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ÉTATS-UNIS Baisse inattendue du taux de chômage à 5,8% en mai

Le taux de chômage aux États-Unis a connu en mai un recul inattendu à 5,8 %, ce qui montre que le redressement de l’économie américaine commence à bénéficier à un marché de l’emploi passablement malmené. Mais les chiffres de l’emploi publiés hier par le département du Travail montrent aussi que l’économie américaine a créé moins d’emplois qu’on ne l’espérait pendant la même période, ce qui incite les investisseurs à conclure que la Réserve fédérale ne sera pas pressée de relever ses taux d’intérêt. Le taux de chômage de mai est à comparer aux 6 % enregistrés en avril. Il s’oriente à l’opposé des estimations des économistes qui prévoyaient une augmentation à 6,1%. En dépit de son recul, mesuré après étude auprès des ménages américains, les entreprises sont restées prudentes dans leurs embauches, puisque le solde net des emplois non agricoles a augmenté de 41 000 en données corrigées des variations saisonnières. Il s’agit certes de sa plus forte hausse en 15 mois, mais le consensus des économistes était de 58 000 créations d’emplois. « Il y a deux chiffres à considérer, commente l’analyste Alan Ruskin (4Cast Ltd, New York). Le nombre des créations d’emplois est inférieur aux prévisions. Il faut y accorder plus d’importance qu’à l’enquête auprès des ménages, qui est une étude beaucoup plus petite permettant de calculer le taux de chômage. » « Cela cadre avec l’hypothèse d’un report d’une hausse des taux d’intérêt au-delà d’août, et peut-être même au-delà de septembre. » Le marché obligataire américain a commencé par reculer en réaction à la publication de cette information, mais a ensuite repris du terrain dansw la perspective d’un maintien pendant encore quelque temps des taux d’intérêt à un niveau historiquement bas. « La petite baisse du chômage est un peu surprenante, mais le solde net des emplois n’a rien d’enthousiasmant », commente Car Tannenbaum (LaSalle Bank, Chicago). Si le département du Travail a annoncé une tendance à l’amélioration pour le mois de mai, il a aussi fortement révisé ses chiffres des mois précédents, qui brossent désormais un tableau sensiblement différent du marché de l’emploi au cours de la période récente. Le solde net des emplois non agricoles n’a augmenté que de 6 000 en avril, après avoir diminué de 5 000 en mars. En première estimation, le département du Travail avait fait état d’une augmentation de 43 000 en avril et d’une baisse de 21 000 en mars.
Le taux de chômage aux États-Unis a connu en mai un recul inattendu à 5,8 %, ce qui montre que le redressement de l’économie américaine commence à bénéficier à un marché de l’emploi passablement malmené. Mais les chiffres de l’emploi publiés hier par le département du Travail montrent aussi que l’économie américaine a créé moins d’emplois qu’on ne l’espérait pendant la même période, ce qui incite les investisseurs à conclure que la Réserve fédérale ne sera pas pressée de relever ses taux d’intérêt. Le taux de chômage de mai est à comparer aux 6 % enregistrés en avril. Il s’oriente à l’opposé des estimations des économistes qui prévoyaient une augmentation à 6,1%. En dépit de son recul, mesuré après étude auprès des ménages américains, les entreprises sont restées prudentes...