Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

PROTECTION DE LA PEAU Les crèmes solaires sont-elles «intelligentes»(photos)

Les avancées scientifiques face à la menace que représentent le(s) cancer(s) pour la santé publique s’orientent de plus en plus vers la prévention. Faute de découvrir dans l’immédiat le miraculeux remède contre le fléau, on tente d’empêcher sa survenue. Les nouvelles crèmes protègent, certes, des coups de soleil mais préviennent surtout les risques de cancers de la peau. La crème solaire est un produit de haute technicité, résultat d’un mélange de plus d’une trentaine d’ingrédients. Pour combattre les ardeurs du soleil, il faut avoir des armes à sa mesure... Ainsi, les crèmes solaires actuelles deviennent le résultat d’avancées technologiques et médicales de très haut niveau afin qu’elles puissent remplir efficacement leur rôle principal: protéger des coups de soleil en prévenant les risques de cancers de la peau. Quelle est l’action des rayons ultraviolets sur l’organisme humain? Même si la peau est munie génétiquement de capacités d’autorégulation assurées par des gènes réparateurs (P53), les expositions abusives ou simplement répétées détériorent ces capacités cutanées. De surcroît, l’ADN de certaines de ces cellules (les kératinocytes et les mélanocytes) se détériore. Des principes défenseurs performants L’étude et le décryptage de ces mécanismes ont permis la mise au point de principes actifs de plus en plus performants en mesure de confronter ce processus. Au cours de ces dernières années, les crèmes solaires ont fait l’objet d’innovations très performantes, résultat de la compréhension de ces mécanismes naturels ignorés auparavant. L’écran minéral en constitue la première. Par un procédé naturel très complexe, certains minéraux, tels que le titane ou le zinc, réfléchissent les rayons ultraviolets sans qu’ils pénètrent dans la peau... Or, jusqu’à présent les écrans solaires (chimiques comme organiques) se limitaient en matière de protection à l’absorption des ultraviolets (UV) par la peau sans dommage pour elle... Les produits tels que les vitamines E et C, le carotène ou les OPC (oligomères procyanidoliques), connus sous le terme général d’antioxydants, protègent les membranes des cellules et sont, en conséquence, un complément nécessaire aux écrans, que ceux-ci soient minéraux, chimiques ou organiques. Une crème solaire, donc, est le savant produit d’un mélange très complexe de tous ces composants. Aujourd’hui tous les produits de qualité disponibles sur le marché bénéficient de ces avancées chimio-biologiques. Mais la mauvaise utilisation de ces produits, l’exposition prolongée de la durée du bronzage, ou l’exposition entre 12 et 16 heures favorisent la génèse des cancers de la peau. Même très savants ou très perfectionnés, les onguents ne peuvent tenir tête au pouvoir des rayons à certaines heures de la journée. Accumulé, cet effet du rayonnement finit par produire un jour ou l’autre, combiné à d’autres facteurs organiques individuels, l’apparition de la maladie. En réalité, en supprimant les coups de soleil les crèmes protectrices prolongent la durée des expositions et permettent de s’exposer à des moments où le soleil est particulièrement virulent: entre midi et seize heures. C’est en fait là où se limite la culpabilité des produits antisolaires. Le reste est affaire de discernement ou d’inconscience individuelle... L’inégalité face au soleil Face au soleil, les êtres humains ne sont pas égaux. Certains individus (enfants roux, peaux claires, blonds de naissance, très clairs) désignés scientifiquement comme «mélano-compromis» ne peuvent opposer ou developper une protection efficace naturelle contre le soleil. Sujets aux coups de soleil répétés, ils paient ainsi très cher le léger hâle obtenu à force de persistance, après de longues expositions. En d’autres termes, ils sont dépourvus d’une protection innée, donc naturelle, contre le soleil. Les «mélano-compétents» sont les favorisés du sort. Ils