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Actualités - Chronologie

Pakistan Musharraf pourrait concentrer l’essentiel des pouvoirs avant les législatives

À moins de quatre mois d’élections législatives cruciales pour le Pakistan, le gouvernement militaire a proposé de réviser la Constitution en renforçant considérablement les pouvoirs du président Pervez Musharraf, ce qui a provoqué hier une vive réaction des partis politiques. Les 28 amendements à la Constitution, proposés mercredi par le gouvernement, devraient donner au général Musharraf – à la tête du Pakistan depuis un coup d’État en octobre 1999 – les pouvoirs de renvoyer le Premier ministre et de dissoudre l’Assemblée nationale. Le général, qui s’était autoproclamé président en juin 2001, avait promis de réviser la Constitution en vue d’établir une « véritable » démocratie. Les amendements ont été dévoilés à moins de quatre mois d’élections législatives, au terme desquelles sera restaurée la fonction de Premier ministre, qui avait disparu à la suite du coup d’État sans effusion de sang de 1999. Les partis et analystes politiques ont réagi jeudi en condamnant vigoureusement la révision envisagée qui, selon eux, va faire du général Musharraf « un parrain » et cantonner le Premier ministre dans un rôle de gestionnaire. Selon les amendements proposés, un Conseil de sécurité nationale, présidé par le chef de l’État, aurait les pouvoirs de démettre de leurs fonctions les gouvernements fédéral et provinciaux, de dissoudre les assemblées nationale et provinciales et de déclarer l’état d’urgence. Les 28 amendements à la Constitution pakistanaise de 1973 doivent faire l’objet d’un débat public pendant un mois avant d’être finalisés par le cabinet et l’actuel Conseil de sécurité, a déclaré le secrétaire de l’Information, Anwar Mahmood. « Le gouvernement voudrait qu’un débat sain soit conduit sur les amendements proposés », a-t-il assuré. Parmi les amendements, figure celui sur la loi électorale, qui prévoit notamment que seuls les titulaires de diplômes universitaires seraient en droit de se présenter aux élections législatives. Cet amendement, très décrié par plusieurs partis, est actuellement contesté devant la Cour suprême.
À moins de quatre mois d’élections législatives cruciales pour le Pakistan, le gouvernement militaire a proposé de réviser la Constitution en renforçant considérablement les pouvoirs du président Pervez Musharraf, ce qui a provoqué hier une vive réaction des partis politiques. Les 28 amendements à la Constitution, proposés mercredi par le gouvernement, devraient donner au général Musharraf – à la tête du Pakistan depuis un coup d’État en octobre 1999 – les pouvoirs de renvoyer le Premier ministre et de dissoudre l’Assemblée nationale. Le général, qui s’était autoproclamé président en juin 2001, avait promis de réviser la Constitution en vue d’établir une « véritable » démocratie. Les amendements ont été dévoilés à moins de quatre mois d’élections législatives, au terme desquelles sera...