Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Amman et Le Caire s’opposent à l’idée d’un État palestinien provisoire

La Jordanie et l’Égypte ont affiché hier leur opposition catégorique à l’idée d’un État palestinien « provisoire » et invité le président américain George W. Bush à annoncer une position « juste » et « équilibrée » sur le règlement du conflit israélo-palestinien. Amman et Le Caire, importants alliés arabes des États-Unis et seuls pays arabes signataires d’un traité de paix avec Israël, ont également affirmé leur attachement aux demandes arabes quant à un règlement « définitif » du problème palestinien, à un moment où Israël durcit sa politique vis-à-vis des Palestiniens à la suite d’un attentat-suicide lundi à Jérusalem. Lors d’une rencontre de deux heures à l’aéroport d’Amman, le roi Abdallah II et le président Hosni Moubarak ont ainsi « souhaité que la prochaine initiative de M. Bush soit équilibrée et conforme aux résolutions de la légalité internationale liées à la question palestinienne », selon le palais royal jordanien. Ils ont exigé que soit « défini un calendrier pour les négociations sur le règlement du problème palestinien » et que ces négociations puisse « déboucher sur un État palestinien viable », a indiqué la même source. Le président égyptien s’est ensuite rendu à Damas, où il a eu des entretiens avec son homologue syrien, Bachar el-Assad. Selon Sana, MM. Assad et Moubarak ont évoqué « les résultats » de la visite de M. Moubarak aux États-Unis le 8 juin et « la situation dans la région arabe ». Dans une interview à l’hebdomadaire l’Express, le souverain hachémite a affirmé que tout son peuple était « en colère » en raison de ce qui se passe en Cisjordanie. Les chefs de la diplomatie jordanienne Marwan Moasher et égyptienne Ahmed Maher ont été plus critiques dans des déclarations à la presse avant le départ de M. Moubarak pour la Syrie, exprimant clairement leur opposition à l’idée d’un État palestinien provisoire. Des propositions en ce sens ont été récemment évoquées par des sources officielles américaines. « Nous ne pouvons pas comprendre comment établir un État provisoire. Tout État palestinien doit avoir une pleine souveraineté sur le territoire palestinien », a indiqué M. Moasher. M. Maher a souligné que la déclaration de M. Bush devrait « contenir un calendrier précis » pour le règlement du conflit israélo-palestinien. M. Moasher a formulé le vœu que le discours, très attendu mais retardé, dans lequel M. Bush doit annoncer ce que les États-Unis entendent entreprendre au Proche-Orient, soit « juste et équilibré, évoque explicitement la nécessité de passer au stade de règlement définitif mais non pas de solutions intérimaires ». Le conseiller politique du président égyptien Hosni Moubarak, Oussama el-Baz, a, quant à lui, affirmé hier que la conférence proposée sur le Proche-Orient se tiendrait « en plusieurs phases et à différents niveaux ». Le conseiller a également indiqué qu’il « n’y a pas encore d’accord sur la date et le lieu de cette conférence ni sur les pays qui y prendraient part ».
La Jordanie et l’Égypte ont affiché hier leur opposition catégorique à l’idée d’un État palestinien « provisoire » et invité le président américain George W. Bush à annoncer une position « juste » et « équilibrée » sur le règlement du conflit israélo-palestinien. Amman et Le Caire, importants alliés arabes des États-Unis et seuls pays arabes signataires d’un traité de paix avec Israël, ont également affirmé leur attachement aux demandes arabes quant à un règlement « définitif » du problème palestinien, à un moment où Israël durcit sa politique vis-à-vis des Palestiniens à la suite d’un attentat-suicide lundi à Jérusalem. Lors d’une rencontre de deux heures à l’aéroport d’Amman, le roi Abdallah II et le président Hosni Moubarak ont ainsi « souhaité que la prochaine initiative de...