Le début d’un millénaire ne peut être qu’un nouveau carrefour d’où partent de nouvelles orientations. Et cela pas uniquement dans le domaine du vêtement et de la mode. Dans tous les secteurs et sur tous les fronts, on cherche de nouvelles orientations, des approches inédites, en essayant de prévoir ou de deviner ce que l’avenir réserve. La revue scientifique Technologie, dans son analyse et ses prévisions, n’ignore ni le vêtement ni l’esthétique et encore moins la mode et la décoration. Chacun de ces domaines, en effet, se trouve en pleine ébullition et recherche, en ébauchant des esquisses et des projets «prémonitoires»... En les passant en revue, ils permettent d’imaginer ce que l’avenir mijote dans ses marmites. Vêtements relais Réalisée par France Télécom et l’École nationale des arts et des industries textiles de France, une veste porte, intégrée dans sa trame, une fibre optique de 0,5 millimètre de diamètre. Elle concrétise la tendance des vêtements «communicants» qui mobilisent à l’heure actuelle les laboratoires de pointe des grands pays industriels. La veste en question permet d’afficher sur sa surface deux images fixes. L’un des enjeux technologiques, en effet, serait de remplacer tous les composants électroniques par la trame et le fil du tissu même, afin de rendre l’habit «intelligent». À la rigueur, bien plus que celui qui le porte... Déjà plusieurs dizaines d’exemplaires de la veste «optique» seront mis sur le marché dans 18 mois. Les études du marché dans le domaine de la mode «high-tech» ont déjà démontré que les trois premières fonctions plébiscitées par le public sont le sport, la santé et la sécurité. C’est là le résultat d’une exploration initiée par le géant du prêt-à-porter allemand Klaus Steilmann depuis six ans, en vue de s’armer en conséquence pour affronter les batailles et aléas de la révolution textile et vestimentaire future. Les Italiens aussi À l’Université de Pise, le Pr Danilo De Rossi, directeur de recherche, travaille depuis vingt ans déjà sur le «muscle artificiel». Son projet est axé sur un gant interactif qui donne à la main des sensations virtuelles! Mais les travaux de ce savant sont sensiblement plus avancés concernant la «Chemise vitale». Ce vêtement, instrument de contrôle médical exécuté par la société italienne Smartex, est un précieux agent de surveillance médicale (monitoring). Il sera commercialisé en 2004 et sera alors en mesure de renseigner avec précision sur 32 paramètres vitaux. Tissée de fils gainés d’un élastomère chargé en carbone et parcourue de capteurs de pression en polyfluorure (PVDF), la «Life Shirt» est une centrale des urgences peut-être la plus perfectionnée du monde. Mais ces éblouissantes performances ne font pas oublier que la fonction première de tout vêtement est de protéger du froid et des conditions atmosphériques à risque. Grâce au procédé «Outlast», les variations de température sont minimisées. L’ensemble des informations reçues est acheminé jusqu’à un boîtier fixé à la ceinture de la chemise portée par le sujet. L’électrocardiogramme et la mesure de la pression artérielle effectués par cette chemise-hôpital sont similaires à ceux élaborés par des instruments classiques. Un vêtement de «téléassistance médicale nomade», équipé de capteurs, est en voie d’élaboration. Doté de perfectionnements techniques plus élaborés, il est destiné, une fois complété en 2003, à la faculté de médecine de Grenoble. Contre feu et grands froids En 2000, une veste, «l’ICD+», équipée d’un lecteur MP3, a été lancée par Levi’s et Philips. Commercialisée à plus de 500 euros, en 50 exemplaires, elle n’a été vendue qu’à moins de quinze exemplaires. Les débouchés commerciaux, en effet, dans le domaine des textiles intelligents restent restreints. Les rares vêtements «haute technologie» mis au point par Olivier Lapidus et Élisabeth de Senneville ne furent produits qu’en pièces uniques. Les seuls États, pour l’instant, qui ont réussi à constituer un marché dans ce domaine sont le Japon et les États-Unis, et, faut-il le préciser, dans les composants électroniques et les fibres polymériques conductrices. Les habits du futur pour l’instant ne font pas recette commerciale... Forme Les crèmes qui font maigrir L’approche de l’été est une période triste pour les «au-delà du 42». Nudité, transparences, décolletés et échancrés trahissent bourrelets et dépôt de graisse. Les crèmes amincissantes peuvent-elles être «la» solution lorsque programme de travail chargé ou obligations familiales multiples ne laissent pas du temps pour s’occuper convenablement de ses bourrelets ? La traditionnelle substance «mange graisse» n’est autre que la caféine. Associée à des anti-inflammatoires et à du marron d’Inde, elle améliore la micro-circulation. Bien tolérée par la peau, elle constitue, faute de mieux, une solution appréciable. Les mêmes éléments enrichis de nicotine (dérivé de la vitamine PP), qui possède un pouvoir chauffant, présentent une solution encore meilleure. Mais ils sont irritants, donc contre-indiqués aux peaux sensibles. Les amincissants «chauffants» s’appliquent par massage, long et vigoureux, visant à activer la micro-circulation, facilitant ainsi la pénétration du produit. À compter deux applications par jour, matin et soir. Une nouvelle génération de ces produits s’applique sans massage. Enrichis d’un autre produit à effet vasodilatateur, ils pénètrent instantanément dans les couches même profondes, ne nécessitant qu’une seule application journalière. À chaque produit