Pakistan La Cour suprême donne son aval au référendum de Musharraf(photo)
le 29 avril 2002 à 00h00
La Cour suprême du Pakistan a donné samedi son aval au général Pervez Musharraf pour convoquer un référendum qui décidera de son maintien au pouvoir pour cinq ans supplémentaires, éliminant ainsi le nuage qui assombrissait quelque peu la perspective du scrutin mardi. La cour a rejeté trois requêtes soumises par plusieurs partis politiques et religieux contestant le caractère constitutionnel du référendum qui se tiendra le 30 avril. La cour a estimé que le président Musharraf était légalement habilité à demander un mandat présidentiel de cinq ans supplémentaires. Si la cour en avait décidé autrement, elle aurait fait dérailler une campagne politique savamment orchestrée par le général-président Musharraf, rythmée par une série de grands rassemblements populaires à travers le pays et de déclarations télévisées. Toute la machine d’État a été mobilisée, les médias gouvernementaux couvrant quotidiennement le processus et se laissant aller au culte de la personnalité. Les rues de la capitale Islamabad se sont égayées de lumières festives et de posters géants du président appelant la population à soutenir les réformes économiques et politiques du général Musharraf. Les avocats de l’opposition, eux, ont tenté tout leur possible pour jouer les trouble-fête en accusant le président de s’approprier illégalement le pouvoir, de renverser la démocratie, de violer les enseignements islamiques et de conduire «le pays à la dictature». Le président Musharraf a pour sa part insisté sur le fait qu’un article de la Constitution lui confère le droit de convoquer un référendum sur des questions d’intérêt national, et en l’occurrence qu’il s’agissait aujourd’hui de protéger son programme de réformes de la corruption des politiciens. Le chef Riaz Sheikh de la Cour suprême a rendu son verdict après une semaine de débats et plus de trois heures de délibération et donné au général qui a pris le pouvoir par un coup d’État en octobre 1999 puis s’est autoproclamé président en juin 2001 tout ce qu’il demandait. Ce verdict n’a surpris personne, et les groupes d’opposition se sont empressés d’accuser la cour, qui avait validé le putsch de 1999, de manquer de «force pour s’élever (...) contre un Exécutif autoritaire». Néanmoins, il s’agit d’un réconfort pour les partisans du général Musharraf à l’étranger qui auraient pu se sentir mal à l’aise à l’idée que leur tout nouvel allié en Asie du Sud dans la guerre mondiale contre le terrorisme ne respecte pas la Constitution. Le président Musharraf s’est engagé à rétablir une démocratie totale par la convocation d’élections générales en octobre 2002, un «itinéraire» politique qui a été généralement salué par la communauté internationale.
La Cour suprême du Pakistan a donné samedi son aval au général Pervez Musharraf pour convoquer un référendum qui décidera de son maintien au pouvoir pour cinq ans supplémentaires, éliminant ainsi le nuage qui assombrissait quelque peu la perspective du scrutin mardi. La cour a rejeté trois requêtes soumises par plusieurs partis politiques et religieux contestant le caractère constitutionnel du référendum qui se tiendra le 30 avril. La cour a estimé que le président Musharraf était légalement habilité à demander un mandat présidentiel de cinq ans supplémentaires. Si la cour en avait décidé autrement, elle aurait fait dérailler une campagne politique savamment orchestrée par le général-président Musharraf, rythmée par une série de grands rassemblements populaires à travers le pays et de déclarations...
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