Le Costa Rica, vainqueur de la Chine (2-0), et la Turquie, défaite par le Brésil (1-2), vont se disputer ce qui apparaît comme la deuxième place qualificative du groupe derrière l’expérimenté Brésil et devant le novice chinois, demain à Incheon (nord-ouest) pour le compte de la 2e journée du groupe C. Battue par une pâle Seleçao sur un penalty contesté sifflé en fin de rencontre (la faute ayant été commise en-dehors de la surface), la Turquie porte déjà en elle un goût de revanche dans ce Mondial. Les deux expulsions décidées par l’arbitre sud-coréen Kim Young-joo, vivement contesté par la délégation turque notamment suite à la simulation dont s’est rendu coupable le Brésilien Rivaldo, ont même amené la Fédération turque à saisir la Fédération internationale (Fifa) pour demander le remplacement de l’arbitre béninois prévu lors de cet affrontement face au Costa Rica. « Nous pensons que le choix de l’arbitre béninois (Coffi Codjia) n’est pas bon, il a peu d’expérience et ne peut diriger une telle rencontre », avait indiqué à Ulsan (sud-est) un responsable de l’équipe nationale turque, Can Cobanoglu, cité par l’agence Anatolie. La Fifa a rejeté cette demande et a confirmé l’arbitre béninois, précisant qu’«un tel changement à la demande d’une équipe n’est pas dans les habitudes de la Fifa ». Pour cette rencontre décisive, la Turquie sera privée de ses deux suspendus, le défenseur latéral Alpay et le milieu de terrain Hakan Unsal. Côté costaricain, le défenseur Harold Wallace, blessé aux adducteurs lors du premier match contre la Chine, est incertain. Le Mexique pour une qualification face à l’Équateur Le Mexique peut se qualifier dès demain à Miyagi pour les huitièmes de finale (groupe G) s’il bat l’Équateur pour son deuxième match, après un premier succès 1-0 face à la Croatie. De son côté, l’Équateur, battu 2-0 par l’Italie, ne peut pas perdre s’il veut rester dans la compétition, et le duel s’annonce chaud. L’entraîneur colombien des Équatoriens, Hernan Dario « Bolillo » (Bon pain) Gomez, a prévenu : « C’est un duel à mort, chaque équipe veut la victoire et aucun des deux ne cèdera rien. » En plus des trois points gagnés contre la Croatie, les Mexicains, qui n’ont ni blessé ni suspendu, ont pris une énorme confiance en eux et savent de plus qu’en cas de match nul contre les Sud-Américains, ils ne perdent pas leur chance de se qualifier pour les huitièmes de finale. Leur dernière victoire, avant ce Mondial, remonte au 20 septembre 2000, lorsqu’ils avaient pris le meilleur sur les États-Unis (2-0) à San Diego (Californie) en match amical. Pour sa part, l’Équateur, qui est arrivé au Japon après avoir terminé deuxième du groupe unique de la zone Amsud, derrière l’Argentine et devant le Brésil, sera privé de son milieu de terrain et capitaine, Alex Aguinaga, victime d’une contracture à l’arrière de la cuisse droite lors du premier match face à l’Italie. Pour la dernière journée, le jeudi 13 juin, le Mexique doit rencontrer l’Italie, tandis que l’Équateur affrontera la Croatie. Le Japon a encore droit au rêve Le Japon se doit de faire un résultat face à la Russie, demain à Yokohama pour rêver aux huitièmes de finale de la Coupe du monde. Le match nul des Nippons contre la Belgique (2-2) pour leur première sortie dans le groupe H leur interdit pratiquement la défaite pour cette deuxième rencontre, tandis qu’une victoire russe propulserait les hommes d’Oleg Romantsev au tour suivant, après leur succès initial face aux Tunisiens (2-0). Dans le stade qui accueillera la finale de ce Mondial le 30 juin, l’enthousiasme du public sera encore un atout pour les Japonais qui ont affiché une belle vivacité à défaut d’un jeu brillant face aux « Diables rouges ». Comme contre les Belges, Junishi Inamoto sera une pièce importante du dispositif du Français Philippe Troussier au milieu de terrain. Le joueur d’Arsenal a été intenable pendant 90 minutes, se transformant même en buteur pour donner l’avantage aux siens. Mais face aux Russes, les coéquipiers de Nakata risquent de souffrir de leur manque de gabarit notamment dans le secteur offensif. Il leur faudra aussi, poser le jeu sans se précipiter vers le but de Nigmatullin. Car les espaces laissés par les Belges en défense centrale devraient se refermer avec les Russes. Sans être convaincante face aux Tunisiens, la Russie a montré une belle solidité et le probable retour de Mostovoï sur le côté droit, associé à Karpin, constitue un danger supplémentaire que devront craindre les Nippons.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Costa Rica, vainqueur de la Chine (2-0), et la Turquie, défaite par le Brésil (1-2), vont se disputer ce qui apparaît comme la deuxième place qualificative du groupe derrière l’expérimenté Brésil et devant le novice chinois, demain à Incheon (nord-ouest) pour le compte de la 2e journée du groupe C. Battue par une pâle Seleçao sur un penalty contesté sifflé en fin de rencontre (la faute ayant été commise en-dehors de la surface), la Turquie porte déjà en elle un goût de revanche dans ce Mondial. Les deux expulsions décidées par l’arbitre sud-coréen Kim Young-joo, vivement contesté par la délégation turque notamment suite à la simulation dont s’est rendu coupable le Brésilien Rivaldo, ont même amené la Fédération turque à saisir la Fédération internationale (Fifa) pour demander le remplacement de...