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Actualités - Reportage

Vêtement culte Tailleur, l’impérissable(photos)

Il existe des vêtements qui traversent le temps et les vogues sans prendre des rides, sans jamais quitter les armoires et l’avant-scène. Le tailleur en fait partie. Vêtement culte, symbolisant l’admission de la femme dans une société bâtie par les hommes et interdite pour elle pendant des siècles, il ne quitte jamais la garde-robe féminine... Il change d’aspect, se modernise, se croise ou laisse flotter ses pans, le tailleur reste une pièce de base dans l’armoire féminine. Si sous sa version classique sa connotation n’est pas exaltante, les variations qu’il inspire sont souvent géniales. Dans la vie professionnelle, sa sobriété reste une référence, puisqu’il implique sens pratique, rigueur et efficacité. En objet de création, après avoir été divinisé par la grande Coco et sa version culte, il est toujours présent, en version authentique ou camouflée, dans l’œuvre de quasi tous les créateurs... Le XXe siècle a réussi l’exploit de rendre sexy cet habit de rigueur... Transparent, aérien, flottant au vent sans pour autant renoncer à ses versions sages. Il réussissait même le miracle de devenir l’emblème de la femme-cadre au travail... C’est dire le passé riche de ce vêtement androgyne qui continue jusqu’à nos jours à inspirer les arrière-arrière-petits-fils des créateurs qui l’ont lancé... En troquant la jupe droite à mi-mollets et les revers en pointe contre une esthétique plus contemporaine et le pantalon, tellement plus approprié à l’univers actuel, le tailleur reste présent autant dans les armoires que dans l’inspiration des gourous de la mode. Haute couture Le nouveau look Chanel La jeunesse comme étendard... La maison de la Grande Mademoiselle de la haute couture a annoncé son «lifting créateur» par une collection ultrajeunesse... «Cours de (re)création», titrait perfide Le Figaro en rendant compte de l’événement. Et c’est effectivement un «remake» sur large échelle que constitue la création automne-hiver de la griffe. Intentionnellement? Sans nul doute... En innovant, la maison reste fière du génie de sa créatrice. Elle perpétue son regard en l’adaptant à l’air du temps. Même créé par le grand Karl (Lagerfeld), un modèle Chanel porte l’empreinte Coco... Le cru de la géniale Mademoiselle prend de l’âge sans vieillir. Moins sage que du temps de la créatrice, il garde son parfum tout en suivant les audaces des temps neufs. De l’imagination sans excès, de la féerie sans bla-bla, du luxe classique... «Chanel» renaît inlassablement sans perdre son identité. De l’élégance sans outrance, de la modernité dans la fidélité... Qu’aurait pu souhaiter de mieux l’extravagante créatrice, éperdument amoureuse d’elle-même? L’art aussi connaît des vogues Comme la mode vestimentaire, les arts aussi connaissent des vogues. Rebelle à tout ordre, l’inspiration aime se perdre dans l’insolite... Qu’est-il d’autre le mouvement surréaliste qu’une partie de chasse dans la forêt du rêve? Tàpies, un des grands artistes vivants, proclame que l’objet le plus quelconque porte déjà en lui la grandeur du cosmos! En d’autres termes, c’est dans les choses les plus insignifiantes, les plus communes qu’on doit rechercher la réalité la plus profonde de la vie... Fidèle à sa conception, ce grand peintre contemporain fixe sur sa toile des piles d’assiettes ou de torchons pliés avec art... dont le prix comporte bon nombre de zéros. Quand son spleen devient tenace et le questionnement métaphysique angoissant, c’est une vitre brisée qu’il fixe sur sa toile. Si ce n’est une pile de journaux, une lessiveuse ou une baignoire. Si les sujets toutefois semblent bien prosaïques au point de choquer l’amateur, la réflexion sous-jacente est bien loin d’être futile. «Plutôt que d’idéaliser, explique l’artiste, et de souligner la grâce, je préfère montrer et souligner les parties du corps et tout ce qui n’est pas considéré “noble”». Tàpies, en vrai magicien, réussit ce miracle. Dans Matière en forme d’aisselle, une de ses plus célèbres compositions qui date de 1968, un bras soulevé découvre l’intimité d’une aisselle, en suggérant l’effort de la sueur qui perle à travers la brousse de poils et de cicatrices qui marbrent la peau. Par sa démarche, ce peintre contemporain cherche