Le Premier ministre turc, Bulent Ecevit, 77 ans, malade, a de nouveau exclu une démission et a fait part de sa « tristesse » au sujet d’informations de presse selon lesquelles son épouse, Rahsan, 81 ans, serait « incapable » de prendre soin de lui pendant sa convalescence, dans une interview publiée mercredi par le journal Milliyet. « Si je me retire maintenant, en cas de changement de gouvernement, il y aura des conséquences très sérieuses », a-t-il déclaré en référence à la grave crise économique que traverse le pays. Affirmant qu’il n’est pas un homme politique « collé à son siège », M. Ecevit a déclaré que « si on le veut vraiment » il pourrait être démis de ses fonctions par un vote de défiance du Parlement où son parti de la Gauche démocratique (DSP) compte 128 sièges sur 550. « Ceux qui veulent mon départ peuvent recourir à cette méthode, s’ils ne le font pas, ce n’est pas moi le responsable », a-t-il estimé. Selon des analystes, il est très invraisemblable que ses deux partenaires de la coalition, le parti de l’Action nationaliste (MHP, ultranationaliste) et celui de la Mère patrie (ANAP, centre-droit) votent contre M. Ecevit au cas où une motion de censure serait déposée au Parlement par l’opposition. Le gouvernement de coalition tripartite dirigée par M. Ecevit depuis 1999 dispose d’une confortable majorité à l’Assemblée. « Sommet » économique pour résoudre la crise Le Premier ministre turc Bulent Ecevit réunira aujourd’hui un sommet des pricipaux responsables économiques, dont le ministre Kemal Dervis, pour évoquer la situation du pays et les tensions sur les marchés financiers provoquées par sa santé défaillante, a-t-on annoncé mercredi de source officielle. La réunion sera présidée par M. Ecevit et y participeront ses deux partenaires de la coalition, Mesut Yilmaz et Devlet Bahceli, les vice-Premiers ministres, ainsi que les principaux acteurs économiques du gouvernenent. De nombreux syndicats et la puissante Union des chambres et Bourses de Turquie (TOBB) ont appelé hier le Premier ministre, 77 ans, malade, à se retirer de la politique afin de soulager les marchés très nerveux. La Bourse d’Istanbul a chuté de 4,5 % à la clôture mardi. Hier, l’indice de la Bourse a perdu à la clôture de sa première séance 336 points, soit 3,6 %, descendant à 8 798 points. La livre turque a elle aussi continué de perdre du terrain par rapport au dollar, passant jusqu’à 1,65 million TL pour un dollar contre 1,55 MTL une semaine auparavant. La Turquie lutte depuis février 2001 contre une grave crise avec le soutien massif du Fonds monétaire international (FMI), en appliquant un programme de réformes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Premier ministre turc, Bulent Ecevit, 77 ans, malade, a de nouveau exclu une démission et a fait part de sa « tristesse » au sujet d’informations de presse selon lesquelles son épouse, Rahsan, 81 ans, serait « incapable » de prendre soin de lui pendant sa convalescence, dans une interview publiée mercredi par le journal Milliyet. « Si je me retire maintenant, en cas de changement de gouvernement, il y aura des conséquences très sérieuses », a-t-il déclaré en référence à la grave crise économique que traverse le pays. Affirmant qu’il n’est pas un homme politique « collé à son siège », M. Ecevit a déclaré que « si on le veut vraiment » il pourrait être démis de ses fonctions par un vote de défiance du Parlement où son parti de la Gauche démocratique (DSP) compte 128 sièges sur 550. « Ceux qui...