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Actualités - Reportage

« Je n’ai rien à me mettre »(photos)

Que la femme qui n’a jamais prononcé cette lamentation séculaire face à son armoire, à chaque début de saison, jette la première pierre... Comment décrypter ce cri de (fausse) détresse. Une psychanalyste en a fait son sujet d’étude découvrant des résonances métaphysiques dans cet appel au secours face au temps qui passe et le dépouillement imposé à l’être humain... Sans aller si loin dans l’analyse de ce cri jailli des profondeurs, on peut proposer des solutions de consolation pratique en avançant des suggestions capables de rendre l’épreuve moins douloureuse à vivre... Aigu, quasi paroxystique chez les nanties, le symptôme se déclenche à l’occasion d’une sortie plus ou moins imprévue... L’humeur en deuil, on promène un regard de mépris sur les cintres rejetant d’emblée toute éventualité d’endosser pareilles reliques. Nul dialogue ne semble possible entre ces effets passéïstes et le désir de renouvellement qui dévore le sujet désépéré devant les battants baillants du placard... Que celle qui n’a jamais vécu pareille détresse, au minimum deux fois l’an, communique son secret magique. Trouble d’identité, conflit avec sa propre image, angoisse métaphysique, malaise profond engendré par l’impossibilité du choix. Autant de la robe à mettre que de sa propre condition humaine... Les psychologues, on le réalise, sont des fouilleurs face aux armoires cachées des autres. Véritable reflet de l’intimité profonde de l’individu, le vêtement s’use même lorsqu’on ne s’en sert pas. Les non-nostalgiques auront tout intérêt à tout donner, à trier, à se débarrasser sans regret afin de rester alertes et sensibles aux signaux neufs. Dialogue avec l’armoire C’est généralement, aussi curieux que cela paraisse, face à son placard qu’une femme prend conscience de son mal intérieur. Manque d’affection, solitude, abandon? Unique coupable à ses yeux, sa garde-robe. Rien ne trouve grâce à ses yeux. «Avec des nippes pareilles, pense-t-elle, il est certain que tout est perdu d’avance...». Face à cette sensation de vide et de détresse, tout vêtement paraît triste, usé, terne et horriblement de mauvais goût... D’où le conseil averti des initié(e)s: trier, donner, se débarasser. Changer de peau en se forçant de mériter appréciation et étonnement de l’entourage face à l’assaut dynamique des vogues et lubies actuelles. Quand on dit que la légèreté de la mode est loin de s’apparenter au vide. En fait, la clef de la séduction, du succès, du rayonnement d’une personne tient moins à ce qu’elle porte qu’à la façon de le porter. Le périmé n’a pas de sens quand l’esprit, l’allure, la façon de s’assumer sont à la mode... Tendances Pluie de petits pois La Coupe du monde de foot cuvée 2002 est à l’origine d’une vogue universelle estivale. Le signal a été donné cette année à Paris lors des présentations de la mode. Ji Haye, d’origine coréenne, lors des collections haute couture pour l’hiver prochain (2002-2003), a présenté deux ahurissantes robes du soir sur le thème du ballon rond. La première est un fourreau à traîne, entièrement rebrodé de 25 kilos de cristaux Swarovski. La seconde est ornée de grosses boules soufflées noir et blanc, clin d’œil complice au ballon de foot. Même la très rigoureuse maison Céline cède à l’effervescence sportive en consacrant une ligne «spécial foot» s’étendant du sac à la ballerine, en y ajoutant même, malicieux clin d’œil, un mini-short. Côté accessoires et faux-bijoux, il y a eu comme nouveauté les sifflets en strass, les bracelets-ballon de foot et les sacoches «tout foot» à bandoulière. Longchamp, en guise de carte de présence à la liesse sportive, a imaginé un sac patch noir et blanc ou façon ballon bleu-blanc-rouge à deux anses, faisant partie de sa ligne Pliage. Lifting sans bistouri La nouvelle méthode basée sur la stimulation des muscles du