La dyslexie n’est ni une infirmité ni un mal irrémédiable. Quand on pense que Thomas Edison, Auguste Rodin, Albert Einstein, entre autres génies, étaient dyslexiques, on finit par souhaiter en faire partie... Malheureusement, il est indéniable qu’elle constitue un handicap, puisqu’elle est très souvent à l’origine de l’échec scolaire. Sans compter les adultes «touchés», victimes de ses répercussions sur le psychisme. Car comme tout handicap, la dyslexie retentit sur «l’esprit» autant que sur le corps. Fait étrange, les dyslexiques de genre masculin sont trois fois plus nombreux que les filles et dont 1 à 3 pour cent gravement... Que faut-il donc penser de ce trouble de l’apprentissage dont personne ne semble coupable? Parents, hérédité, enseignement, milieu social ont été innocentés. Décrite pour la première fois en 1896 par le Dr Pingle Margau, médecin britannique, la dyslexie implique une difficulté durable de l’acquisition de l’automatisme de la lecture et de son apprentissage. Et cela chez des sujets intelligents et normalement scolarisés. Décrite ainsi, l’anomalie paraît tout à fait bénigne. Or, mal prise en charge, elle entraîne un important retard scolaire et cela dès le début de la scolarisation. En d’autres termes, des enfants disposant au départ de tous les atouts de réussite sont condamnés, dès le début de leur initiation, à la marginalisation et à l’échec... Les difficultés les plus fréquentes rencontrées par les enfants dyslexiques sont: la confusion des lettres de forme voisine (d et b, g et p pour le français); la confusion des sons («ch» et «je» ou «te» et «d», «g» et «k»); les difficultés phonologiques séquentielles et de mémorisation. Les enfants dyslexiques éprouvent de la difficulté à respecter l’ordre de l’alphabet, celui de la gamme des jours de la semaine, des mois. Ils mémorisent avec peine le langage écrit et oral alors qu’ils se rappellent parfaitement les événements vécus. Les troubles de l’attention, les difficultés dans l’acquisition de l’automatisme de lecture, la peine à suivre les rythmes scolaires, les difficultés de s’orienter dans le temps ou dans l’espace peuvent révéler une dyslexie. Tout comme une tendance à l’hyperactivité, une certaine maladresse dans les gestes, des difficultés d’écriture (dysgraphie), des difficultés de calcul. Sa gravité dépend davantage de l’intensité des troubles plutôt que de leur cumul. Troubles accessoires La dyslexie, dans certains cas, peut s’accompagner de perturbation du langage, de troubles visuelles et/ou de l’audition, d’une mauvaise orthographe, d’une mauvaise interprétation des phrases, d’une lenteur excessive dans toutes les tâches, de la difficulté de faire correspondre les sous-entendus aux lettres, d’un mauvais repérage dans le temps (passé, présent, futur), de problèmes de conjugaison, de ponctuation aberrante, de difficultés d’organisation personnelle. Le décalage du rythme entre la pensée et le mouvement, la fatigabilité et le manque de concentration qui s’ensuivent entraînent un refus scolaire qui augmente avec les années. L’hypothèse héréditaire Selon les résultats des enquêtes entreprises en France, 70% des dyslexiques présentent des antécédants familiaux. Une équipe britannique a affirmé de son côté, en février 1998, avoir isolé les gènes responsables de ce trouble, ce qui confirme l’hypothèse héréditaire. Mais les causes de la dyslexie restent encore mal connues. Longtemps attribuées à des troubles psychologiques ou affectifs, ces causes aujourd’hui semblent de plus en plus dues à des implications neurologiques et génétiques. Dans tous les cas, compte tenu du fait qu’une dyslexie peut compromettre lourdement l’avenir d’un enfant, il ne faut pas tarder à consulter. Les difficultés et troubles occasionnés par la dyslexie peuvent entraîner des répercussions sur le comportement et enfoncer l’enfant dans un échec scolaire durable ou, plus grave encore, à des perturbations psychologiques durables. La nécessité pour les parents, donc, de prendre énergiquement le problème en main ne fait pas de doute. Indépendamment des soins spécifiques et d’organisation du dépistage dès quatre à sept ans, des pays avancés sont en train d’étudier des mesures spécifiques: aménagement d’examens, prise en charge des troubles graves, formation d’enseignants aux aspects de la dyslexie, financement de recherches sur cette pathologie. En France, trente millions de francs avaient été récemment alloués pour créer des centres de référence sur tout le territoire, dans une tentative de gérer, dans l’immédiat, la dyslexie à l’école. Il serait bon qu’on commence au Liban aussi à s’intéresser à ce problème dont les implications sont graves autant pour l’enfant et sa famille que pour la société... La dyslexie au quotidien La dyslexie n’étant pas un trouble d’origine biologique ni une tare, elle n’est pas irrémédiable. Liée à des perturbations psychologiques, elle constitue un problème en rapport avec des difficultés