Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les déplacements du président US, un véritable défi technologique(photos)

Cadillac ultrablindée, Air Force One, C-5 Galaxy et autres gadgets techniques : les déplacements de George W. Bush sont loin d’être identiques à ceux du commun des présidents. De Washington à Moscou, en passant par Paris, Rome et Saint-Pétersbourg, la tournée européenne du président US a mobilisé des centaines de membres du Secret Service, genre de garde prétorienne du XXIe siècle, des policiers d’élite formés spécialement pour assurer la protection du chef de la Maison-Blanche. Rien qu’à Rome, lieu de signature de l’accord entre l’Otan et la Russie, les discours, la signature puis le déjeuner ont au total duré cinq heures et mobilisé plus de 15 000 militaires et policiers : la facture de ces mesures de sécurité exceptionnelles a coûté au contribuable italien la bagatelle de 12 millions d’euros. Pour le reste, les chiffres et les dimensions du dispositif sont à la mesure du budget militaire américain. Le président se déplace dans une Cadillac ultrablindée, dont les vitres et la carrosserie résistent aux balles de fusils-mitrailleurs et même à certains obus antichars. Les pneus, de fabrication américaine évidemment, ont troqué leurs chambres à air pour une garniture en caoutchouc anticrevaison. Inutile de préciser que cette conduite intérieure, qui frise les 10 mètres de long, est équipée de systèmes ABS, antipatinage et antidérapage ainsi que d’un V8 5,7 litres pour déplacer ce mastodonte de quelque trois tonnes. Le véhicule est contrôlé en permanence par le réseau satellitaire militaire, tout comme les tout-terrain GMC de l’escorte présidentielle. Ces 4 x 4 sont également trop prisés par les Russes qui les ont introduit dans l’escorte du président Poutine, remplaçant les Volga et autres Tchaïka de l’ère soviétique. Le chef du Kremlin doit par contre se déplacer dans sa ZIL, un vrai char de 3,5 tonnes équipé d’un V8 de 350 chevaux. Pour l’anecdote, la marque ZIL, sigle de Zavod Imeni Likatcheva (traduisez Usine de mécanique Likatchev) doit son nom à un héros de la Deuxième Guerre mondiale, Serguéï Likatchev. Elle est l’héritière de la marque ZIS, où le « S » représentait « Stalina », et que Khrouchtchev avait rebaptisée en 1956… Les responsables concernés peuvent facilement acquérir une ZIL en déboursant la modique somme de 250 000 dollars US. Quant à la Cadillac, il faut s’adresser à la Maison-Blanche pour trouver le nom du carrossier et négocier l’achat sur devis. Côté aérien, les vols présidentiels mobilisent cinq avions en permanence. Un Boeing 747, ou son équivalent militaire, mieux connu sous le nom de Air Force One, le président étant commandant en chef des forces américaines. L’avion, équipé de contre-mesures électroniques et de leurres pour contrer les missiles ennemis, sert de plate-forme de commandement en temps de guerre nucléaire. Il est relié au réseau satellitaire de l’US Air Force, le redoutable AFSATCOM. Un Lockheed C-5 Galaxy, avion-cargo géant assure le transport logistique, c’est-à-dire les GMC et la lourde Cadillac. Les deux avions sont ravitaillés en vol par un Boeing KC-135 et le tout est escorté en permanence par deux chasseurs F-16 ou F-15 pouvant être basés aux États-Unis ou dans d’autres bases militaires américaines en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. R.B.
Cadillac ultrablindée, Air Force One, C-5 Galaxy et autres gadgets techniques : les déplacements de George W. Bush sont loin d’être identiques à ceux du commun des présidents. De Washington à Moscou, en passant par Paris, Rome et Saint-Pétersbourg, la tournée européenne du président US a mobilisé des centaines de membres du Secret Service, genre de garde prétorienne du XXIe siècle, des policiers d’élite formés spécialement pour assurer la protection du chef de la Maison-Blanche. Rien qu’à Rome, lieu de signature de l’accord entre l’Otan et la Russie, les discours, la signature puis le déjeuner ont au total duré cinq heures et mobilisé plus de 15 000 militaires et policiers : la facture de ces mesures de sécurité exceptionnelles a coûté au contribuable italien la bagatelle de 12 millions d’euros. Pour...