visage va-t-elle remplacer le lifting chirurgical? À l’aide de la stimulation par micro-courant de la musculature faciale, comme celle du corps, on arrive à refaçonner figure et corps! Alternative au lifting chirurgical, cette «répartition» à l’aide d’un micro-courant repousse le recours à la chirurgie à quelques années plus tard en «refaçonnant» l’apparence. La technique en question consiste à stimuler les muscles du visage à l’aide d’un léger courant généré par un ordinateur superperfectionné, reproduisant avec une incroyable précision les mono-courants biologiques du corps. Ce «lifting sans lifting» agit sur les points d’acupuncture du visage «mécaniquement». C’est-à-dire sans aucune injection d’un quelconque produit. Simplement en stimulant doucement les points d’acupuncture, sans les brusquer, en rechargeant en énergie les micro-muscles placés sous la peau et, en conséquence, la «tendant» et la soutenant. À savoir: ces muscles sont les premiers responsables du relâchement cutané et tissulaire du visage. Raison pour laquelle aucun exercice faciale ne doit être entrepris au risque d’empirer la situation au lieu de l’améliorer. Cette nouvelle méthode innovatrice, en agissant sur le muscle lui-même le recharge en énergie. Remarquable au niveau des paupières inférieures, le lifting sans lifting donne comme résultat un visage reposé, «repassé», remarquablement tendu au niveau des paupières inférieures. CRÈMES SOLAIRES Un bouclier indispensable Les crèmes solaires sont devenues non seulement un accessoire cosmétique intéressant mais également un important élément protecteur contre la redoutable agression du soleil contre la peau. Les produits d’aujourd’hui n’ont rien de commun avec les huiles parfumées d’autrefois. Scientifiquement conçus, ils protègent contre le risque des cancers cutanés favorisés par le rayonnement solaire. À cause de ce risque, dans les pays industrialisés, ces produits sont soumis à un cahier des charges très précis. Résistants à l’eau, stables à la lumière (non dégradables), ils doivent filtrer minutieusement et très correctement les ultraviolets, c’est-à-dire: a) les UVA considérés pendant longtemps inoffensifs, on sait aujourd’hui qu’ils provoquent un vieillissement précoce de la peau (rides), du cristallin (cataracte) et des nombreux cancers cutanés. Sans parler de brûlures de la peau. b) les UVB, responsables de cancers et de brûlures, occasionnent un vieillissement précoce de la peau parfois irréversible, malgré les soins intensifs, et des ennuis oculaires sérieux (cataracte). L’efficacité d’une crème solaire doit non seulement éviter les brûlures de la peau mais également prévenir efficacement les graves risques du rayonnement. Elle doit donc réduire les effets biologiques négatifs induits par le rayonnement solaire sur le corps. Car si la peau possède ses propres capacités d’autorégulation assurées par des gènes réparateurs, les expositions abusives et répétées au rayonnement affaiblissent et finissent par quasi annuler ce pouvoir inné de l’individu. L’ADN de certaines cellules de la peau (les keratinocytes et les mélanocytes) se détériore et perd, au fur et à mesure, ses capacités défensives et immunitaires. Résultat: la peau non seulement va tolérer des cellules anormales mais autorisera même leur prolifération... Les produits boucliers Ces notions ont mobilisé les autorités scientifiques et industrielles de certains pays. Les principales innovations résident, actuellement, dans les écrans minéraux. Certains métaux (zinc, titane) réfléchissent à travers leurs oxydes et dioxydes les UVA et les UVB avant qu’ils ne pénètrent la peau. Avantage indéniable pour les écrans solaires, cette nouvelle notion a rétabli leur efficacité. À condition que les oxydes ou dioxydes de titane ou de zinc fassent partie de leur composition. Autres agents protecteurs notables: les vitamines E et C, le carotène, les oligomères protecteurs des