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Actualités - Chronologie

Les Palestiniens mettent en garde contre le chaos si Arafat est écarté

Les Palestiniens et certains pays arabes ont rejeté une nouvelle fois hier les appels pressants américains pour la mise à l’écart du président Yasser Arafat, un dirigeant palestinien avertissant que son départ provoquerait le chaos. Le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays joue un rôle de médiateur dans la crise israélo-palestinienne, a affirmé qu’il n’avait jamais discuté avec l’Administration américaine de la recherche d’une alternative à M. Arafat. « Cette question n’a jamais été évoquée lors de ma visite aux États-Unis (en juin) et personne ne m’en a parlé, car notre point de vue à ce sujet est clair et connu », a-t-il dit à un journaliste qui l’interrogeait sur des informations de presse faisant état d’une coordination égypto-américaine pour trouver un successeur à M. Arafat. De hauts responsables de l’Administration Bush ont réaffirmé dimanche que les contacts étaient coupés avec M. Arafat depuis le discours de M. Bush, et indiqué que le président palestinien devrait quitter le pouvoir pour permettre une reprise du dialogue en vue d’un règlement du conflit. Les responsables palestiniens, s’accrochant à M. Arafat, ont répété qu’il était le représentant légitime et élu du peuple palestinien. « Washington ne réussira pas à isoler Arafat. Qui veut parler de paix doit frapper à la porte de Arafat », a indiqué le dirigeant Saëb Erakat, ajoutant que désormais aucun Palestinien ne rencontrerait le secrétaire d’État Colin Powell sans le feu vert de M. Arafat. Dimanche, M. Erakat a estimé que le discours du président George W. Bush le 24 juin, conditionnant le départ de M. Arafat à la création d’un État palestinien, n’avait « ni plan, ni calendrier, ni feuille de route, ni processus, ni substance ». Dans un entretien avec la chaîne CNN, il a aussi affirmé que « l’alternative au président Arafat (...) est le chaos, l’anarchie (et) davantage de violence ». M. Powell a déclaré que la direction actuelle palestinienne était « défectueuse », ajoutant qu’il n’avait « pas de projet » de parler avec M. Arafat. Il a ajouté que son Administration discutait actuellement « avec plusieurs dirigeants palestiniens ». La conseillère de M. Bush pour la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, a déclaré pour sa part : « Nous ne pouvons avoir la paix avec la direction (palestinienne) actuelle parce qu’elle n’a montré aucun désir de l’obtenir ». Les tentatives américaines de mettre à l’écart le vieux dirigeant palestinien ont été vivement rejetées par le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (CEOLP), instance dirigeante présidée depuis 1969 par M. Arafat. « Le CEOLP rejette totalement toute tentative d’atteinte à la légitimité et aux institutions palestiniennes élues, avec à leur tête le président Arafat. Ces tentatives tentent de détourner les regards des crimes commis par l’occupant israélien », selon un communiqué de cette instance. « La direction palestinienne, sous l’égide du président Arafat, ne pliera pas devant les tentatives de chantage, d’où qu’elles viennent », ajoute le CEOLP. Pour le ministre palestinien du Travail Ghassan al-Khatib, les « Américains cherchent un Karzaï parmi les Palestiniens, mais ils ne le trouveront pas ». Il faisait allusion à Hamid Karzaï, nouveau président afghan. Réunis la semaine dernière à Khartoum, les ministres des Affaires étrangères des 57 pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) ont exprimé leur entier soutien à M. Arafat. L’OCI « a renouvelé le soutien collectif de la Nation musulmane à la lutte que mène le peuple palestinien pour retrouver ses droits sous la direction du président Yasser Arafat », indique sa déclaration sur le Proche-Orient.
Les Palestiniens et certains pays arabes ont rejeté une nouvelle fois hier les appels pressants américains pour la mise à l’écart du président Yasser Arafat, un dirigeant palestinien avertissant que son départ provoquerait le chaos. Le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays joue un rôle de médiateur dans la crise israélo-palestinienne, a affirmé qu’il n’avait jamais discuté avec l’Administration américaine de la recherche d’une alternative à M. Arafat. « Cette question n’a jamais été évoquée lors de ma visite aux États-Unis (en juin) et personne ne m’en a parlé, car notre point de vue à ce sujet est clair et connu », a-t-il dit à un journaliste qui l’interrogeait sur des informations de presse faisant état d’une coordination égypto-américaine pour trouver un successeur à M. Arafat....