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Une guerre « éventuelle » pourrait déclencher le feu nucléaire pakistanais

Une guerre « éventuelle » avec l’Inde pourrait pousser le Pakistan à la frappe nucléaire, a estimé dimanche à Islamabad un ancien haut responsable du ministère de la Défense. Pour Talat Masud, il n’est pas exclu que le Pakistan, s’il était envahi et vaincu par l’armée indienne, nettement plus nombreuse que la sienne, envisage le recours à l’arme atomique. « Le Pakistan résistera fermement et peut même contre-attaquer et s’emparer d’une partie limitée du territoire indien », a dit le général à la retraite, qui fut aussi président de la plus importante manufacture d’armes de l’État. « Mais si la guerre se poursuivait plusieurs semaines, la supériorité numérique indienne pourrait contraindre le Pakistan à l’option nucléaire qu’Islamabad n’a jamais vraiment exclue », a-t-il déclaré dimanche au cours d’une conférence de presse. M. Masud a appelé les deux gouvernements, qui ont massé de très imposants effectifs à leur frontière, environ un million d’hommes, à ne pas déclencher le conflit. « De la manière dont se passent les choses, la guerre est vraiment possible », a estimé M. Masud. « La guerre, qui est vraisemblable si les deux gouvernements ne font pas preuve d’une grande sagesse, est une éventualité qui doit être évitée à tout prix », a-t-il ajouté. L’Inde ne cesse de durcir le ton du fait d’incursions transfrontalières dans la partie du Cachemire sous son contrôle, mais, pour l’ancien général, Delhi a d’autres motivations. « L’objectif de l’Inde est de vaincre le Pakistan, mais il faut bien comprendre ses intentions. Je pense que l’Inde veut détruire les forces armées pakistanaises et réduire le Pakistan au niveau d’un État virtuel. » Un autre analyste a estimé que le recours à l’arme atomique n’était pas à exclure de la part du Pakistan, si à la suite d’une invasion le Pakistan se retrouvait « dos au mur ». Le nouvel ambassadeur du Pakistan aux Nations unies, Munir Akram, avait défendu la semaine dernière le refus de son pays d’écarter l’idée d’une frappe nucléaire, en expliquant que c’était le seul moyen de décourager l’armée conventionnelle indienne. Pour M. Akram, l’Inde s’arme de façon intense et le Pakistan ne peut rivaliser. « Nous ne voulons pas abuser de nos ressources limitées en renforçant une défense de type conventionnel qui affecterait grandement notre politique de développement », avait-il dit. « Nous avons à compter sur nos propres moyens pour dissuader une agression indienne. Nous avons ces moyens et nous ne les neutraliserons pas du fait d’une doctrine nous empêchant d’être le premier à tirer », avait-il ajouté.
Une guerre « éventuelle » avec l’Inde pourrait pousser le Pakistan à la frappe nucléaire, a estimé dimanche à Islamabad un ancien haut responsable du ministère de la Défense. Pour Talat Masud, il n’est pas exclu que le Pakistan, s’il était envahi et vaincu par l’armée indienne, nettement plus nombreuse que la sienne, envisage le recours à l’arme atomique. « Le Pakistan résistera fermement et peut même contre-attaquer et s’emparer d’une partie limitée du territoire indien », a dit le général à la retraite, qui fut aussi président de la plus importante manufacture d’armes de l’État. « Mais si la guerre se poursuivait plusieurs semaines, la supériorité numérique indienne pourrait contraindre le Pakistan à l’option nucléaire qu’Islamabad n’a jamais vraiment exclue », a-t-il déclaré...