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La Turquie troisième à l’issue d’un festival offensif(photos)

La Turquie et la Corée du Sud ont offert une véritable fête du football à l’occasion de la « petite » finale pour la troisième place de la Coupe du monde samedi à Daegu, remportée 3 à 2 par une équipe turque plus mûre face à la fougue du groupe sud-coréen. Désireuses toutes les deux de gagner, mais sans la pression d’une finale, les deux équipes ont livré un match offensif et plein, notamment en première mi-temps, alors qu’en seconde période, les protégés de Senol Gunes, qui menaient 3-1 à la pause, ont fait de la résistance face à la marée rouge. Après une minute de silence pour les victimes sud-coréennes d’un échange de tirs entre des bâtiments de guerre de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, un silence de plomb s’abattait à la onzième seconde de jeu sur le World Cup Stadium de Daegu, où 63 483 spectateurs étaient venus encourager et remercier leurs joueurs, déjà meilleure équipe d’Asie, pour leur formidable parcours. Sur l’engagement, effectué par les Sud-Coréens, le capitaine turc Hakan Sukur chipait le ballon dans les pieds du capitaine adverse Hong Myung-bo et ne laissait aucune chance à Lee Woon-jae. C’est le but le plus rapide en Coupe du monde. Et le premier de l’attaquant vedette turc depuis le début du Mondial. Le précédent record était détenu par le Tchèque Vaclav Masek, qui avait ouvert le score au bout de 15 secondes lors du premier match de la Tchécoslovaquie contre le Mexique à la Coupe du monde 1962. L’entraîneur néerlandais de la Corée du Sud, Guus Hiddink, dont le contrat expire avec ce dernier match du Mondial sur le sol du pays coorganisateur, a dû se passer des services du défenseur Choi Jin-cheul, blessé à une cheville et remplacé par Lee Min-sung, seulement 35 minutes sur le terrain depuis le début du Mondial. En outre, Kim Nam-il, également touché à une cheville, et Hwang Sun-hong, 33 ans, qui termine sa carrière internationale, blessé à une cuisse, étaient également forfaits, remplacés par Lee Eul-yong, plus frais, et Seol Ki-hyeon. Doublé d’Ilhan Du côté turc, l’attaquant Hasan Sas, touché aux adducteurs, avait dû céder sa place à Ilhan, auteur du but en or en quart de finale face au Sénégal. Mais l’espoir revenait pour le pays hôte sur un superbe coup franc de Lee Eul-yong des 23 mètres dans la lucarne de Rustu (9e min). Et sous les encouragements des « Diables rouges », Rustu devait sauver devant Lee Chun-soo (12). Mais les Turcs jetaient un nouveau froid. À la suite d’un très beau mouvement entre Hakan Sukur et Ilhan, le capitaine remettait sur le suppléant de Hasan Sas, qui marquait son deuxième but du Mondial (13). Loin de se décourager, les Sud-Coréens se créaient des occasions par Ahn Jung-hwan (21), dont le tir était détourné in extremis par Rustu au-dessus de la transversale, ou Yoo Sang-chul, trop court devant le gardien turc. Et c’était de nouveau le silence. Un long dégagement de Rustu était remisé par Hakan Sukur sur Ilhan qui inscrivait son deuxième but de la partie (32). Au retour des vestiaires, les Sud-Coréens, qui s’étaient vu refuser un but en fin de première période pour un hors-jeu de position, poussaient pour revenir au score, se montrant dangereux par Song Chong-gug, dont le tir passait au-dessus (52), Lee Eul-yong (54) puis Park Ji-sung, (64) alors que Rustu était gêné dans sa sortie par un défenseur. Lee Chun-soo (74), Ahn (83) ou Cha Doo-ri (84, 89), entré à la place de Lee Eul-yong, poursuivaient ensuite le festival sud-coréen. Mais Rustu, pourtant handicapé par une douleur à une cuisse, répondait présent. Les Coréens étaient finalement récompensés par Song, qui réduisait le score dans le temps additionnel (90+3). Trop tard... La Corée du Sud n’en termine pas moins à une très bonne quatrième place, réalisant la meilleure performance d’une équipe asiatique dans une Coupe du monde. Ce sont bras dessus bras dessous que les vainqueurs et les vaincus du jour ont salué le formidable public local. « Nous sommes très heureux d’avoir correctement et honorablement