SCANDALES FINANCIERS La SEC enquête sur de possibles violations de banques d’investissement
le 26 juillet 2002 à 00h00
La Commission américaine des opérations boursières (SEC) a ouvert une enquête sur douze banques d’investissement de Wall Street pour « de possibles violations » de la législation régissant la conduite de leurs analystes en matière de conflits d’intérêts, a indiqué hier matin le principal enquêteur de la SEC, Stephen Cutler. « Nous examinons environ une douzaine de firmes (de Wall Street) et nous consacrons d’importants moyens à la fois de la division chargée de faire appliquer la loi et des autres services... pour que le travail soit fait », a-t-il déclaré. Il s’exprimait à l’occasion d’une réunion ouverte au public des administrateurs de la SEC pour approuver des règles plus strictes concernant les analystes des titres boursiers des firmes d’investissement. Les grandes firmes de Wall Street sont sous le feu des enquêtes du Congrès et de plusieurs États, comme New York, car certains analystes auraient été encouragés à publier des rapports exagérément optimistes sur des sociétés de manière à ce que celles-ci octroient des contrats juteux à leur firme d’investissement. De récentes informations de presse avaient fait état d’une enquête de la SEC pour des violations potentielles des règles sur les conflits d’intérêts des analystes boursiers concernant dix firmes, notamment Merrill Lynch, Citigroup Inc, Morgan Stanley et Goldman Sachs Group Inc. M. Cutler a indiqué qu’il ne pouvait pas fournir davantage de détails sur l’enquête officielle en raison de sa nature. Merrill Lynch et Citigroup ont jusqu’à présent subi ces enquêtes sans conséquence, mais M. Cutler a indiqué que la SEC (Security and Exchange Commission) avait lancé une enquête plus étendue qui pourrait déboucher éventuellement sur des sanctions à l’encontre de plusieurs banques d’investissement. L’investigation de la SEC a été initialement déclenchée par une enquête du ministre de la Justice de l’État de New York, Elliot Sptizer, concernant Merrill Lynch, la première firme américaine de courtage. Elle a permis de révéler des conflits d’intérêts de ses analystes. Merrill Lynch a été forcée d’accepter de verser 100 millions de dollars d’amende à la fin mai à l’État de New York pour mettre fin aux poursuites. Les documents internes saisis chez Merrill Lynch par les services du ministre de la Justice de l’État de New York ont montré par exemple que les analystes de la firme publiaient des rapports très favorables sur des sociétés Internet, alors qu’ils décrivaient ces mêmes sociétés dans des courriers électroniques privés comme « sans valeur ». Une commission de la Chambre des représentants enquête également sur Jack Grubman, l’analyste vedette du secteur des télécommunications de Salomon Smith Barney, une filiale de Citigroup, qui aurait publié des rapports de recherche contradictoires sur la faillite de WorldCom Inc. M. Grubman et Salomon font aussi l’objet d’une enquête du Nasdaq, le marché électronique américain, et de M. Spitzer. La SEC a récemment entériné de nouvelles règles qui forceront les analystes de Wall Street à certifier que leur rapport de recherche sur les firmes reflètent de façon exacte leur opinion personnelle.
La Commission américaine des opérations boursières (SEC) a ouvert une enquête sur douze banques d’investissement de Wall Street pour « de possibles violations » de la législation régissant la conduite de leurs analystes en matière de conflits d’intérêts, a indiqué hier matin le principal enquêteur de la SEC, Stephen Cutler. « Nous examinons environ une douzaine de firmes (de Wall Street) et nous consacrons d’importants moyens à la fois de la division chargée de faire appliquer la loi et des autres services... pour que le travail soit fait », a-t-il déclaré. Il s’exprimait à l’occasion d’une réunion ouverte au public des administrateurs de la SEC pour approuver des règles plus strictes concernant les analystes des titres boursiers des firmes d’investissement. Les grandes firmes de Wall Street sont sous...
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