relationnelles, généralement avec le père. Plus les rapports père-enfant sont difficiles, plus le rapport à la lettre est évident. En faisant la différence entre une écoute (désir de communiquer) non harmonieuse et une ouïe (audition) normale, les spécialistes révèlent que deux personnes n’entendent pas la même chose à partir du même son. Pour eux, les distorsions sonores créent les distorsions du langage. Un enfant peut entendre «b» au lieu de «p» ou «f» au lieu de «s». Qu’est-ce qui permet au spécialiste de déceler la dyslexie chez l’enfant? Il existe un test spécifique qui permet de vérifier la sélectivité tonale de l’oreille susceptible, dans certains cas, de conduire à une compréhension complètement faussée d’un mot. Le test d’écoute permet de distinguer 75% des gauchers de l’oreille chez les dyslexiques. Normalement, c’est l’oreille droite et le cerveau gauche qui travaillent. L’oreille gauche transmet le message au cerveau droit qui doit ensuite le transmettre au cerveau gauche. Il y a donc un allongement du circuit. Ces enfants tenus de revenir en arrière dans la lecture vont lire cho-la-co pour chocolat. Quelle attitude adopter? L’enfant dyslexique a besoin d’être mis en confiance. En lui exposant les difficultés qu’il a et ce qu’on va faire pour les corriger, ce qui lui permettra de faire des progrès. Il ne faut surtout pas mentir. En aucun moment. Ne jamais montrer du doigt un dyslexique en s’enfonçant de plus en plus dans ses difficultés. Ne pas insister sur les fautes d’orthographe, aussi énormes soient-elles. Et, avant tout, s’armer de patience... Accouchement Un appareil réducteur de la douleur Récemment mis au point, un appareil réussit à alléger sensiblement les douleurs de l’accouchement dans plus de 82% des cas. Il permet donc à la parturiente de participer, consciente et sans intense souffrance, à la mise au monde de son enfant. Parallèlement, le nouveau-né se trouve épargné des effets que pourraient avoir les analgésiques administrés éventuellement à la mère pour calmer l’intensité de sa douleur. Pulsar Tense, l’appareil en question, émet des pulsations électriques transcutanées (à travers la peau) qui stimulent la sécrétion d’endorphine. Cette substance naturelle (polypeptide) a une action analgésique puissante. Simultanément, la stimulation opérée par l’appareil empêche un grand nombre de signaux douloureux d’être perçus par le cerveau, qui déclencherait alors la sensation douloureuse. La stimulation opérée par l’appareil et le degré de la réduction sont réglés par la parturiente elle-même, selon ses sensations et l’intensité des contractions. Et il en est de même pour l’arrêt et la mise en marche des pulsations électriques. Un nombre important d’études confirment l’efficacité de ce nouvel auxiliaire obstétrical ainsi que sa totale innocuité autant pour la mère que pour le nouveau-né. À chaque bébé son rythme L’âge de la marche, celui de la parole, de la propreté, varie d’un enfant à l’autre, ce qui ne manque pas parfois d’inquiéter la famille et en particulier les mamans. Ces réactions ne sont pas justifiables, car chaque nourrisson avance à son rythme. Les causes des écarts entre un enfant et l’autre sont si nombreuses que le contraire serait pour le moins étonnant. Une histoire de gènes Même au sein d’une même famille, chaque membre a des gènes différents. Pourtant on ne s’inquiète nullement de ce fait, parfaitement normal. De surcroît, chaque famille a des références culturelles favorisant des acquisitions. Par exemple, si l’entourage valorise la parole, l’enfant parlera de bonne heure. Chaque nouvel apprentissage demande un grand effort au nourrisson. S’il s’initie à une activité, il ne sera pas propre en même temps! Le résultat final peut couver pendant des semaines ou même des mois. Ce travail préparatif, souterrain, est ignoré ou méconnu par l’entourage. On juge toujours les progrès des jeunes enfants sur des critères visibles: marche, parole, propreté. Or le nourrisson «apprend» dans le même temps des domaines invisibles: psychologique, relationnel, intellectuel. Comme les êtres ne peuvent être performants à tous les niveaux, il est normal qu’ils accusent des différences. Sans oublier que tous les enfants ne s’activent pas dans le même ordre, il faut donc leur laisser le temps. Une petite avance par ailleurs à 18 mois ou plus tard ne prédit pas l’éclosion d’un génie, pas plus qu’un léger retard n’est le signe d’anomalie inquiétante. En général, vers 5-6 ans tous les enfants se rattrapent: ils courent, racontent des histoires, dessinent. La vie en société les incite à la compétitivité. Le rythme personnel de chaque petit est à respecter, car il est le meilleur gage de son équilibre et de sa réussite future. Éviter cette pression, c’est prévenir l’angoisse et le sentiment d’échec à l’âge adulte. Les pédiatres disent toujours qu’il faut patienter, donner du temps au temps. Le petit être fait une acquisition quand il en est prêt. On ne peut la réglementer