développent spontanément une photoprotection par une production accrue de mélanine et un épaississement de la peau qui facilitent spontanément le bronzage. Une simple crème d’indice 25 ou 30 au début de la saison, durant les premières expositions, leur assure un hâle qui dure la saison. Récemment, dans certains pays, dont la France, où on compte entre 4 à 5 mille nouveaux cas de mélanome (cancer de la peau) annuellement, et fait curieux chez les plus assidus utilisateurs de crèmes, des études entreprises ont révélé que les cancers cutanés en hausse sont dûs aux abus ou au mauvais usage de l’ensoleillement. Le rôle des crèmes et leur responsabilité se limitent au fait que supprimant le risque de coups de soleil elles incitent à prolonger l’exposition y compris durant la période où le rayonnement est trop intense (12 à 16h). À savoir, pour qu’une crème joue efficacement son rôle, il faudrait en étaler 2 mg par cm2 de surface cutanée (30 mg pour une surface corporelle moyenne de 1500 cm2). Or en pratique on n’étale en moyenne que 0,5 mg par cm2, ce qui est quatre fois moins qu’indiqué... La protection étant insuffisante, les risques sont multipliés en conséquence... Gynécologie Les tumeurs bénignes de l’utérus Classés selon leur localisation sur l’appareil génital féminin, les myomes sont des tumeurs assez communes en gynécologie. Ils se développent dans la cavité de l’utérus, dans l’épaisseur du muscle ou encore en formant une saillie à l’extérieur de l’utérus vers la cavité abdominale. Leur désignation scientifique précise dépend de cette localisation: interstitiels, sous-muqueux, sous-séreux. Dans certains cas, l’utérus tout entier peut être fibromateux. Leur nombre et leur taille varient de 4 millimètres à plus de 10 centimères... Ils peuvent rester totalement silencieux voire ignorés, comme ils peuvent aussi, des fois, entraîner des troubles, comme c’est le cas dans plus ou moins cinquante pour cent des cas (asymptomatiques). Les tumeurs du muscle utérin sont bénignes et ne dégénèrent quasi jamais en cancer. Cependant, une masse utérine qui grossit rapidement devra impérativement être signalée au plus vite au gynécologue même si les sarcomes (cancers) sont rares. Le rôle de la prédisposition Quoique la cause de la survenue de ces fibromes (ou léiomyomes, selon les termes scientifiques) n’est pas connue, on sait qu’il existe des facteurs génétiques, une certaine prédisposition familiale, qui favorisent leur apparition. Des études comparatives ont permis de constater que les fibromes sont plus fréquents chez les femmes de couleur, les personnes obèses, celles qui n’ont pas eu d’enfants (non multipares). Il en est de même pour celles qui ont été «réglées» précocement. Mais la raison pour laquelle une femme développe un myome vers la quarantaine et d’autres pas n’a pas trouvé jusqu’à présent sa réponse. Comment reconnaître une dépression? Perturbation du sommeil et de l’appétit, crises de larmes à répétition, humeur triste et envie de rien? Mieux vaut consulter un médecin... Se sentir écouté(e), mettre en mots ses doutes, ses inquiétudes, se sentir compris permettent souvent de se ressaisir, prendre du recul, distinguer ce qui est important et ce qui l’est moins. Un état dépressif, toutefois, peut se cacher derrière une insomnie, une grande fatigue persistante, des douleurs fonctionnelles, telles que mal de dos, troubles digestifs (anorexie, boulimie) ou encore un alcoolisme. La prise de tranquillisants ou d’antidépresseurs est très utile pour soulager la souffrance morale de la dépression. Mais ces médicaments gomment momentanément les difficultés et, à la longue, finissent par créer l’habitude de leur utilisation lors de toute baisse de moral. Selon les spécialistes, il vaut beaucoup mieux apprendre à faire face aux difficultés de la vie que de faire appel aux palliatifs chimiques. Pris durant de longues périodes, les médicaments contre l’anxiété risquent d’entraîner une indifférence affective dont les conséquences sur la vie sociale peuvent être