sa particularité Côté résultats, chaque classe d’amincissants a ses particularités. Les traditionnels, premiers sur notre liste, présentent l’avantage de pouvoir être appliqués sur l’ensemble du corps : ventre, haut des bras, hanches, cuisses. Les «chauffants» sont réservés aux endroits difficiles, là où la cellulite est ancienne et solidement ancrée (culotte de cheval, genou, cuisses). À éviter toutefois les frictions sur le ventre, bien plus sensible que les autres régions. Masculin Une affaire d’hommes Milan, le foyer ardent de la mode masculine, traite la mode avec vénération et machisme... Le «centro moda» de la ville, c’est-à-dire son quartier central, est entièrement et fanatiquement affecté à l’apparence masculine. Si la culture, l’art, la vie nocturne, le design n’hésitent pas à investir les zones extérieures, la mode masculine reste solidement implantée au centre de la cité, nommé justement «il centro moda», expulsant inexorablement hors de ce périmètre tout ce qui n’appartient pas à l’univers des fringues. Toutes les griffes internationales et italiennes du luxe se sont solidement implantées au sein du quartier, dont les rues sont devenues symboles de la frime et de l’élégance à l’italienne: via de la Spiga, via Manzonni, via Montenapoleone, autant de références de la Alta Moda à l’Italienne. Les acharnés «d’achats-voyages» se bousculent, fiévreux d’impatience, dans les boutiques aux noms prestigieux... Mais la ville a ses secrets, connus par les initiés seuls... La vraie création, le véritable «génie de la mode», se cache à Brera, le quartier des jeunes créateurs où se concentraient mode, art, antiquaires et surtout design, designers et vintage. Le pouls de la création milanaise bat vite et fort dans ce nouveau triangle d’or. Deux fois par an, la mode masculine tient le haut du pavé milanais. Chaque samedi, un magasin propose «de bonnes affaires», ce qui permet des «achats folies» attirant une foule de touristes qui alimente bon gré mal gré tous les établissements du quartier. Les «samedi(s) milanais» font pour le tourisme italien ce que la plus savante et sophistiquée des campagnes ne pourrait réussir... Qu’attendent les boutiques libanaises pour s’inspirer à leur tour de pareille initiative? Cheveux colorés: se méfier du soleil Vulnérables et sensibles, les cheveux colorés nécessitent, surtout en été, une attention accrue. À la suite d’un nombre de facteurs (sel marin, soleil, chlore de piscine, sable), ils ont tendance à se dessécher, surtout s’ils sont décolorés ou méchés. Sensibilisés en effet par l’action des produits de teinture, ils deviennent vulnérables aux agressions de l’extérieur. Afin de veiller sur leur santé et de préserver leur éclat durant l’été, il faut certaines précautions et une attention particulière au choix des produits. À savoir Le soleil a une action éclaircissante non sur les racines mais sur les pointes et les longueurs. L’effet de contraste produit est inesthétique. D’où le conseil, en l’absence de cheveux blancs, de préférer les formules ton sur ton. Éviter également permanentes et oxydations pendant cette période. Le cuivre, le doré, l’ocre, le blond vénitien virent rapidement à l’orange une fois exposés au soleil. Par contre, le brun, blond neutre, marron se patinent de jolis reflets dorés. En cas de balayage, prévenir le coiffeur afin de réaliser des mèches plus légères en été, afin d’éviter l’effet zebré trop marqué. Pour les colorations à domicile, préférer les produits traitants, enrichis en actifs restructurants, qui respectent les fibres capillaires et préviennent le dessèchement. Les pointes étant la partie la plus sensible des cheveux, ce qui fait que leur couleur s’abîme plus rapidement au soleil, mieux vaut les raccourcir au début des expositions. La teinte restera ainsi uniforme plus longtemps sur toute la longueur. Pour raviver leur éclat, des produits concentrés en pigments s’accrochant à la surface des cheveux les remaquillent temporairement (pas plus de deux semaines). La formule de ces produits renferme des molécules qui renforcent la stabilité et l’intensité de la couleur. Sans oxydant ni ammoniaque, ils peuvent être utilisés sur tous les types de coloration. Pour les cheveux «balayés» et décolorés, des nuances beige ou doré possédant des pigments antijaunissement aident à empêcher les effets du soleil et en particulier le très inesthétique jaunissement... L’indispensable protection Les écrans capillaires sont indispensables aux cheveux teints ou décolorés. La meilleure prévention est l’application quotidienne d’un produit riche en filtres ultraviolets. La meilleure prévention, c’est d’appliquer le produit le matin, quotidiennement. À choisir selon la qualité des cheveux et, selon les cas, de la coloration. En cas de toute absence de produits adéquats disponibles, mouiller la chevelure à l’eau douce, la relever en improvisant un chignon (éviter l’élastique qui casse les cheveux) et mettre un bandana ou un chapeau. Conseil général: éviter le séchoir, son usage quotidien est nocif particulièrement pour les cheveux colorés. Deux fois par semaine, appliquer un masque reconstituant. Gorgés de produits nutritifs et réparateurs, ces masques déposent une très fine pellicule lubrifiante qui restitue luminosité et douceur pour 3 à 4 jours. Répartir le produit mèche par mèche et le laisser 15 minutes sous une serviette chaude ou sous la vapeur du casque. Rincer à l’eau froide, abondamment, après 15 minutes.
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