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Allemagne-Paraguay : un billet en première(photos)

Pour la première confrontation de leur histoire, l’Allemagne et le Paraguay se rencontrent aujourd’hui à Seogwipo, dans l’île méridionale sud-coréenne de Jeju, avec pour enjeu un billet pour un quart de finale du Mondial 2002 de football. L’Allemagne, triple championne du monde et d’Europe, a terminé première du groupe E avec deux victoires et un match nul alors que le Paraguay s’est attribué sur le fil la seconde place qualificative du groupe B. Le sélectionneur allemand Rudi Voeller n’a rien manqué mercredi du match de la dernière chance remporté (3-1) par les Guaranis contre la Slovénie. Hier, il a réitéré le respect devant « l’attitude et le moral » du Paraguay, qui sera un « adversaire très très fort ». « Nous allons tenter de faire rapidement la décision », a annoncé le sélectionneur qui a mis son équipe en garde quant « aux contres ». « Ils ont aussi deux attaquants dangereux pour leur jeu de tête », a ajouté Voeller, faisant allusion à Roque Santa Cruz et Jose Cardozo. Regonflé à bloc Paradoxalement, cette qualification à l’arraché a regonflé à bloc le moral des Sud-Américains entraînés par l’Italien Cesare Maldini. N’ayant senti que le vent du boulet, ils s’autorisent maintenant toutes les ambitions. « Nous sommes en mesure de gagner », a réaffirmé Roque Santa Cruz hier. En connaisseur, puisqu’il évolue au Bayern Munich (D1 allemande). L’expérimenté Maldini (70 ans) est plus prudent et se borne à souligner que « le match sera difficile ». Les Allemands misent en attaque sur l’efficacité de Miroslav Klose, en tête du classement des buteurs de ce Mondial. Mais, dans le secteur défensif, ils devront vite apprendre à accommoder les restes en raison de la suspension de trois titulaires : Karsten Ramelow, Dietmar Hamann et Christian Ziege. En outre, la mauvaise nouvelle est venue du meneur de jeu Michael Ballack, qui souffre d’une contraction musculaire au mollet et n’a pris part à l’entraînement ni jeudi ni vendredi. Un dernier test sera effectué juste avant la rencontre, selon Rudi Voeller. Remonteur de pendules Après l’exclusion de Ramelow, Voeller avait changé le schéma, mettant en place une défense à quatre qui a fait ses preuves et pourrait l’inspirer face au Paraguay. Un peu dépité par la kyrielle d’absents, le sélectionneur allemand a toutefois estimé que « chaque joueur doit être capable de s’intégrer dans un certain système ». Chez les Sud-Américains, éliminés il y a quatre ans au même stade de la compétition par le futur champion du monde, la France, c’est le milieu de terrain Carlos Paredes qui purgera un match de suspension. Deux remplaçants ont été les héros de la qualification face à la Slovénie : Nelson Cuevas, auteur du but de l’égalisation puis du troisième but décisif, et Jorge Campos, qui a marqué le deuxième. Et le Paraguay reste l’équipe de José Luis Chilavert, pas vraiment irréprochable dans son rôle de gardien de but lors des matches de poule, mais toujours infatigable « remonteur de pendules ». Sans oublier sa monumentale frappe de balle sur coup de pied arrêté. Lui qui rêve toujours de marquer dans ce Mondial. Mais il aura en face le capitaine Oliver Kahn, qui voudrait fêter le jour de son 33e anniversaire par une victoire et qui plus est, sans encaisser de but. Danemark-Angleterre : la tournée des « Beckham Boys » continue La tournée japonaise des très populaires « Beckham Boys » continue ce soir à Niigata par un huitième de finale Angleterre-Danemark (14h30 heure de Beyrouth), premier choc éliminatoire sur le parcours de deux équipes très solides, à défaut d’être géniales. Depuis leur arrivée en Asie, les hommes de Sven Goran Eriksson et de Morten Olsen font dans le sérieux, sans fioritures, et la méthode a porté ses fruits : les Anglais ont été les seuls du groupe F à battre les Argentins (1-0) et les Danois ont parachevé l’élimination des Français (2-0) dans le groupe A, ce qui donne une idée de leur potentiel. « Si nous jouons aussi bien que contre l’Argentine, ça va bien nous aider. Je pense que ça pourrait suffire », a dit Eriksson hier, après l’entraînement des Anglais au Big Swan Stadium. « J’ai toujours dit qu’on s’améliorerait au fur et à mesure qu’on survit dans cette compétition, il va falloir le montrer samedi », a ajouté le Suédois. Les deux équipes sont encore invaincues dans ce Mondial, la défense danoise a été bien étanche contre