travaillé. Nous avions toujours dit que nous étions venus avec fierté et nous repartons avec fierté, a estimé l’entraîneur turc Senol Gunes. Le peuple turc aime mon équipe et mon équipe aime le peuple turc. Je pense que demain (dimanche), ce sera la rencontre de deux amoureux », a-t-il ajouté. « Les Turcs font toujours les choses en premier, a commenté Gunes. Nous avons inscrit le but le plus rapide et une grande équipe sud-coréenne a concédé trois buts pour la première fois du tournoi. Je dois également souligner que le public sud-coréen a été absolument fantastique. » Hiddink fier Quant au magicien de l’exploit sud-coréen, Guus Hiddink, il a été ovationné quand il a reçu la médaille du quatrième et a été lancé en l’air par les joueurs dans le rond central. Ces mêmes joueurs avaient formé auparavant un cercle sur le rond central pour symboliser leur unité, se mettant à genoux pour remercier ce public généreux qui a une nouvelle fois fait preuve de son enthousiasme. « Nous avons commis de grosses erreurs en défense en première mi-temps, a regretté Hiddink. Mais quand je vois ce public et ce que les garçons ont fait en seconde période, je peux être très fier d’eux. » « J’ai dû attendre longtemps ce but, a déclaré pour sa part un Hakan Sukur soulagé, désigné homme du match par la Fifa. C’était une victoire méritée et si nous nous étions qualifiés pour la finale, nous l’aurions gagnée également. » « La Turquie peut être fière ! », s’est exclamé Yildiray Basturk, qui a laissé échapper sur le fil trois titres cette saison avec le Bayer Leverkusen (championnat d’Allemagne, Coupe d’Allemagne et Ligue des champions) mais qui décroche ainsi sa première médaille de bronze d’une Coupe du monde. Un triomphe pour l’Asie Les organisateurs coréen et japonais du Mondial n’ont pas manqué de souligner la remarquable prestation des deux équipes hôtes, le Japon ayant tout de même décroché deux victoires et un nul au premier tour alors qu’il n’avait essuyé que des défaites lors de son premier Mondial il y a quatre ans. « Avant le début du tournoi, certains avaient émis des doutes sur les chances de succès d’une Coupe du monde dans une région qui ne s’est pas encore imposée comme un continent footballistique. Ces craintes se sont avérées sans fondement, comme l’ont amplement démontré l’organisation exemplaire du tournoi et la performance remarquable des deux pays hôtes », ont constaté les comités organisateurs dans un communiqué conjoint, qualifiant cette 17e Coupe du monde de triomphe pour l’Asie. Hakan Sukur buteur le plus rapide de la Coupe du monde Le Turc Hakan Sukur est devenu le buteur le plus rapide de l’histoire de la Coupe du monde de football avec un but inscrit samedi à la 11e seconde du match de classement contre la Corée du Sud à Daegu, selon un communiqué de la Fédération internationale (Fifa). Le précédent record appartenait au Tchécoslovaque Vaclav Masek, lors de la Coupe du monde 1962 au Chili. Il avait ouvert la marque face au Mexique (1-3) au bout de 15 secondes. Vient ensuite le but de l’Anglais Bryan Robson, lors du match Angleterre-France (1-3) en 1982 à Bilbao (Espagne), marqué au bout de 27 secondes à la suite d’une touche longue. Les buts qui ont marqué Le doublé de Ronaldo qui a donné la victoire (2-0) au Brésil contre l’Allemagne, hier en finale du Mondial 2002 de football, figure au livre d’or des buts qui ont marqué cette édition, tout comme celui du Turc Hakan Sukur marqué la veille après seulement 11 secondes de jeu, le record en phase finale. Le premier but de ce Mondial, signé du Sénégalais Pape Bouba Diop à la 30e minute du match inaugural contre la France, était, sans qu’on le sache encore, un premier caillou sur le dur chemin de croix qu’allaient suivre les Bleus. Le champion sortant, avec dans ses rangs les meilleurs buteurs des championnats d’Angleterre, d’Italie et de France, allait s’illustrer dans la catégorie « buts fantômes » : zéro marqué en trois matchs. Au chapitre somptueux, l’amorti poitrine du Brésilien Rivaldo contre la Belgique, dos au but, contrôle cheville, pivot et frappe du gauche en demi-volée restera