très négatives. Un point très important est de savoir réagir s’il existe un soupçon d’intention ou de risque suicidaire. Il faut absolument en parler au plus vite au médecin traitant. Les statistiques sont très éloquentes à ce propos: 80% des personnes ayant passé à l’acte avaient tiré la sonnette d’alarme, d’une manière ou d’une autre, en avertissant quelqu’un de leur entourage de leur intention d’en finir... Les risques du régime végétarien mal équilibré Le régime végétarien sans sources de protéines animales (œufs, produits laitiers, poisson) peut être dangereux. Des avertissements émanant de sources différentes font état de séquelles graves. Entre autres exemples, on signale le cas d’un homme âgé de 33 ans, exclusivement végétarien depuis l’âge de 20 ans, atteint de cécité totale et définitive. Les analyses effectuées au cours de la recherche des causes ayant entraîné son infirmité ont révélé une grave carence en vitamines B1 et B12 et un impressionnant déficit en vitamines A, C et E indispensables au fonctionnement normal du nerf optique. On rappellera à ce propos que même dans le cadre d’un régime végétarien limité dans le temps, la prise de vitamines, conseillée par le médecin, est indispensable. De nouveaux remèdes pour l’arthrose Affection fréquente, douloureuse et souvent invalidante, l’arthrose est un véritable fléau dans certains pays où les conditions climatiques favorisent sa survenue. Cette affection, qui n’épargne aucun continent, se caractérise par la lente destruction du cartilage articulaire. Genoux, hanches, vertèbres, surtout cervicales et mains sont les plus vulnérables à cette maladie qui les privilégie... En période de crise, les mouvements des articulations atteintes constituent une véritable torture pour le sujet. Les antalgiques sont les seuls remèdes avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens susceptibles de calmer cette vive souffrance. Mais les anti-inflammatoires, comme on le sait, ont de redoutables séquelles sur le système digestif. Il en est de même pour les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) susceptibles d’entraîner parfois non seulement des brûlures très mal supportées mais aussi des ulcères gastriques, voire des hémorragies digestives et des perforations. Une étude britannique a montré, en 2000, que ces médicaments sont à l’origine de 2230 décès annuels en Grande-Bretagne. Les «coxibs», nouveaux antalgiques Venus des États-Unis il y a un peu plus d’un an, les «coxibs» sont une nouvelle génération d’anti-inflammatoires libres de toute séquelle digestive. Ces nouveaux anti-inflammatoires ont un mécanisme d’action particulier. Les coxibs, en effet, sont sélectifs: ils distinguent la responsable enzyme Cox 2 en épargnant la Cox 1 protectrice de l’estomac, qui n’est pour rien dans la survenue de l’arthrose. De nombreuses études viennent confirmer les effets positifs et l’efficacité de ces nouveaux produits. Déjà le premier coxib a été testé sur plus de 4000 malades sur de longues durées (plus de 80 semaines). Le soulagement apporté par cette nouvelle molécule, selon huit études portant sur 3900 malades, est comparable à celui des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Les avancées scientifiques face à la menace que représentent le(s) cancer(s) pour la santé publique s’orientent de plus en plus vers la prévention. Faute de découvrir dans l’immédiat le miraculeux remède contre le fléau, on tente d’empêcher sa survenue. Les nouvelles crèmes protègent, certes, des coups de soleil mais préviennent surtout les risques de cancers de la peau. La crème solaire est un produit de haute technicité, résultat d’un mélange de plus d’une trentaine d’ingrédients. Pour combattre les ardeurs du soleil, il faut avoir des armes à sa mesure... Ainsi, les crèmes solaires actuelles deviennent le résultat d’avancées technologiques et médicales de très haut niveau afin qu’elles puissent remplir efficacement leur rôle principal: protéger des coups de soleil en prévenant les risques de...