Si les Saoudiens de l’Ohod avec leur huitième place en 1981 étaient les seuls représentants arabes lors de la première édition de la Coupe d’Asie des clubs champions, les pays arabes ont largement dominé les quatre dernières éditions. En effet, La Sagesse, en glanant le titre en 1999 face aux Chinois du Liaoming, devient la première équipe arabe à s’installer au sommet de la hiérarchie asiatique. Elle récidive en 2000 mais, cette fois, face aux Saoudiens de l’Ittihad, qui ramenaient le titre, eux, en 2001. Les éditions 2001 et 2002 ont en tout cas consacré la supériorité des équipes arabes : le Wehda syrien conservant cette année sa troisième place, alors que les protagonistes de la finale 2001 s’échangeaient les rôles dimanche dernier : le Rayyan (Qatar) prenant le dessus sur l’Ittihad 82-78. Mais où est donc passée La Sagesse ? Nos champions locaux ont terminé à la modeste cinquième place en battant les Malaisiens du Petronas 119-100. Pâle prestation, donc, des Verts lors de leur périple asiatique. Pilotés par Ghassan Sarkis, ils ont bien maîtrisé la scène locale, réalisant leur quatrième doublé d’affilée Coupe-championnat. Cependant, lors de leurs sorties internationales en 2001 et 2002, ils se sont contentés de multiplier les mauvais pas, comme en témoigne aussi la sixième place obtenue lors du voyage asiatique à Dubaï, la saison passée. Cette saison, la machine sagessienne disposait d’un atout majeur en championnat arabe. Évoluant sur son terrain de Ghazir, elle n’a jamais été pourtant à la hauteur de ses ambitions. Étrillée par les Algériens du Mouloudiah en demi, elle laissait filer la troisième place au profit des Égyptiens du Jazira. La défaite arabe oubliée, le championnat et la Coupe nationaux en poche, ils partaient pour la Malaisie. Mais, là encore, les basketteurs de Ghazir ont une fois de plus trébuché. Une équipe championne doit dès le début prendre les commandes de son groupe. Hélas, La Sagesse a subi d’entrée la loi du tenant du titre : sur les parquets, il ne restait de la bande à Mechantaf que des fantômes, voire des âmes errantes… Pire encore : les Verts s’inclinaient sur le fil à l’occasion de leur deuxième sortie face aux Coréens du Sangmu. Certes, les arbitres ont commis des erreurs lors de la rencontre Sagesse-Corée du Sud, mais, après tout, cela est monnaie courante lors des compétitions sportives… Ce qu’il faut retenir, c’est que La Sagesse a tout simplement mal négocié sa sortie face à la Corée du Sud. En ne sachant pas conserver son avantage (+13), elle a permis à Sangmu de revenir dans le match et de l’emporter in extremis. Par contre, les trois autres équipes arabes de cette édition ont dominé ces même Coréens : l’Ittihad (+8), le Rayyan (+29) et le Wehda (+41). Finalement, ce n’est pas en surclassant les modestes équipes de Winling (+66) et de Spring Cooking Oil (+31) que les champions retrouveront le chemin du titre, car si la chance sourit parfois aux grands, la victoire, elle, se mérite. Vincent KHOUEIRY
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Si les Saoudiens de l’Ohod avec leur huitième place en 1981 étaient les seuls représentants arabes lors de la première édition de la Coupe d’Asie des clubs champions, les pays arabes ont largement dominé les quatre dernières éditions. En effet, La Sagesse, en glanant le titre en 1999 face aux Chinois du Liaoming, devient la première équipe arabe à s’installer au sommet de la hiérarchie asiatique. Elle récidive en 2000 mais, cette fois, face aux Saoudiens de l’Ittihad, qui ramenaient le titre, eux, en 2001. Les éditions 2001 et 2002 ont en tout cas consacré la supériorité des équipes arabes : le Wehda syrien conservant cette année sa troisième place, alors que les protagonistes de la finale 2001 s’échangeaient les rôles dimanche dernier : le Rayyan (Qatar) prenant le dessus sur l’Ittihad 82-78. Mais où...