comme un modèle d’enchaînement. Plus sobre mais plus pur, le geste de l’Uruguayen Diego Forlan pour le deuxième but de son équipe face au Sénégal : contrôle poitrine et reprise de volée. Pour l’instantané, un autre Uruguayen Dario Rodriguez mérite une place de choix avec sa volée de l’extérieur du gauche dans la lucarne du but danois. Insolite D’une beauté plus collective, le mouvement conclu par le Sénégalais Salif Diao face au Danemark après que le ballon fut allé en cinq passes presque sans contrôle des pieds de Henri Camara près de sa surface à ceux de Diao avec Khalilou Fadiga à la passe décisive. À la quantité, l’Allemand Miroslav Klose a été l’auteur du premier triplé contre l’Arabie saoudite et seul le Portugais Pauleta, contre la Pologne, a fait aussi bien. Mais le prix Tête d’or revient sans conteste à l’Allemand, auteur de cinq buts au total, tous du chef. Pour la surprise, bonne ou mauvaise, selon le camp, la palme revient au coup franc du Brésilien Ronaldinho face à l’Angleterre. De plus de 30 mètres sur la droite, un lob parfait qui se loge dans la lucarne droite de David Seaman, qui a sa part dans cette réussite. Pour l’insolite, le prix revient à Ronaldo et son but « à la Romario », du pointu, de la victoire contre la Turquie en demi-finale. Médaille d’or enfin pour les buts du même métal marqués par le Sénégalais Henri Camara contre la Suède, le Sud-Coréen Ahn Jung-hwan contre l’Italie et le Turc Ilhan contre le Sénégal. Seulement pour mémoire, il y eut aussi les buts du scandale, ceux refusés, injustement selon elles, à l’Italie, à l’Espagne et à la Belgique. Le bilan chiffré Le bilan chiffré du Mondial 2002 de football est le suivant à l’issue des 64 matchs de la phase finale : Total des buts : 161, soit une moyenne de 2,52 par match, contre 171 en 1998 (2,67) : – 1er tour : 130 buts (contre 126 en 1998) – 8e de finale : 17 buts (contre 23 en 1998) – Quarts de finale : 5 buts (contre 11 en 1998) – Demi-finales : 2 buts (contre 5 en 1998) – 3e place : 5 (contre 3 en 1998) – Finale : 2 (contre 3 en 1998) Total des buts marqués depuis l’origine : 1 916 Meilleur buteur : Ronaldo (Brésil), 8 buts But le plus rapide : Hakan Sukur (Turquie) après 11 secondes de jeu contre la Corée du Sud (3-2) en match pour la 3e place. Meilleure performance individuelle : Miroslav Klose (Allemagne, 3 buts contre l’Arabie saoudite au 1er tour, groupe E) et Pauleta (Portugal, 3 buts contre la Pologne au 1er tour, groupe D). Meilleure attaque : Brésil avec 18 buts devant l’Allemagne (14) et l’Espagne (10) Meilleure défense (sur l’ensemble du tournoi) : Allemagne (0,43 but par match) Équipes invaincues : Brésil, Espagne, Eire. Les éliminations de l’Espagne en quarts de finale par la Corée du Sud (0-0 ap, 5-3 tab) et l’Eire en huitièmes de finale par l’Espagne (1-1 ap, 3-2 tab) ne sont pas considérées comme une défaite par la Fédération internationale. Buts contre son camp : 3, Jorge Costa (Portugal), Agoos (États-Unis), Puyol (Espagne). Nombre de penalties : 13 (5 manqués). Total des cartons : 289 qui se décomposent ainsi : – Avertissements : 203 au premier tour, 36 en 8e de finale, 22 en quarts de finale, 6 en demi-finales, 3 lors du match pour la 3e place, 2 en finale – Cartons rouges : 17 (13 au premier tour, 3 en 8e de finale, 1 en quarts de finale) – Joueurs exclus : Caniggia (Arg), Ronaldinho (Bré), Suffo (Cmr), Shao Jiayi (Chn), Zivkovic (Cro), Henry (Fra), Ramelow (All), Totti (Ita), Marquez (Mex), Acuna et Paredes (Par), Beto et Joao Pinto (Por), Diao (Sen), Ceh (Slo), Alpay et Hakan Unsal (Tur). Affluences : 2 705 167 spectateurs (dont 1 969 746 pour les matches du 1er tour, 305 505 pour les 8e de finale, 171 120 pour les quarts de finale, 126 314 pour les demi-finales, 63 483 lors du match pour la 3e place, 69 029 pour la finale). Hommes du match Fifa Depuis le début du Mondial, la Fédération internationale de football (Fifa) désigne l’homme du match de chaque rencontre. Voici la liste des joueurs élus par la Fifa : France-Sénégal : El Hadji Diouf (Sén) Eire-Cameroun : Matt Holland (Eir) Uruguay-Danemark : Jon Dahl Tomasson (Dan) Allemagne-Arabie