membranes cellulaires. Une crème solaire de qualité présente un bon mélange de tous ces différents composants. Pour que ces produits toutefois assurent la protection souhaitée, il faudrait en étaler 2 mg par cm2, soit une moyenne de 30 mg... Or en pratique, on n’étale généralement que 0,5 mg par cm (au lieu de 2 mg par cm). Réduisant ainsi quatre fois la dose du produit, on fait baisser son indice de protection de 60 à 15! Un détail qu’il faut garder en mémoire lorsque le futur «exposé» étale son (bon) produit! JOAILLERIE, ART ET HISTOIRE Le diamant dans tous ses états... Tableaux de maîtres et diamants historiques côte à côte offerts aux regards et à la contemplation des visiteurs. Au Quirinale de Rome, une exposition innovatrice propose un aperçu original du meilleur ami de la femme: le diamant. Des chefs-d’œuvre, de la peinture et un ensemble des plus célèbres diamants du monde font l’objet d’une des plus inédites des expositions, intitulée: «Diamants, art, histoire et sciences». À l’inauguration de cet événement, Eva Herzigova, encadrée de deux gardes du corps, arborait l’historique Heart of Eternity prêté par la société De Beers. Cette gemme, avec ses 27,64 carats et sa superbe couleur «Vivid Blue», représente le plus célèbre diamant du monde. L’année passée, une exposition semblable avait eu lieu à Paris et c’est grâce à son immense succès que la société diamantaire De Beers a initié cette nouvelle tradition: une exposition jumelée, annuellement, dans une grande capitale ayant pour thème central le diamant. À Rome cette année, après Paris l’année dernière, dans des coffres forts en vitrines blindées, chaque pierre était riche d’anecdotes et de légendes. Née depuis plus de deux mille ans, cette gemme, la plus éblouissante entre toutes, sans cesse convoitée et recherchée, n’a eu sa composition chimique élucidée qu’au XIXe siècle... Cette merveille de la nature n’est en fait que du carbone cristallisé à une profondeur se situant entre 150 et 670 kilomètres, puis éjecté à la surface terrestre dans une lave qui jaillit de certains volcans. Agrémentée de nombreux tableaux, dont certains remontent au XVIe siècle, l’exposition du Quirinale tente de traduire non seulement le parcours de la sublime pierre mais aussi les légendes et les mythes qui se sont tramés autour d’elle. Ainsi, l’Allégorie de la mine, peint en Florence vers 1575, constitue un lieu, tel que se l’imaginaient les Italiens au XVIe siècle, très proche d’une carrière de marbre, tentant de trouver l’origine de cette «pierre étoile». Parmi les diamants les plus célèbres exposés se trouvent également 200 joyaux provenant des collections privées et des fonds publics. Parmi eux L’œil de l’idole (70 carats), qui ornait le front de Shiva avant d’être volé au XIXe siècle. Remonté par la suite par Cartier, il fait aujourd’hui partie de la collection Moawad. Un des diamants les plus rares de l’exposition est un diamant rouge, monté en bague, de 5,11 carats, appelé Power of Love (Puissance de l’amour). Acquis par De Beers, il constitue le plus gros diamant rouge du monde, et son caractère unique le rend inestimable...
Que la femme qui n’a jamais prononcé cette lamentation séculaire face à son armoire, à chaque début de saison, jette la première pierre... Comment décrypter ce cri de (fausse) détresse. Une psychanalyste en a fait son sujet d’étude découvrant des résonances métaphysiques dans cet appel au secours face au temps qui passe et le dépouillement imposé à l’être humain... Sans aller si loin dans l’analyse de ce cri jailli des profondeurs, on peut proposer des solutions de consolation pratique en avançant des suggestions capables de rendre l’épreuve moins douloureuse à vivre... Aigu, quasi paroxystique chez les nanties, le symptôme se déclenche à l’occasion d’une sortie plus ou moins imprévue... L’humeur en deuil, on promène un regard de mépris sur les cintres rejetant d’emblée toute éventualité...