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Mondial-2002 L’Allemagne passe tout près, le Portugal tombe dedans

Venue au Mondial 2002 avec la nostalgie de sa grandeur passée, l’Allemagne (groupe E) est passée tout près d’être hier la première qualifiée pour les huitièmes de finale mais l’Éire l’a privée de cet honneur en arrachant in extremis le match nul (1-1). Avec un Miroslav Klose encore buteur, la Mannschaft de Rudi Voeller a retrouvé beaucoup de ses valeurs d’antan, mais les cœurs vaillants des Irlandais de l’intenable Robby Keane l’ont empêché de conclure. Partie remise sans doute. Peu auparavant, le Portugal (groupe D) avait, lui, ajouté un nouvel épisode à la litanie de ses contre-performances en Coupe du monde, battu (3-2) par des Américains dont le « soccer » de bûcheron n’avait rien a priori pour mettre en difficulté les Luis Figo, Pauleta et autres artistes lusitaniens. Classement inattendu dans ce groupe D : la Corée du Sud et les USA se partagent la tête (3 points) devant Portugais et Polonais dont le compteur est bloqué à zéro. Dans le groupe H, la Russie s’est rassurée en l’emportant 2 à 0 sur une Tunisie dont la vivacité s’est heurtée à la solidité du bloc russe. Bonne opération pour Karpin et ses camarades, seuls leaders de leur poule avant d’affronter le Japon, pays coorganisateur, dimanche. L’Éire a arraché à la 2e minute du temps additionnel le droit de croire à une qualification en huitièmes de finale du Mondial, en faisant match nul devant l’Allemagne (1-1) qui a trop souvent laissé passer sa chance, hier à Ibaraki lors de la deuxième journée du Groupe E. Comme rouillée de n’avoir que peu servi devant l’Arabie saoudite (8-0), la défense allemande sentait d’emblée la différence de calibre, tant évoquée par Rudi Voeller pour mettre en garde ses troupes. Damien Duff y semait ainsi la zizanie (3e) et Robbie Keane le danger. Mais Carsten Jancker faisait ensuite valoir sa taille, sur une tête dans les gants de Shay Given (12e), avant que Miroslav Klose n’ouvre le score, de la tête encore, comme il en avait pris l’habitude lors du premier match (1-0, 19e). Un long centre de Michael Ballack avait trouvé le jeune buteur de Kaiserslautern, qui gratifiait la foule d’un salto pour son 4e but du Mondial. C’est Mat Holland qui donnait le change irlandais, d’un tir rasant le poteau de Kahn qui venait de boxer la balle sur un corner (29e). Mais Jancker, malgré ses hors-jeu à répétition, souquait ferme devant. Un peu trop lent toutefois, il manquait la bonne affaire lorsque, sur un tir très appuyé de Dietmar Hamann relâché par Given, il ne plaça qu’un tir de benjamin (39e). Échouait aussi juste avant la pause la tentative de retourné de Keane, qui eut mis le feu au stade acquis à la cause irlandaise. Keane vient à bout de Kahn Toute l’Irlande vibrait encore sur une occasion de rêve de Duff, lancé par une tête piquée de Breen mais dévié en corner par le toujours impeccable Kahn (56e). Le match gagnait en rythme et Ballack n’y était pas étranger. Le futur joueur du Bayern Munich, grand espoir du football allemand, faisait la loi au milieu et lançait par deux fois idéalement Jancker, qui ratait de nouveau son coup, d’abord par un lob mal cadré (66e), ensuite par un mauvais contrôle (70e). C’est aussi sur une passe de Ballack que Torsten Frings centrait sur la tête, trop haute, de Klose (77e). L’Irlande, bien sûr, ne désarmait pas et Kahn intervenait de nouveau de manière décisive en plongeant devant le très rapide Keane (81e). Mais dix minutes plus tard, dans les arrêts de jeu, l’attaquant de Leeds tenait sa revanche : sur une passe de la tête de Niall Quinn, il trompait à ras de terre, dans un stade en folie, celui qui lui avait si longtemps résisté. L’Allemagne se voyait ainsi priver au dernier moment du privilège de devenir la première équipe à décrocher son billet pour les huitièmes de finale de ce Mondial. L’équipe de Rudi Voeller devra encore patienter jusqu’à sa confrontation contre le Cameroun, mardi. Déclarations Rudi Voeller (sélectionneur allemand) : « La déception est énorme et je suis en colère. Quand on mène 1 à 0 et que l’on perd au tout dernier moment, l’amertume est profonde. L’équipe est abattue. Les joueurs ont tout donné. Nous avons eu beaucoup d’occasions, mais la dernière passe devant était souvent mauvaise. Nous demeurons cependant leader du groupe et si tout ne s’effondre pas, un point devant le Cameroun devrait suffire. Il faut tirer le côté positif de ce match et maintenir la pression. Si nous avions gagné, nous aurions peut-être eu tendance à pavoiser, et cela aurait été néfaste. Nous avons désormais six jours sans match, puis nous allons remporter ces trois points ». Mick McCarthy (sélectionneur irlandais) : « J’ai toujours dit qu’il ne fallait jamais abandonner le combat. Cela a payé. Je suis fier de mon équipe et me réjouis pour ces fans fantastiques. Nous conservons une chance d’atteindre les huitièmes, mais nous n’avons encore rien entre nos mains. Je vais désormais observer jeudi avec grande attention l’Arabie saoudite devant le Cameroun ».
Venue au Mondial 2002 avec la nostalgie de sa grandeur passée, l’Allemagne (groupe E) est passée tout près d’être hier la première qualifiée pour les huitièmes de finale mais l’Éire l’a privée de cet honneur en arrachant in extremis le match nul (1-1). Avec un Miroslav Klose encore buteur, la Mannschaft de Rudi Voeller a retrouvé beaucoup de ses valeurs d’antan, mais les cœurs vaillants des Irlandais de l’intenable Robby Keane l’ont empêché de conclure. Partie remise sans doute. Peu auparavant, le Portugal (groupe D) avait, lui, ajouté un nouvel épisode à la litanie de ses contre-performances en Coupe du monde, battu (3-2) par des Américains dont le « soccer » de bûcheron n’avait rien a priori pour mettre en difficulté les Luis Figo, Pauleta et autres artistes lusitaniens. Classement inattendu dans ce...