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Patinage artistique Le Gougne et Gailhaguet jugés par l’ISU

La Fédération internationale de patinage (ISU) statuera aujourd’hui et demain, à Lausanne (Suisse), sur des accusations de tricherie dans la compétition olympique des couples impliquant une juge française soupçonnée et le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Le conseil (exécutif) de l’ISU, réuni en son siège situé sur les bords du lac Léman, communiquera sa décision définitive après avoir entendu la commission d’enquête et les deux protagonistes, Mlle Marie-Reine Le Gougne et le membre du conseil, Didier Gailhaguet, assistés de leurs conseils. Les commissaires enquêteurs désignés à Salt Lake City par l’ISU, l’Allemand Gerhard Zimmermann et le Tchèque Gerhardt Bubnik, avaient entendu sur place Didier Gailhaguet, président de la FFSG, et la juge française qui l’aurait directement accusé, selon le président de l’ISU Ottavio Cinquanta, de pressions pour favoriser le couple russe Elena Berezhnaya-Anton Sikharulidze au détriment des Canadiens Jamie Salé-David Pelletier. L’ISU avait ensuite décidé d’accorder une médaille d’or également aux Canadiens après le titre remporté par les Russes. C’est contre cette présentation officielle donnée par l’ISU que Mlle Le Gougne et M. Gailhaguet, qui l’ont depuis démentie et dénoncée comme une «machination», ont tenu à s’exprimer devant la commission. Ils souhaitaient que cette structure entende les personnes citées par la juge, à savoir la responsable de la commission technique de l’ISU, Sally Stapleton, et des témoins qu’elle a produits. La juge française Marie-Reine Le Gougne avait notamment fait état d’une altercation avec Mme Stapleton. Cette Anglo-canadienne, sur la foi de témoignages écrits de la scène, a rédigé un rapport à charge contre la juge française. Erik Christiansen, avocat américain associé à Max Miller dans la défense de Mlle Le Gougne, a démontré que si l’ISU avait annulé les notes accordées par la seule juge française, le couple russe aurait tout de même remporté le titre olympique. Or l’ISU a annulé les notes des neuf juges pour les deux premiers couples de la finale, afin d’accorder une médaille d’or au couple canadien. En fait, un seul des huit autres juges de la compétition olympique des couples à Salt Lake City a été cité à comparaître. Il s’agit de l’Allemande Sissy Krick, qui avait voté en faveur des Canadiens. «L’ISU choisit qui elle veut voir citer», a commenté Me Christiansen. Les autres témoins assignés à comparaître sont l’arbitre Ronald Pfenning, le juge Jon Jackson et quatre membres de l’ISU : Sally Stapleton, Walburga Grimm, Britta Lindgren et Alexander Lakernik. Le sort de Marie-Reine Le Gougne est déjà fixé, affirment ses conseils, pour qui «le résultat est déjà déterminé». Dans le prérapport rédigé pour l’ISU, ils écrivent que l’audition est «uniquement faite pour fabriquer un bouc émissaire». Selon Me Christiansen, Mlle Le Gougne devra recourir au tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, pour obtenir justice.
La Fédération internationale de patinage (ISU) statuera aujourd’hui et demain, à Lausanne (Suisse), sur des accusations de tricherie dans la compétition olympique des couples impliquant une juge française soupçonnée et le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Le conseil (exécutif) de l’ISU, réuni en son siège situé sur les bords du lac Léman, communiquera sa décision définitive après avoir entendu la commission d’enquête et les deux protagonistes, Mlle Marie-Reine Le Gougne et le membre du conseil, Didier Gailhaguet, assistés de leurs conseils. Les commissaires enquêteurs désignés à Salt Lake City par l’ISU, l’Allemand Gerhard Zimmermann et le Tchèque Gerhardt Bubnik, avaient entendu sur place Didier Gailhaguet, président de la FFSG, et la juge française qui l’aurait...