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BIENNALE Dak’Art 2002: des tableaux, des sculptures, beaucoup, à la folie

Des œuvres d’art, belles, folles, inattendues, audacieuses ou provocantes s’offrent au regard des visiteurs de la cinquième édition de la Biennale internationale d’art contemporain de Dakar (Dak’Art), composée d’œuvres de 44 artistes internationaux et de 14 designers africains. Dès l’entrée du pavillon, le ton est donné. Deux couloirs d’aéroport, construits en planches de bois recouvertes d’un fin tissu blanc, indiquent aux visiteurs quels passagers sont autorisés à les emprunter. «Citoyens américains et européens seulement», indique le premier, au parcours semé de fleurs rouges. Le second, réservé aux «Autres», est jonché de tessons de bouteilles confectionnés en métal et d’autres débris. A l’intérieur, des attelages hétéroclites, ayant tous en commun un parapluie noir accroché à leur sommet, sont éparpillés dans le dédale des allées. Hommes pendus en rangs serrés Ce sont des «sculptures ambulantes», alliant entre autres accessoires, bougies et miroirs, cuirs et petits verres à thé, du Marocain Faouzi Laatiris, lauréat de Dak’Art 2002 pour le prix de l’Agence intergouvernementale de la francophonie. Presqu’au centre de l’espace, un moulage en terre, représentant un homme pendu par le dos, est entouré d’autres hommes sans tête faits de fils de fer enrobés de plastique transparent: c’est Ecoutez-moi et tout ira bien, de l’Algérien Mouhamed Ounouh. Le Sénégalais Ibrahima Niang «Piniang» préfère accrocher sur le blanc des murs «(sa) peinture, (son) cri»: «Ma peinture est totalement différente de ma personnalité physique. C’est avec la peinture que je sors ce qui est en moi», confie l’artiste de 26 ans, formé à l’École nationale des arts de Dakar. «C’est difficile pour les jeunes peintres d’accéder à un niveau international, surtout dans nos pays où l’on est confronté à un public non connaisseur et où les galeristes ont leurs cibles», regrette-t-il. Un peu plus loin, au fond du pavillon, Ndary Lô présente La longue marche du changement. Ses personnages, filiformes, se suivent en rangs serrés. Ils ont l’air d’onduler avec, sous leurs pieds, une mer de sandales en plastique, vertes ou bleues, toutes usées. Dak’Art 2002 s’achève le 10 juin.
Des œuvres d’art, belles, folles, inattendues, audacieuses ou provocantes s’offrent au regard des visiteurs de la cinquième édition de la Biennale internationale d’art contemporain de Dakar (Dak’Art), composée d’œuvres de 44 artistes internationaux et de 14 designers africains. Dès l’entrée du pavillon, le ton est donné. Deux couloirs d’aéroport, construits en planches de bois recouvertes d’un fin tissu blanc, indiquent aux visiteurs quels passagers sont autorisés à les emprunter. «Citoyens américains et européens seulement», indique le premier, au parcours semé de fleurs rouges. Le second, réservé aux «Autres», est jonché de tessons de bouteilles confectionnés en métal et d’autres débris. A l’intérieur, des attelages hétéroclites, ayant tous en commun un parapluie noir accroché à leur...