Le beau-fils du président irakien Saddam Hussein, qui a la nationalité néo-zélandaise, a admis avoir fait une erreur en tentant d’entrer aux États-Unis avec un visa de touriste alors qu’il allait y étudier, a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères de la Nouvelle-Zélande. Mohammed Saffi, mécanicien à la compagnie Air New Zealand, a été interpellé jeudi à Miami, n’ayant pas été en mesure de présenter un visa d’étudiant, alors qu’il prévoyait de prendre des cours de recyclage de pilotage, apparemment dans la même école que celle fréquentée par un des terroristes du 11 septembre. Le FBI a cependant indiqué ne pas « avoir d’éléments le liant à des groupes terroristes ». Brad Tattersfield, porte-parole du ministère néo-zélandais des Affaires étrangères, a indiqué que M. Saffi avait pris contact avec l’ambassade de Nouvelle-Zélande aux États-Unis et admis avoir commis une erreur. M. Saffi devrait être renvoyé en Nouvelle-Zélande dans les prochains jours. Fiers d’être américains ! Neuf Américains sur dix sont très fiers d’être américains, selon un sondage publié vendredi par le quotidien USA Today. 65 % des personnes interrogées se déclarent « extrêmement fières » et 25 % « très fières » d’être des citoyens américains dans un pays où la bannière étoilée est omniprésente, que ce soit sous la forme de drapeaux plantés devant les maisons ou d’autocollants arborés sur les pare-chocs ou les pare-brise. Seuls 6 % des Américains se disent « modérément fiers » et 3 % « un peu ou pas du tout fiers » de leur nationalité. Ce sondage a été réalisé auprès de 1 005 personnes du 17 au 19 juin. La marge d’erreur est de plus ou moins 3 %. Le principal accusé dans l’affaire Pearl prévoit de nouveaux attentats Le principal accusé du meurtre du journaliste américain Daniel Pearl a menacé vendredi les États-Unis de nouveaux attentats, dans un texte rendu public par ses avocats à Hyderabad, ville du sud du Pakistan où se déroule son procès. Cheikh Omar, 29 ans, affirme dans ce texte que les États-Unis « méritaient » les attaques du 11 septembre et que de nouveaux attentats pourraient se produire en raison de la campagne militaire américaine en Afghanistan et de la politique d’Israël envers les Palestiniens. Le procès de cheikh Omar et de ses trois complices, qui en est à sa onzième semaine, se déroule à huis clos dans la prison de Hyderabad. Daniel Pearl, correspondant du Wall Street Journal, avait été enlevé le 23 janvier à Karachi, où il enquêtait dans les milieux fondamentalistes islamistes. Un corps qui semble être celui de Daniel Pearl a été retrouvé en mai près de Karachi, mais les résultats des analyses d’ADN nécessaires pour confirmer l’identité de ce corps ne sont pas encore connus. 400 arrestations au Maroc dans l’enquête sur el-Qaëda Près de 400 Marocains auraient été arrêtés depuis le début de l’enquête sur les ramifications du réseau el-Qaëda au Maroc, croit savoir vendredi l’hebdomadaire islamiste al Asr. « Les personnes arrêtées sont interrogées sur les liens qui pourraient les lier à el-Qaëda », ajoute al-Asr, un hebdomadaire proche du Parti de la justice et du développement (PJD), une formation islamiste modérée et représentée au parlement. Trois Saoudiens, membres présumés d’el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, et plusieurs « complices » marocains ont été arrêtés au Maroc à la mi-mai alors qu’ils préparaient, selon les autorités, des attentats au Maroc et contre des navires occidentaux transitant par le détroit de Gibraltar. « Les autorités tentent de dévoiler l’implantation du réseau el-Qaëda notamment parmi les adeptes d’Assalafia al-jhadia », l’un des nombreux groupes fondamentalistes, précise l’hebdomadaire al Asr. Fin de la mission d’enquête dans le village afghan bombardé La mission d’enquête afghano-américaine dépêchée dans le village du sud de l’Afghanistan bombardé dimanche soir par l’aviation américaine a terminé son travail sur le terrain et présentera samedi à Kaboul ses conclusions, selon l’armée américaine. Le bombardement accidentel du village de Kakrakaï, dans la province de l’Uruzgan, a tué quarante civils, notamment des femmes et des enfants, et fait une centaine de blessés parmi les invités qui célébraient un mariage, selon l’Administration afghane. Ce matin, le commandant des forces de la coalition en Asie centrale, le général Dan McNeil, et le président afghan Hamid Karzaï tiendront une conférence de presse après avoir été informés des conclusions des enquêteurs. Les enquêteurs auraient vu entre 10 et 20 personnes blessées par le bombardement, mais pas de cadavres, qui ont été enterrés le lendemain de la tragédie. Washington a reconnu avoir mené une opération contre le réseau el-Qaëda dans cette région dimanche et lundi et a laissé entendre qu’un avion d’attaque au sol AC-130 avait riposté à des tirs hostiles. Une erreur commise par un soldat américain au sol dans le guidage de l’intervention aérienne est à l’origine de l’accident mortel, a indiqué à l’AFP une source militaire occidentale. L’effet 11 septembre met les finances du Vatican dans le rouge L’effet 11 septembre a eu des retombées sur le bilan du Saint-Siège pour la première fois en rouge après huit ans de solde positif, a indiqué vendredi le ministre des Finances du pape, le cardinal Sergio Sebastiani. Le solde négatif a été de 3 474 000 euros, le Saint-Siège ayant dépensé au cours de l’année dernière 200 371 000 euros pour la gestion de son appareil administratif et de ses 2 650 employés, alors que les entrées ont atteint le chiffre de 196 897 000 euros. Selon le cardinal Sebastiani, le résultat négatif a été causé notamment par une baisse de près de 50 % par rapport à l’an 2000 des revenus dans le domaine financier. Ce résultat « est à attribuer au climat défavorable de l’économie mondiale au cours de l’année dernière, sur lequel ont pesé d’une façon importante les attentats du 11 septembre », a-t-il dit.
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