la France, alors que le point fort présumé des Anglais est plutôt l’attaque, autour de David Beckham, docteur en coups de pied arrêtés, et de Michael Owen. Le Ballon d’or européen en exercice n’a pas encore marqué dans ce Mondial, mais Eriksson n’est pas inquiet : « Il joue de mieux en mieux. Il a eu des occasions, mais il n’a pas eu de chance. » Cela promet une jolie empoignade dans le plus pur style anglo-saxon, puisque cinq Danois susceptibles d’être alignés samedi opèrent en Premier League (D1 anglaise). C’est peut-être pour cela que les Anglais ont « choisi » de rencontrer les Danois, qui ne risquent pas de les surprendre, en se contentant d’un match nul contre le Nigeria (0-0), et donc d’éviter le Sénégal, demain en plein soleil. L’avenir dira si c’était le bon choix. En tout cas, les Anglais peuvent s’estimer bien préparés par leur match d’ouverture contre la Suède (1-1). La différence, c’est que cette fois il faudra gagner, comme en 1994 à Londres, lors de la dernière rencontre, amicale, entre les deux équipes (1-0). Ce sera un match « sur le fil du rasoir », ajoute Sol Campbell, qui fêtera aujourd’hui sa 50e cape internationale. De leur côté, les Danois s’inquiétaient toujours hier soir pour leur attaquant Jon Dahl Tomasson, qui a déjà marqué quatre buts dans ce Mondial, et le milieu défensif Stig Tofting, mais il y avait peut-être une part d’intox dans ce doute soigneusement entretenu. Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient ravis d’éviter leurs voisins suédois : perdre un derby entre Scandinaves est toujours plus embêtant qu’une défaite contre les vedettes anglaises. En récompense, le vainqueur de ce soir a toutes les chances d’affronter le Brésil en quarts de finale. Brésil-Danemark, c’était justement l’un des quarts du Mondial 98. À cette époque, les « Beckham Boys » n’étaient encore qu’un groupe amateur, aux tournées moins longues. L’Espagne ne veut pas être une victime du Maccarthysme Clairement favorite du huitième de finale du Mondial de football qui l’oppose à l’Eire demain à Suwon, l’Espagne se méfie de son adversaire et cherchera à éviter d’apparaître sur la liste noire de l’entraîneur irlandais Mick McCarthy. « L’histoire nous a appris qu’à chaque fois qu’on s’est cru supérieurs on est rentrés à la maison avant l’heure », rappelle le sélectionneur espagnol José Antonio Camacho qui a mis en garde ses joueurs : « L’Eire ce n’est pas du gâteau, au contraire, c’est une des équipes les plus en forme du moment. En plus, ils fonctionnent toujours de la même manière : ils ne doutent pas et savent ce qu’ils ont à faire. » L’entraîneur qui avait fait jouer une sorte d’équipe B contre l’Afrique du Sud (3-2) va revenir à son équipe classique. L’attaquant Diego Tristan, qui n’a repris l’entraînement complet qu’hier après sa blessure à l’aine, cédera sa place à Fernando Morientes, auteur d’un doublé contre le Paraguay. Le seul doute réside au milieu de terrain où Luis Enrique et Ivan Helguera sont en concurrence. Le Madrilène tient la corde, les Espagnols s’étant montrés plus convaincants avec deux milieux défensifs. Les Irlandais endossent, eux, volontiers le rôle de Petit Poucet. « On est peut-être les outsiders mais on espère créer une nouvelle surprise », affirme le défenseur irlandais Garry Breen. Matt Holland souligne : « L’Espagne a une équipe magnifique mais tout peut arriver. » Les Irlandais sont en pleine confiance et ont réussi une sorte d’union sacrée après l’éviction de leur joueur emblématique, Roy Keane. Tous les joueurs sont désormais logés à la même enseigne et le vétéran capitaine Steve Staunton s’en frotte les mains : « L’équipe mérite d’être là. On joue de mieux en mieux. Beaucoup de joueurs sont jeunes et inexpérimentés mais ils ont changé l’équipe pour le mieux. » « Pas besoin d’être spécialiste pour savoir que l’Espagne a une grande équipe, les trois victoires parlent d’elles-mêmes... Nous sommes là parce que nous nous sommes qualifiés, et les Espagnols savent que ce sera dur contre nous. Sur le papier, nous sommes les victimes, et ce rôle nous a bien réussi jusqu’ici », estime l’entraîneur Mick McCarthy qui a su gommer les stéréotypes du jeu britannique (« kick and rush » et jeu de tête) pour un jeu plus léché et plus défensif basé sur des contres rapides. « C’est certainement l’équipe la mieux organisée de toutes celles que nous avons rencontrées jusqu’ici. Ils sont bien posés en défense et il sera dur de trouver la faille. En