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Actualités - Chronologie

La presse US fustige l’aspect « unilatéral » des propositions de Bush

Plusieurs grands quotidiens américains se sont montrés plutôt critiques hier à l’égard des déclarations que vient de faire le président George W. Bush sur le Proche-Orient, estimant qu’il s’agissait là d’une « approche unilatérale ». Relevant « l’appel de Bush à de nouvelles direction et institutions palestiniennes », le Washington Post note que le président américain n’est pas parvenu à se prononcer sur les réticences israéliennes à promouvoir une solution passant par la coexistence de deux États, celui d’Israël et un autre palestinien. Le journal souligne que s’« il ne remplit pas ces pages blanches, le danger » sera que le discours de lundi soit « mis aux archives », tandis que « la violence continuera et connaîtra une escalade ». « Un plan sans carte », écrit, de son côté, le New York Times, apparemment d’accord avec le Washington Post pour fustiger l’aspect « unilatéral » des propositions de M. Bush. « Les Israéliens et les Palestiniens ont besoin d’une carte routière dans laquelle une concession de l’un sera suivie d’une concession de l’autre », poursuit le quotidien. « Sur ce point, le discours d’hier a beaucoup laissé à désirer », ajoute-t-il. « Bush ne semble rien attendre dans l’immédiat de la part des Israéliens et a paru exclure une amélioration dans la vie des Palestiniens, tant que Yasser Arafat ne sera pas renvoyé », écrit encore le New York Times. « Le problème le plus évident avec le plan Bush, c’est qu’il ne donne pas de feuille de route réaliste aux Palestiniens », relève pour sa part USA Today, soulignant que désormais, si des Palestiniens modérés soutiennent le renversement d’Arafat, « ils pourraient affronter la colère populaire et être traités d’instruments des États-Unis ». Le discours présidentiel a également été sévèrement critiqué par le Los Angeles Times, pour lequel M. Bush « a soulevé plus de questions qu’il n’en a résolues » en demandant le départ de M. Arafat, et a fixé pour l’avènement d’un État palestinien une échéance (trois ans) « d’une longueur décourageante ». En revanche, selon le Wall Street Journal, les déclarations du président sont « potentiellement un saut majeur en avant pour la diplomatie américaine au Moyen-Orient », soulignant que pour M. Bush « si les Palestiniens veulent que le monde les reconnaisse en tant qu’État, ils doivent alors se comporter comme un (État) civilisé ». Si M. Bush veut que son discours devienne réalité, « les États-Unis devront insister sur de vraies élections. Cela signifiera résister aux Saoudiens, aux Européens et surtout au département d’État », le ministère américain des Affaires étrangères, « qui considère que ses principaux alliés dans la région sont les dictatures arabes, et particulièrement l’Arabie saoudite », note le quotidien économique.
Plusieurs grands quotidiens américains se sont montrés plutôt critiques hier à l’égard des déclarations que vient de faire le président George W. Bush sur le Proche-Orient, estimant qu’il s’agissait là d’une « approche unilatérale ». Relevant « l’appel de Bush à de nouvelles direction et institutions palestiniennes », le Washington Post note que le président américain n’est pas parvenu à se prononcer sur les réticences israéliennes à promouvoir une solution passant par la coexistence de deux États, celui d’Israël et un autre palestinien. Le journal souligne que s’« il ne remplit pas ces pages blanches, le danger » sera que le discours de lundi soit « mis aux archives », tandis que « la violence continuera et connaîtra une escalade ». « Un plan sans carte », écrit, de son côté, le New York...