La première Coupe du monde de football en Asie promettait d’être un festin mais ce ne sont que des miettes que les lève-tard ont récoltées. Le tournoi a commencé sur les chapeaux de roue – de nombreux buts assortis d’éliminations surprises. Mais il s’est terminé, à partir des huitièmes de finale et des matches à élimination directe, par une sécheresse de buts. Seulement sept buts ont été marqués dans les six quarts et demi-finales du tournoi. Certes, cela n’a pas empêché 1,5 milliard de personnes de regarder la finale Allemagne-Brésil à la télévision, mais la Fifa devrait peut-être songer à peaufiner son « produit » pour lui donner un charme plus durable. Il faudrait pour cela briser quelques tabous, si le sport le plus populaire de la planète entend maintenir son statut au XXIe siècle. Faut-il par exemple conserver le format de deux mi-temps de 45 minutes ? Pourquoi pas deux mi-temps de 30 minutes, mais avec le chronomètre qui se fige à chaque fois que l’action s’interrompt, comme en hockey sur glace ? Assistance vidéo ? Les statistiques du Mondial 2002 montrent que le temps de jeu effectif a varié entre 42 et 63 minutes par match. Une heure d’action pleine pourrait garantir plus de spectacle et plus de buts pour les spectateurs. L’arbitrage, un des points faibles de cette Coupe du monde, serait sans doute aidé par l’assistance vidéo. Il est ridicule que des millions de téléspectateurs assistent à un but valable que l’arbitre de champ refuse parce qu’il n’a pas pu voir l’action. Demandez à l’Italie ou à l’Espagne. Une assistance vidéo, uniquement sur les buts contestés, les penalties ou les fautes susceptibles d’être sanctionnées d’un carton rouge, suffirait sans doute à débloquer nombre de situations. La question se pose aussi quant à la suspension a posteriori des joueurs pour deux cartons jaunes reçus dans les précédents matches. Michael Ballack, précieux meneur de jeu, privé de finale dimanche à Yokohama, aurait sans doute son mot à dire, tout comme Alessandro Costacurta en finale 1994 ou Claudio Caniggia en 1990. Une expulsion temporaire de dix minutes, comme en rugby ou en hockey, pourrait changer la donne. Le but en or, enfin, est-il la solution miracle pour décider de l’issue d’un match ? La prolongation jouée dans son entier a aussi produit son lot de matches spectaculaires et à suspense. Si le but en or avait existé en 1970, l’une des rencontres les plus palpitantes de la Coupe du monde n’aurait jamais eu lieu. L’Italie l’emporta alors 4-3 contre l’Allemagne de l’Ouest. Cinq buts furent marqués en prolongation. Si le but en or avait existé, les Allemands l’auraient emporté 2-1.
La première Coupe du monde de football en Asie promettait d’être un festin mais ce ne sont que des miettes que les lève-tard ont récoltées. Le tournoi a commencé sur les chapeaux de roue – de nombreux buts assortis d’éliminations surprises. Mais il s’est terminé, à partir des huitièmes de finale et des matches à élimination directe, par une sécheresse de buts. Seulement sept buts ont été marqués dans les six quarts et demi-finales du tournoi. Certes, cela n’a pas empêché 1,5 milliard de personnes de regarder la finale Allemagne-Brésil à la télévision, mais la Fifa devrait peut-être songer à peaufiner son « produit » pour lui donner un charme plus durable. Il faudrait pour cela briser quelques tabous, si le sport le plus populaire de la planète entend maintenir son statut au XXIe siècle. Faut-il par...
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