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Actualités - Chronologie

Les mesures de sécurité israéliennes en question après l’embuscade d’Emmanuel

L’attaque meurtrière contre un autobus près d’une colonie de Cisjordanie soulève des interrogations sur l’efficacité des mesures de l’armée israélienne, qui réoccupe depuis près d’un mois les zones urbaines palestiniennes. Le bilan – huit morts –, la fuite des assaillants, la reproduction d’un carnage qui s’était déroulé au même endroit et dans les mêmes circonstances sept mois plus tôt, sont autant de revers, alors que les principales villes cisjordaniennes sont strictement bouclées et placées depuis le 19 juin sous couvre-feu. Les premiers éléments de l’enquête montrent que l’embuscade a été préparée, les assaillants ayant passé plusieurs heures en embuscade derrière leur talus, toute la nuit précédente peut-être. « Pourquoi n’ont-ils pas été repérés ? Pourquoi les militaires sont-ils arrivés une fois l’acte commis ? », s’interrogeait une partie du pays hier, le quotidien Haaretz (gauche) évoquant « le premier désastre » du nouveau chef d’état-major Moshe Yaalon et la « faible présence militaire dans ce secteur ces derniers temps ». De fait, l’armée est confrontée à la question de ses effectifs, non extensibles. Quand les soldats se concentrent sur la réoccupation des villes palestiniennes, ils ne peuvent pas en même temps surveiller les campagnes, les routes, les abords des colonies ou encadrer les convois de colons. Le problème est d’autant plus aigu que la mission des réservistes, rappelés d’urgence le 2 juillet, arrive à terme. Mais au-delà des préoccupations opérationnelles, se pose la question de l’opération Voie ferme elle-même, qui n’a visiblement pas réduit la détermination des activistes. Pour le ministre israélien de la Défense Binyamin Ben Eliezer, l’affaire est entendue. « Il n’existe aucune possibilité de retirer l’armée des villes palestiniennes, ce n’est pas une question politique mais de sécurité », a-t-il dit hier matin, même si, selon lui, il est impossible d’empêcher des attentats à 100 %. Depuis le début de l’opération, le 19 juin, 50 cadres du Hamas et 35 du Jihad islamique ont été arrêtés, a indiqué l’armée. Dès lors, la seule question reste celle de la manière dont l’armée poursuivra sa réoccupation. Pour le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, le seul moyen de compenser les limites de l’armée en matière d’effectifs est d’accroître la pression sur le terrain : « La punition va arriver sous forme d’une réaction militaire, avec une pression sur les habitants de la ville d’où sont issus les terroristes. Avec l’espoir que la punition réveillera les consciences du côté palestinien. “Rien de tel qu’une occupation humanitaire” ». Les colons poussent dans le même sens. « L’armée n’en fait pas assez, il ne faut pas lutter contre le terrorisme avec des pincettes », dit leur représentant, Adi Mintz, demandant la poursuite de Voie ferme et son extension aux villages. Pour Joseph Alpher, analyste spécialiste des questions de sécurité, « il est possible que l’on voie la pression militaire s’accroître dans le nord de la Cisjordanie. À court terme, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de prendre des mesures pour faire cesser le terrorisme, c’est de sa responsabilité ». Mais selon lui, « il n’y a pas (à moyen terme) de solution militaire, sauf à tout boucler et transformer la région en Afrique du Sud. Si le pays veut la sécurité, il faut des propositions politiques et notamment démanteler ces colonies, qui nous demandent de toute façon plus de soldats que l’armée ne peut en fournir ».
L’attaque meurtrière contre un autobus près d’une colonie de Cisjordanie soulève des interrogations sur l’efficacité des mesures de l’armée israélienne, qui réoccupe depuis près d’un mois les zones urbaines palestiniennes. Le bilan – huit morts –, la fuite des assaillants, la reproduction d’un carnage qui s’était déroulé au même endroit et dans les mêmes circonstances sept mois plus tôt, sont autant de revers, alors que les principales villes cisjordaniennes sont strictement bouclées et placées depuis le 19 juin sous couvre-feu. Les premiers éléments de l’enquête montrent que l’embuscade a été préparée, les assaillants ayant passé plusieurs heures en embuscade derrière leur talus, toute la nuit précédente peut-être. « Pourquoi n’ont-ils pas été repérés ? Pourquoi les militaires...