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Luis Fernandez souligne le « big bazar actuel » du football français

L’entraîneur du Paris-Saint-Germain, Luis Fernandez, a stigmatisé hier « le big bazar actuel » dans le football français, en référence à la situation au sein de la Fédération française de football (FFF) après le conseil fédéral de Lyon, vendredi. Lors d’une conférence de presse au stade Jean-Bouin à Paris, l’ancien international a notamment évoqué les changements à venir à la tête de l’équipe de France de football, regrettant « qu’on change toujours les entraîneurs, et pas les dirigeants» qui «s’accrochent à leur siège ». « Si je reviendrai sur le banc en septembre ? Je ne sais pas, compte tenu du big bazar actuel au sein du foot français », a ensuite ironisé Luis Fernandez, à propos de son interdiction de banc de touche, pour six mois, après la demi-finale de Coupe de la Ligue Paris-Bordeaux (0-1), le 2 mars dernier. Revenant sur la succession de Roger Lemerre au poste de sélectionneur national, l’entraîneur-manageur du Paris-SG a souligné connaître « très bien » l’ancien sélectionneur du Japon, Philippe Troussier. « C’est un mec bien, un bon entraîneur qui manque un peu d’expérience en club mais qui a toujours bien fait en sélection nationale », a-t-il estimé. « De plus, c’est un passionné. Mais Raymond (Domenech) et les autres candidats sont aussi de grands professionnels », a ajouté Luis Fernandez. « Et les dirigeants ? » L’entraîneur de l’équipe de France espoirs, Raymond Domenech, l’ancien entraîneur de Lyon, Jacques Santini, et Philippe Troussier sont les plus cités pour succéder à Roger Lemerre, qui a été « déchargé de sa mission de sélectionneur » national par le conseil fédéral de Lyon. « Et les dirigeants, on les change aussi ou on continue avec ? Il n’y a rien de prévu, là ? » s’est ensuite interrogé, un brin agacé, l’ancien membre du « carré magique » des Bleus, avec Jean Tigana, Alain Giresse et Michel Platini. « Le football est un sport collectif, où les responsabilités sont collectives. Après le Mondial 2002, les dirigeants se réfugient derrière la responsabilité de l’entraîneur. Et maintenant tout le monde propose son favori, mais j’appelle ça le big bazar », a répété Luis Fernandez. Fernandez s’est malgré tout défendu de viser des personnes en particulier, affirmant « défendre simplement sa profession d’entraîneur ». « Les entraîneurs, on les change, mais les dirigeants c’est pas pareil. Eux ils sont toujours là, ils restent, ils s’accrochent à leur siège », a-t-il proclamé... en se levant de son fauteuil afin de mettre un terme à la discussion.
L’entraîneur du Paris-Saint-Germain, Luis Fernandez, a stigmatisé hier « le big bazar actuel » dans le football français, en référence à la situation au sein de la Fédération française de football (FFF) après le conseil fédéral de Lyon, vendredi. Lors d’une conférence de presse au stade Jean-Bouin à Paris, l’ancien international a notamment évoqué les changements à venir à la tête de l’équipe de France de football, regrettant « qu’on change toujours les entraîneurs, et pas les dirigeants» qui «s’accrochent à leur siège ». « Si je reviendrai sur le banc en septembre ? Je ne sais pas, compte tenu du big bazar actuel au sein du foot français », a ensuite ironisé Luis Fernandez, à propos de son interdiction de banc de touche, pour six mois, après la demi-finale de Coupe de la Ligue...