attaque, ils savent faire circuler le ballon », estime Sergio. Les Irlandais seront eux aussi au complet avec notamment « l’autre » Keane, Robbie, qui a fait des merveilles au premier tour et leur gardien Shay Given (Newcastle), que son entraîneur qualifie de « meilleur gardien de la première division anglaise ». Les Espagnols espèrent lui donner du travail demain. Suède-Sénégal, aucun répit pour les survivants Le Sénégal et la Suède, qui ont tous deux survécu à un groupe très relevé, n’ont pas le droit au moindre répit en huitième de finale du Mondial 2002 de football demain à Oita (sud) dans une rencontre où tout dépend en partie de la capacité des Africains à bousculer la rigueur défensive des Scandinaves. L’affiche du stade Big Eye aurait très bien pu être France-Argentine, mais le Sénégal a battu les champions du monde (1-0), éliminés avec deux défaites et un nul, et la Suède a fini haut la main en tête du « groupe de la mort » devant l’Angleterre, et surtout devant les Argentins qui ont repris le chemin de Buenos Aires. Pour ce match d’outsiders qui ont le vent dans le dos, le Sénégal doit jouer sans deux pièces maîtresses au milieu de terrain, Salif Diao (Sedan/Fra) et Khalilou Fadiga (Auxerre/Fra), tous les deux suspendus. Le défenseur Ferdinand Coly (RC Lens/Fra), touché derrière un genou contre l’Uruguay (3-3), prendra une décision aujourd’hui lors d’un dernier entraînement. Les Suédois ont également leur petit souci. Outre la blessure de Patrik Andersson, reparti à Barcelone, ils pourraient bien être privés d’un autre joueur niveau Ligue des champions, avec Fredrik Ljungberg (Arsenal/Eng). Comme Coly, le « Gunner », touché à la hanche gauche, ne prendra sa décision qu’aujourd’hui. Un peu perplexes, Suédois et Sénégalais s’observent à distance, après avoir joué au tour précédent respectivement contre le Nigeria et le Danemark. « Les Sénégalais sont meilleurs que le Nigeria sur le plan de l’organisation », estime le Suédois de Monaco (D1 française) Pontus Farnerud, qui n’est que remplaçant mais connaît mieux que personne les Lions de la Terenga, comme lui pensionnaires pour l’essentiel du championnat de France. « Le Nigeria n’est pas très bien organisé. Avec Metsu, le Sénégal a une vraie ligne de jeu », poursuit Farnerud, partenaire de club du gardien sénégalais Tony Sylva. Les Scandinaves ont aussi retenu que les Sénégalais avaient craqué en défense contre l’Uruguay, encaissant trois buts en seconde période – alors qu’ils menaient 3 à 0 – au risque d’être éliminés. En face, Bruno Metsu est impressionné par la solidité défensive des Suédois, qui ont résisté à l’Argentine (1-1). Les Sénégalais, qui ne se sont pas entraînés hier, ont visionné des cassettes des matches de leurs adversaires. Le Sénégal participe à sa première Coupe du monde alors que la Suède a été finaliste en 1958 chez elle et troisième en 1994. Huitièmes de finale : le programme Voici le programme des huitièmes de finale de la Coupe du monde de football : Samedi 15 juin (heure GMT) : 9h30 à Seogwipo (Corée du Sud) : Allemagne - Paraguay 14h30 à Niigata (Japon) : Danemark - Angleterre. Dimanche 16 juin : 9h30 à Oita (Japon) : Suède - Sénégal 14h30 à Suwon (Corée du Sud) : Espagne - Eire. Lundi 17 juin : 9h30 à Jeonju (Corée du Sud) : Mexique - États-Unis 14h30 à Kobé (Japon) : Brésil - Belgique. Mardi 18 juin : 9h30 à Miyagi (Japon) : Japon - Turquie 14h30 à Daejeon (Corée du Sud) : Corée du Sud - Italie. Les résultats des matches d’hier Voici les résultats des matches d’hier de la Coupe du monde de football : Groupe H Japon - Tunisie 2-0 Belgique - Russie 3-2 Groupe D Corée du Sud - Portugal 1-0 Pologne - États-Unis 3-1
Pour la première confrontation de leur histoire, l’Allemagne et le Paraguay se rencontrent aujourd’hui à Seogwipo, dans l’île méridionale sud-coréenne de Jeju, avec pour enjeu un billet pour un quart de finale du Mondial 2002 de football. L’Allemagne, triple championne du monde et d’Europe, a terminé première du groupe E avec deux victoires et un match nul alors que le Paraguay s’est attribué sur le fil la seconde place qualificative du groupe B. Le sélectionneur allemand Rudi Voeller n’a rien manqué mercredi du match de la dernière chance remporté (3-1) par les Guaranis contre la Slovénie. Hier, il a réitéré le respect devant « l’attitude et le moral » du Paraguay, qui sera un « adversaire très très fort ». « Nous allons tenter de faire rapidement la décision », a annoncé le sélectionneur qui...