO Depuis son premier rendez-vous international en 1991, Fredericks a accumulé huit podiums dans des Mondiaux ou des Jeux olympiques, sans jamais en retirer la gloire qu’il aurait méritée. Toujours barré par un Américain, tantôt Carl Lewis, tantôt Michael Johnson et tantôt Maurice Greene, le Namibien se contente à sept reprises, sur huit, de la deuxième place. Son extraordinaire quadruplé argenté sur 100 m et 200 m aux JO de 1992 et 1996 passe quasiment inaperçu. Tout comme son palmarès, ses fabuleux chrono ne suffisent pas à en faire une star de l’athlétisme, alors qu’il partage le même record personnel que le légendaire Carl Lewis sur 100 m (9’’86) et qu’il est le deuxième performeur de l’histoire sur 200 m, avec un chrono de 19”68, réalisé dans la foulée du record du monde de Michael Johnson (19’’32). Et cette saison, celui qui a mis fin à deux ans d’invincibilité de Michael Johnson sur 200 m en 1996, à Oslo, est bien de retour. Après avoir couru le 100 m en 9 sec 94/100 en début de saison, Fredericks a enchaîné avec un formidable demi-tour de piste (19’’99), à Rome le 5 juillet, qui fait de lui le seul sous les 20 secondes en 2002. Alors, maintenant que la machine est remise en route, elle ne veut plus s’arrêter.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’athlète namibien Frankie Fredericks poursuit sa magnifique carrière de sprinteur en remportant le 200 m des Jeux du Commonwealth, lundi à Manchester. À 34 ans, Fredericks s’offre une saison de toute beauté comme pour oublier ses trois dernières années gâchées par des blessures. À Manchester, il n’a pas eu besoin d’approcher sa meilleure performance de l’année (19’’99), réalisée lors de la réunion de Rome, le 12 juillet, pour s’imposer en 20’’06 devant un duo anglais, Marlon Devonish (20’’19) et Darren Campbell (20”21). Fredericks refuse de ranger ses pointes de sprinteurs et envisage de faire le voyage à Paris pour les championnats du monde dans un an, à condition de ne pas être trahi par son corps. En entendant son dauphin britannique du 200 m des Jeux du Commonwealth Darren Campbell évoquer...