ENVIRONNEMENT - L’épaulard relâché dans les eaux canadiennes Springer retrouve sa famille
le 16 juillet 2002 à 00h00
« Springer », une jeune épaulard femelle perdue dans la région de Seattle, a été relâchée dans les eaux canadiennes pour y retrouver son groupe. Les gardes-côtes ont aperçu Springer nageant avec des congénères, mais reste à savoir si elle restera en famille. Avant d’être relâchée, Springer s’était montrée excitée, appelant les autres baleines dans les environs et sautant au-dessus de l’eau dans son bassin, installé temporairement au large de Telegraph Cove, un village du nord de l’île de Vancouver, où le mammifère de 545 kilos a été transféré pour une période d’acclimatation. « Ce n’est pas très scientifique, mais je crois qu’elle sait qu’elle est de retour chez elle », a indiqué la spécialiste des baleines Lance Barrett-Lennard, de l’aquarium de Vancouver, qui a passé la nuit à observer l’épaulard. Springer est arrivée saine et sauve en week-end dans les eaux canadiennes. Les biologistes l’ont amenée dans une anse du détroit de Johnstone au nord de l’île de Vancouver dans l’espoir qu’elle retrouve les membres de son groupe lorsqu’ils retourneront dans la région pour s’alimenter durant l’été. Springer a défrayé la chronique depuis sa découverte à Puget Sound, près de Seattle, en janvier. L’épaulard de deux ans a été soignée avant d’être transportée samedi par catamaran sur une distance de 750 kilomètres, un voyage de dix heures. Les biologistes croient qu’elle a été séparée ou abandonnée de son groupe d’épaulards après la mort de sa mère. Springer a par la suite nagé vers le Sud et les États-Unis, jusqu’aux environs de Seattle, où les épaulards s’aventurent rarement et où l’activité maritime est intense. Lorsqu’elle a été découverte, elle souffrait de problèmes de santé, dont des éruptions cutanées et des vers qui avaient réduit son appétit. Les experts l’ont capturée en mai et lui ont prodigué des soins pendant plusieurs semaines avant de la déclarer apte à retourner au Canada. Les biologistes, utilisant des équipements de surveillance sous-marine, ont pu entendre dans la nuit un groupe d’épaulards dans la région du bassin, a indiqué Lance Barrett-Lennard, ajoutant que Springer a aussitôt répondu à l’appel. « Elle nous a presque déchiré les tympans », a-t-elle indiqué aux journalistes. Le son est primordial pour les épaulards, les différents groupes ayant leur propre registre de sons, provenant de l’air emmagasiné dans leur évent (orifice des narines chez les cétacés, situé sur le sommet de la tête). Les scientifiques voulaient que les proches parents de Springer soient dans les environs avant de la libérer de son bassin. Il est difficile de dire si le groupe a entendu les appels de Springer, mais il est revenu près de son bassin, ce qui a déterminé les scientifiques à la relâcher.
« Springer », une jeune épaulard femelle perdue dans la région de Seattle, a été relâchée dans les eaux canadiennes pour y retrouver son groupe. Les gardes-côtes ont aperçu Springer nageant avec des congénères, mais reste à savoir si elle restera en famille. Avant d’être relâchée, Springer s’était montrée excitée, appelant les autres baleines dans les environs et sautant au-dessus de l’eau dans son bassin, installé temporairement au large de Telegraph Cove, un village du nord de l’île de Vancouver, où le mammifère de 545 kilos a été transféré pour une période d’acclimatation. « Ce n’est pas très scientifique, mais je crois qu’elle sait qu’elle est de retour chez elle », a indiqué la spécialiste des baleines Lance Barrett-Lennard, de l’aquarium de Vancouver, qui a passé la nuit à...
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