saoudite : Miroslav Klose (All) Argentine-Nigeria : Juan Veron (Arg) Paraguay-Afrique du Sud : Francisco Arce (Par) Angleterre-Suède : Sol Campbell (G-B) Espagne-Slovénie : Raul (Esp) Croatie-Mexique : Braulio Luna (Mex) Brésil-Turquie : Rivaldo (Bré) Italie-Équateur : Christian Vieri (Ita) Chine-Costa Rica : Ronaldo Gomes (CRC) Japon-Belgique : Junichi Inamoto (Jap) Corée du Sud-Pologne : Yoo Sang-chul (CdS) Russie-Tunisie : Yuri Nikiforov (Rus) États-Unis-Portugal : Brian McBride (É-U) Allemagne-Eire : Robbie Kean (Eir) Danemark-Sénégal : Khalilou Fadiga (Sén) Cameroun-Arabie saoudite : Samuel Etoo (Cmr) France-Uruguay : Fabien Barthez (Fra) Suède-Nigeria : Henrik Larsson (Suè) Espagne-Paraguay : Fernando Morientes (Esp) Argentine-Angleterre : Paul Scholes (Eng) Afrique du Sud-Slovénie : Quinton Fortune (AfS) Italie-Croatie : Milan Rapaic (Cro) Brésil-Chine : Roberto Carlos (Bré) Mexique-Équateur : Gerard Torrado (Mex) Costa Rica-Turquie : Paulo Wanchope (CRC) Japon-Russie : Junichi Inamoto (Jap) Corée du Sud-États-Unis : Brad Friedel (É-U) Tunisie-Belgique : Raouf Bouzaine (Tun) Portugal-Pologne : Pauleta (Por) Sénégal-Uruguay : Bouba Diop (Sen) Danemark-France : Zinédine Zidane (Fra) Arabie saoudite-Eire : Damien Duff (Eir) Cameroun-Allemagne : Miroslav Klose (All) Suède-Argentine : Johan Mjallby (Suè) Nigeria-Angleterre : Jay Jay Okocha (Ngr) Afrique du Sud-Espagne : Raul (Esp) Slovénie-Paraguay : Nelson Cuevas (Par) Turquie-Chine : Hasan Sas (Tur) Costa Rica-Brésil : Junior (Bré) Mexique-Italie : Cuauhtemoc Blanco (Mex) Équateur-Croatie : Edison Mendez (Equ) Tunisie-Japon : Hidetoshi Nakata (Jap) Belgique-Russie : Marc Wilmots (Bel) Pologne-États-Unis : Jacek Krzynowek (Pol) Portugal-Corée du Sud : Park Ji-sung (CdS). Huitièmes de finale : Allemagne-Paraguay : Jens Jeremies (All) Danemark-Angleterre : Rio Ferdinand (G-B) Suède-Sénégal : Henri Camara (Sén) Espagne-Eire : Iker Casillas (Esp) Mexique-États-Unis : Landon Donovan (É-U) Brésil-Belgique : Rivaldo (Bré) Japon-Turquie : Alpay (Tur) Corée du Sud-Italie : Ahn Jung-hwan (CdS). Quarts de finale : Angleterre-Brésil : Rivaldo (Bré) Allemagne-États-Unis : Claudio Reyna (É-U) Espagne-Corée du Sud : Lee Woon-jae (CdS) Sénégal-Turquie : Hasan Sas (Tur). Demi-finale : Allemagne-Corée du Sud : Michael Ballack (All) Brésil-Turquie : Ronaldo (Bré). Match pour la 3e place : Corée du Sud-Turquie : Hakan Sukur (Tur). Finale : Allemagne-Brésil : Ronaldo (Bré). Le tableau d’honneur de la Fifa Voici le tableau d’honneur décerné par la Fédération internationale de football (Fifa) lors du Mondial 2002 qui s’est achevé hier : Meilleur buteur : Ronaldo (Brésil) Prix Lev Yachine (meilleur gardien de but) : Oliver Kahn (Allemagne) Trophée du fair-play : Belgique, devant la Suède et le Japon « All Star Team » : Gardiens : Oliver Kahn (Allemagne), Rustu (Turquie) Défenseurs : Roberto Carlos (Brésil), Sol Campbell (Angleterre), Hong Myung-bo (Corée du Sud), Alpay (Turquie), Hierro (Espagne). Milieux de terrain : Rivaldo et Ronaldinho (Brésil), Claudio Reyna (États-Unis), Michael Ballack (Allemagne), Yoo Sang-chul (Corée du Sud). Attaquants : Ronaldo (Brésil), El Hadji Diouf (Sénégal), Hasan Sas (Turquie), Miroslav Klose (Allemagne). Le Ballon d’or du meilleur joueur sera annoncé demain.
La Turquie et la Corée du Sud ont offert une véritable fête du football à l’occasion de la « petite » finale pour la troisième place de la Coupe du monde samedi à Daegu, remportée 3 à 2 par une équipe turque plus mûre face à la fougue du groupe sud-coréen. Désireuses toutes les deux de gagner, mais sans la pression d’une finale, les deux équipes ont livré un match offensif et plein, notamment en première mi-temps, alors qu’en seconde période, les protégés de Senol Gunes, qui menaient 3-1 à la pause, ont fait de la résistance face à la marée rouge. Après une minute de silence pour les victimes sud-coréennes d’un échange de tirs entre des bâtiments de guerre de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, un silence de plomb s’abattait à la onzième seconde de jeu sur le World Cup Stadium de Daegu, où...