Auréolé de son cinquième titre mondial, Michael Schumacher (Ferrari) aborde avec détermination « son » Grand Prix d’Allemagne, douzième épreuve du championnat du monde de Formule 1, cette fin de semaine à Hockenheim. Débarrassé de toute pression, le pilote de la Scuderia veut aujourd’hui arriver à faire de « sa » course nationale une réussite. Lui qui, en dix participations, n’est parvenu qu’une seule fois à inscrire son nom au palmarès (1995) et reste sur un abandon le 29 juillet 2001, le seul depuis un an. Le désir de vaincre du champion allemand est d’autant plus grand que tout le public du nouveau Hockenheimring s’est donné rendez-vous pour saluer l’égal de Juan Manuel Fangio. Hier matin, pour son premier tour de circuit, Michael Schumacher a d’ailleurs été salué, à grand renfort de trompes et cornes de brume, par des milliers de spectateurs tous vêtus de rouge, têtes recouvertes d’une couronne sur laquelle on pouvait lire : « We are the champions. » « Comme d’habitude ici, j’ai reçu un accueil chaleureux de mes supporteurs. Et c’est vraiment un plaisir d’être là avec ce public qui me pousse », déclarait Michael Schumacher. Place de dauphin Les adversaires de Ferrari sont prévenus. Le nouveau quintuple champion du monde n’est pas rassasié. Ils ne doivent pas compter sur une quelconque démotivation de sa part. D’autant que se profilent d’autres records, celui de nombre de victoires (9) et de points (123) en une saison. Le seul à pouvoir tirer un bénéfice du rapide sacre de Schumacher n’est autre que son coéquipier de Ferrari, Rubens Barrichello. « Nous en avons discuté avec l’équipe, Rubens disposera maintenant de la voiture de réserve », a annoncé jeudi le pilote allemand. La Scuderia veut désormais se concentrer sur les deux derniers objectifs de la saison, assurer le titre constructeurs et permettre au Brésilien de s’octroyer la place de dauphin derrière l’inaccessible Schumacher. Dès la première journée d’essais, sur un circuit que chacun découvrait et que beaucoup appréciaient, mais où personne n’a pu éviter les pièges d’une piste « sale et graisseuse », les Ferrari, l’Allemand en tête, ont dominé leurs rivaux. Les plus vite en action, les F2002 ne sont toutefois pas parvenues à creuser un écart conséquent sur leurs rivales. Et notamment sur les McLaren-Mercedes de Kimi Raikkonen et David Coulthard en progrès constants, et les Williams-BMW de Ralf Schumacher et Juan Pablo Montoya. Départ d’un champion Hier, au moment même où l’Hockenheimring fêtait son champion et où McLaren-Mercedes confirmait Coulthard et Raikkonen pour l’année prochaine, Mika Hakkinen, lui, tirait sa révérence par vidéo interposée. Définitivement, après une année sabbatique. « C’est décidé, j’arrête. Je veux passer plus de temps avec ma famille, voir mon fils Hugo grandir », expliquait le double champion du monde pour justifier un choix qui, depuis Monaco l’an passé, ne faisait plus vraiment de doute. Avec le départ de Hakkinen, c’est un des plus sérieux rivaux de Michael Schumacher qui quitte la F1. C’est également un trait sur la période glorieuse de McLaren-Mercedes, l’époque où Ferrari et son pilote vedette butaient sur un pilote finlandais au sommet de son art (1998 et 1999). « Quand on a pris une année sabbatique, on ne revient pas, estimait Jacques Villeneuve (BAR-Honda). Je comprends qu’il veuille s’occuper de son fils. Et puis la F1 est plutôt ennuyeuse depuis quelque temps. » Cela dépend pour qui. Michael Schumacher, lui, ne s’ennuie pas. Au contraire. Il compte bien, devant le public d’Hockenheim, animer les qualifications puis le Grand Prix demain. Et gagner.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Auréolé de son cinquième titre mondial, Michael Schumacher (Ferrari) aborde avec détermination « son » Grand Prix d’Allemagne, douzième épreuve du championnat du monde de Formule 1, cette fin de semaine à Hockenheim. Débarrassé de toute pression, le pilote de la Scuderia veut aujourd’hui arriver à faire de « sa » course nationale une réussite. Lui qui, en dix participations, n’est parvenu qu’une seule fois à inscrire son nom au palmarès (1995) et reste sur un abandon le 29 juillet 2001, le seul depuis un an. Le désir de vaincre du champion allemand est d’autant plus grand que tout le public du nouveau Hockenheimring s’est donné rendez-vous pour saluer l’égal de Juan Manuel Fangio. Hier matin, pour son premier tour de circuit, Michael Schumacher a d’ailleurs été salué, à grand renfort de trompes et...