à exprimer que l’être humain n’est pas privilégié, qu’il n’est que fragment de l’univers au même titre qu’une feuille d’arbre, le sol ou une étoile. Son œuvre Les pieds constitue une de ses plus célèbres compositions. «“Le pieds”, explique-t-il, est une partie de nous toujours cachée, comme si elle était honteuse de dégager parfois de mauvaises odeurs. Sans nul effort de séduction, sans nulle volonté de chatoiement de couleurs avec des tons sourds, Tàpies restitue, en faisant appel à la vérite, la réalité des choses. «Rien n’est indigne, réclame ce grand artiste actuel, tout peut servir à créer une œuvre d’art: de la paille, du bois, des billets de banque, de la poussière, du marbre, de simples cartons...». Le sommeil aide à maigrir Une étude récente publiée dans le Journal américain de l’obésité établit un lien entre les heures de sommeil et l’obésité ainsi que celles passées devant la télé. Les personnes postées devant l’écran au moins quatre heures par jour ont un risque d’obésité 2,36 fois supérieur par rapport à celles qui ne lui consacrent que 60 minutes par jour. Les chiffres concernant le sommeil sont beaucoup plus surprenants. Les gros dormeurs, dépassant neuf heures de sommeil par nuit, sont moins souvent obèses que les sujets dormant moins de six heures. Cette étude a été réalisée auprès de 958 femmes et 814 hommes, âgés de 15 à 65 ans. Ivo Pitanguy l’embellisseur Son nom est devenu emblème de la beauté inaltérable puisque son bistouri efface ce que le temps détruit. Sa célébrité traverse l’océan et des échos parviennent de partout louant son habileté à ramener sur le visage ce que détruisent ou volent les ans... Ivo Pitanguy est peut-être le plus célèbre chirurgien-plasticien de la planète, au point où à Rio, au Brésil, son pays natal, il a eu (fait inouï) les honneurs du carnaval, en 1999, son effigie étant dressée sur un char. Personnage charismatique, doté d’une dextérité et d’une science exceptionnelles, il est réputé pour ses performances quasi miraculeuses dans le domaine de la chirurgie esthétique. Sa vocation est née quand, jeune médecin à la direction d’un hôpital de Rio, le Santa Casa de Misericordia, il a eu à faire face, au service des urgences, à l’accueil massif des victimes d’un incendie criminel dû à un déséquilibré. Plus de quarante ans plus tard, il ne refuse jamais de soigner un brûlé qui s’adresse à lui. Du plus humble au plus opulent... Médecin de rois, de vedettes célèbres, de millionnaires, il est connu sur les cinq continents comme un véritable faiseur de miracles. Huit cents publications et un grand nombre de techniques réparatrices, dont le célèbre «lifting par rotation», portent son nom. Grand philanthrope, ce thérapeute célèbre dans le monde entier opère gratuitement les disgrâces congénitales des enfants des quartiers déhérités et les favelas de Santa Casa où il réside. À ses côtés, sa fille, psychothérapeute de profession, joue le double rôle d’ange gardien et de conseiller-psychologue. Un cours de formation de trois ans est dispensé par le Pr Pitanguy, et sa renommée est telle que le nombre des candidatures dépasse constamment la centaine pour les dix places disponibles. La participation à ce cours implique trois ans de pratique en chirurgie générale préalable. Cinq cents spécialistes ont déjà été formés aux méthodes du grand spécialiste, prenant l’engagement, en fin de carrière, d’intervenir gratuitement, à la demande du célèbre plasticien, à l’hôpital Santa Casa, à Botalogo, au profit des gens des favelas...
Il existe des vêtements qui traversent le temps et les vogues sans prendre des rides, sans jamais quitter les armoires et l’avant-scène. Le tailleur en fait partie. Vêtement culte, symbolisant l’admission de la femme dans une société bâtie par les hommes et interdite pour elle pendant des siècles, il ne quitte jamais la garde-robe féminine... Il change d’aspect, se modernise, se croise ou laisse flotter ses pans, le tailleur reste une pièce de base dans l’armoire féminine. Si sous sa version classique sa connotation n’est pas exaltante, les variations qu’il inspire sont souvent géniales. Dans la vie professionnelle, sa sobriété reste une référence, puisqu’il implique sens pratique, rigueur et efficacité. En objet de création, après avoir été divinisé par la grande Coco et sa version culte, il est...