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Botero, l’enfant de Medellin, prophète en son pays(photo)

Santiago Botero, le cycliste colombien qui a battu l’Américain Lance Armstrong dans le contre-la-montre de Lorient, est, à 29 ans, une idole de son pays, dont la presse l’avait désigné en 2001 comme le meilleur sportif de l’année, ex aequo avec le pilote de Formule 1 Juan Pablo Montoya. Pour la Colombie, le vainqueur en 2000 de l’étape de Briançon et maillot du meilleur grimpeur est le digne successeur des légendaires Lucho Herrera, vainqueur du Tour d’Espagne 87, et Fabio Parra, troisième du Tour de France 88. Avec quelques plus. Herrera grimpait, le coureur de la Kelme en plus roule. Il a déjà battu deux fois cette année Lance Armstrong contre la montre, au Midi Libre à Montélimar, et au Tour de France à Lorient. Parra était plutôt petit et sec. Botero mesure 1,83 m pour 69 kg. Atypique dans le peloton, il est titulaire d’un diplôme de commerce, il s’intéresse aux cours de Bourse et profite de ses déplacements professionnels pour se livrer au tourisme d’art. Atypique Enfin, Santiago Botero n’a pas tourné le dos à son pays, malgré les problèmes de violence et d’insécurité. Il continue de s’entraîner autour de sa ville de Medellin, située à 1 900 m d’altitude, sur des petites routes de montagne au pied des Andes colombiennes. Venu tard au cyclisme, il n’a commencé à courir sur route qu’à 20 ans, après avoir essayé la piste et le VTT. Il y a trois ans, il avait été mortifié par les avertissements de l’Union cycliste internationale (UCI) qui relevait chez lui des taux inhabituels de testostérone : avant de prouver que son organisme en fabriquait en effet beaucoup. Issu d’une famille aisée de Medellin, ville d’un million et demi d’habitants (à 430 km nord-ouest de Bogota), au pied de la Cordillère, Santiago Botero affirme devoir à son entraînement, depuis plusieurs saisons, dans sa région natale ses qualités de grimpeur-rouleur. « Je ne suis pas au mieux de ma forme avant la montagne cette saison, mais si je passe bien la première étape des Pyrénées, tout peut arriver », lance le Colombien, comme un avertissement au favori du Tour Lance Armstrong. « Mais je pense, ajoute-t-il, que ma préparation dans les montagnes de Medellin va bien me servir. » Mardi, après sa victoire de Lorient, la presse colombienne rivalisait d’audace dans ses titres : « La Corrida de Botero », « Botero écrit l’histoire », « Le chef-d’œuvre de Botero », voire « Botero fait trembler le Tour ». Avec l’espoir affiché que ce ne sera pas la dernière fois.
Santiago Botero, le cycliste colombien qui a battu l’Américain Lance Armstrong dans le contre-la-montre de Lorient, est, à 29 ans, une idole de son pays, dont la presse l’avait désigné en 2001 comme le meilleur sportif de l’année, ex aequo avec le pilote de Formule 1 Juan Pablo Montoya. Pour la Colombie, le vainqueur en 2000 de l’étape de Briançon et maillot du meilleur grimpeur est le digne successeur des légendaires Lucho Herrera, vainqueur du Tour d’Espagne 87, et Fabio Parra, troisième du Tour de France 88. Avec quelques plus. Herrera grimpait, le coureur de la Kelme en plus roule. Il a déjà battu deux fois cette année Lance Armstrong contre la montre, au Midi Libre à Montélimar, et au Tour de France à Lorient. Parra était plutôt petit et sec. Botero mesure 1,83 m pour 69 kg. Atypique dans le peloton, il...