ou insister au risque de la bloquer inutilement, en faisant sentir à l’enfant qu’il inquiète ou déçoit ses parents. La noix, un bon stimulant ? Offrez-vous une petite coque pleine d’énergie si vous sentez vos batteries à vide... La noix, comme tous les fruits «à huile» (oléagineux), est une mine d’acides gras, de vitamines et de minéraux (magnésium, potassium, calcium). Avec 600 calories pour 100 g, elle constitue un aliment de choix pour les sportifs et les jeunes en pleine croissance. Les grosses noix ne sont pas meilleures que les petites. Les moyennes, un peu rabougries, sont saines et savoureuses. Les noix fraîches sont huit fois moins caloriques que les sèches. Donc, en cas de régime, elles sont de bonnes amies. Mais gare aux aphtes... La petite peau qui les entoure est à enlever... Soleil et vision Les yeux sous haute protection L’été n’est pas sans risques pour les yeux... Rayonnement intense, sel et mer, sable et désinfectants dans l’eau de la piscine ne sont pas sans conséquences pour ces organes délicats et précieux. Le soleil et les abus qu’il inspire sont parfois à l’origine de sérieuses atteintes oculaires. En commençant par une simple irritation de la conjonctive à l’agression de la cornée ou la rigidité du cristallin... Les ravages du sable Il ne faut jamais perdre de vue les risques du sable pour les yeux. Une simple projection (coup de vent, jeux d’enfants, faux mouvement, maladresse) peut provoquer une infection. Le grain de sable logé sous la paupière déclenche une irritation immédiate qui n’est pas toujours sans conséquence... Laver l’œil à grande eau, sous le robinet, peut généralement déloger l’intrus et éviter des complications. Autrement, utiliser du sérum physiologique stérile, acheté en pharmacie. Si le grain est visible, on peut aussi tenter, avec l’aide de quelqu’un, de l’enlever avec un coin de mouchoir rigoureusement propre et humide. Autrement, le mieux serait de s’adresser à l’oculiste. Dans cette circonstance, il est recommandé de couvrir l’œil avec une compresse stérile pour éviter les mouvements oculaires. Surtout si le grain est enfoncé dans la partie colorée de l’œil. Les dents de la piscine Si les dents de la mer sont aussi bien connues que les inconvénients de la piscine, ceux-ci ne sont pas sans risques non plus... L’eau trop chlorée ou porteuse de trop grande quantité de désinfectants n’est pas sans lien avec une inflammation de la muqueuse (conjonctivite). Cette atteinte entraîne un larmoiement intense, une photophobie (répulsion pour la lumière dont la perception devient pénible) et parfois une sécrétion purulente. Le mieux serait alors de consulter l’ophtalmologue car ce petit incident pourrait cacher une kératite ou une élévation anormale de la pression intraoculaire provoquant une sérieuse altération du champ visuel. Les effets nocifs des UV Au retour d’une journée d’exposition solaire, les yeux brûlent et il en est de même pour les randonnées maritimes. Si la douleur est intense, on penserait qu’il s’agit d’une kératite. Ce qui correspond à une inflammation ou une ulcération de la cornée. Dans le premier cas, la cornée est capable de remplacer les cellules abîmées, en quarante-huit heures, si elle est aidée par le port de verres fumées et l’éviction de toute lumière forte. Si au bout de 48 heures l’amélioration n’est pas sensible, il faut impérativement consulter un spécialiste de crainte que cet état ne soit une atteinte plus grave de la rétine. Une autre partie de l’œil susceptible de dégâts solaires serait le cristallin. Cette lentille optique, au fil des jours, perd de son élasticité, entraînant une altération de la vision proche (presbytie précoce). Mais, plus grave, le cristallin peut s’épaissir, s’opacifier et, à terme, provoquer une cataracte. D’où la recommandation de porter des lunettes solaires, car toute réverbération multiplie par dix les effets nocifs des rayons ultraviolets. Les lunettes pourvues d’un véritable filtre de protection, conforme aux normes, devront être de mise, dès le plus jeune âge, au Liban où l’ensoleillement est, même en hiver, intense.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La dyslexie n’est ni une infirmité ni un mal irrémédiable. Quand on pense que Thomas Edison, Auguste Rodin, Albert Einstein, entre autres génies, étaient dyslexiques, on finit par souhaiter en faire partie... Malheureusement, il est indéniable qu’elle constitue un handicap, puisqu’elle est très souvent à l’origine de l’échec scolaire. Sans compter les adultes «touchés», victimes de ses répercussions sur le psychisme. Car comme tout handicap, la dyslexie retentit sur «l’esprit» autant que sur le corps. Fait étrange, les dyslexiques de genre masculin sont trois fois plus nombreux que les filles et dont 1 à 3 pour cent gravement... Que faut-il donc penser de ce trouble de l’apprentissage dont personne ne semble coupable? Parents, hérédité, enseignement, milieu social ont été innocentés. Décrite pour la...