Dérapages économiques : une « faille institutionnelle »
le 22 juillet 2002 à 00h00
Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a estimé que l’Union européenne avait une « faille institutionnelle » pour sanctionner les dérapages budgétaires et économiques de ses pays membres, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung paru samedi. Interrogé sur la santé des budgets européens, le responsable italien a répondu : « La BCE n’est pas compétente en la matière. Il n’y a pas de problèmes en termes de politique monétaire. Les difficultés sont à attribuer aux politiques économique et financière. Et là, l’Union europénne connaît une faille institutionnelle. » « Que se passe-t-il lorsqu’un pays de l’Euroland commet une grande erreur de politique économique ? Disposons-nous pour cela d’instruments ? Il y aurait alors réunion des ministres de Finances, de l’Euro groupe, la Commission donnerait ses recommandations. Mais il n’est pas dit que le pays les accepterait », a déclaré M. Prodi. Interrogé sur l’éventuelle nécessité d’un « gouvernement économique européen », il a alors indiqué : « Pour certaines questions, nous avons besoins de décisions qui lient obligatoirement » les pays membres. « Pour d’autres, une cooordination générale suffit. Mais je sais aussi que cela prendra encore longtemps. » « Nous faisons notre devoir » pour rappeler à l’ordre les pays en situation de déficits budgétaires croissants, a poursuivi M. Prodi, alors que quatre pays enregistrent actuellement d’importants déficits publics (Portugal, France, Allemagne et Italie). « Mais il ne faut pas compter sur nous pour passer outre nos compétences », a encore affirmé le président de la Commission, rejettant à nouveau toute réforme du pacte de stabilité car « sans le pacte, les dérives seraient encore plus grandes ».
Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a estimé que l’Union européenne avait une « faille institutionnelle » pour sanctionner les dérapages budgétaires et économiques de ses pays membres, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung paru samedi. Interrogé sur la santé des budgets européens, le responsable italien a répondu : « La BCE n’est pas compétente en la matière. Il n’y a pas de problèmes en termes de politique monétaire. Les difficultés sont à attribuer aux politiques économique et financière. Et là, l’Union europénne connaît une faille institutionnelle. » « Que se passe-t-il lorsqu’un pays de l’Euroland commet une grande erreur de politique économique ? Disposons-nous pour cela d’instruments ? Il y aurait alors réunion des ministres de Finances, de l’Euro groupe, la...
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