L’Italien Stefano Garzelli, dans l’attente du prochain verdict de son contrôle antidopage positif, disparaît lentement des premiers rangs du Tour d’Italie cycliste, dont la 8e étape s’est conclue à Orvieto (centre) par la victoire de l’Espagnol Aitor Gonzalez. Sur la ligne d’arrivée placée au sommet de la cité médiévale, Garzelli a renoncé à disputer le sprint face à ses adversaires pour le maillot rose. Le coureur de Mapei, 20e de l’étape, a gardé pour une journée supplémentaire sa deuxième place au classement général, toujours conduit par l’Allemand Jens Heppner. Pour Garzelli, l’heure fatidique approche. La contre-expertise doit être pratiquée aujourd’hui par un laboratoire accrédité de Lausanne (Suisse), en présence d’experts mandatés par l’équipe italienne Mapei. L’ancien leader du Giro, positif à la Probenecide (diurétique) au terme de sa victoire dans la 2e étape, est menacé d’une mise hors course si l’analyse du second échantillon est identique à celle du premier. Bettini et Perez out Or, la contre-expertise confirme presque toujours le premier résultat, hormis un vice de forme procédural ou des problèmes techniques lors de l’analyse. Garzelli, qui s’est défendu d’avoir absorbé le produit incriminé (NDLR : l’un des effets des diurétiques est de masquer la prise éventuelle d’anabolisants), a d’ores et déjà perdu l’un de ses plus précieux coéquipiers, l’Italien Paolo Bettini. Le numéro deux mondial, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège le mois dernier, a renoncé dès dimanche soir à poursuivre la course. Il a expliqué ne pas pouvoir poser le pied par terre à cause d’une déchirure à un mollet. Autre victime du jour, l’Espagnol Santiago Perez a abandonné 10 kilomètres après le départ de Capannori, une petite ville située à l’est de Lucques (ouest). Perez, qui occupait la 10e place du classement général, a chuté avec deux autres coureurs et a dû être hospitalisé. Gonzalez réconforte Kelme Pour son équipe (Kelme), l’étape, la plus longue de l’épreuve avec 243 kilomètres, s’est conclue plus heureusement. En sortant à 1 200 mètres de la ligne, après une première tentative de l’Italien Franco Pellizotti, Aitor Gonzalez a apporté du réconfort au groupe espagnol, dont l’avenir financier est incertain à cause des difficultés rencontrées par la firme éponyme. Derrière Aitor Gonzalez (27 ans), l’un des bons rouleurs du peloton espagnol, qui a enlevé pour la première fois de sa carrière une étape d’un grand tour, les favoris du Giro, les Italiens Francesco Casagrande et Gilberto Simoni, se sont classés dans cet ordre, à 4 secondes du vainqueur. Mais le héros du jour s’est appelé Fabrizio Guidi, en tête du 67e au 240e kilomètre. L’Italien de l’équipe allemande Team Coast est parti avec deux autres sprinteurs (Petacchi, Strazzer), qu’il a ensuite lâchés à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Nanti d’une avance de 1 min 24 sec aux 10 derniers kilomètres, Guidi a été repris seulement dans la montée en pente douce vers Orvieto. Au panneau des 3 derniers kilomètres, il a regardé derrière lui et a levé les bras, signe d’une petite victoire, pour être resté en tête aussi longtemps sur les vallonnements de la belle Toscane et de la verte Ombrie, joyaux de l’Italie centrale. Aujourd’hui, 9e étape sur un parcours de plaine de 201 kilomètres entre Tivoli et Caserte, au nord-est de Naples.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Italien Stefano Garzelli, dans l’attente du prochain verdict de son contrôle antidopage positif, disparaît lentement des premiers rangs du Tour d’Italie cycliste, dont la 8e étape s’est conclue à Orvieto (centre) par la victoire de l’Espagnol Aitor Gonzalez. Sur la ligne d’arrivée placée au sommet de la cité médiévale, Garzelli a renoncé à disputer le sprint face à ses adversaires pour le maillot rose. Le coureur de Mapei, 20e de l’étape, a gardé pour une journée supplémentaire sa deuxième place au classement général, toujours conduit par l’Allemand Jens Heppner. Pour Garzelli, l’heure fatidique approche. La contre-expertise doit être pratiquée aujourd’hui par un laboratoire accrédité de Lausanne (Suisse), en présence d’experts mandatés par l’équipe italienne Mapei. L’ancien leader du...