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Actualités - Chronologie

Les Irakiens fêtent martialement le 65e anniversaire de Saddam Hussein(photo)

Un gâteau préparé avec cent kilos d’ingrédients, un énorme cadeau en or et en argent et une chorale entonnant «joyeux anniversaire» : la crème du régime irakien a célébré dimanche le 65e anniversaire de Saddam Hussein dans sa ville natale, mais en son absence. Des délégations populaires chantant à la gloire du président irakien ont également participé à la cérémonie, à Takrit, à 170 km au nord de Bagdad. Le général Ali Hassan al-Magid, un des hommes forts du régime et cousin de M. Hussein, a coupé l’énorme tarte rose en forme d’une fleur avec sa tige, posée dans le centre de la Place des célébrations à Takrit, avant d’allumer une grande bougie. «J’ai utilisé cent kilos de sucre, de farine, d’amandes et de pistaches pour préparer ce gâteau qui fait 3,5 mètres de longueur», explique Khalil Abed, chef pâtissier à la compagnie aérienne Iraqi Airways. «La fleur est le symbole du printemps et Saddam Hussein est le printemps de l’Irak», renchérit Fouad Ismaïl al-Takriti, concepteur de la tarte. Alors que de grosses Mercedes déposaient ministres et dignitaires à l’entrée de la place, des dizaines d’écolières assises dans une tribune sous un chapiteau entonnent le «joyeux anniversaire», sous la conduite d’un chef d’orchestre. Le général Magid, le vice-président Taha Yassine Ramadan et les autres responsables étaient installés dans une tribune en face. Une troisième tribune a été réservée aux invités, notamment les représentants du corps diplomatique. «Avec ta naissance Monsieur le président, les juifs ont été défaits et les Arabes ont triomphé», peut-on lire sur un des chapiteaux. «Le 28 avril marque la naissance du génie arabe créatif», proclame une autre banderole. Après avoir coupé le gâteau, le général Magid, chef du parti Baas pour la province de Salahedine dont Takrit est le chef-lieu, a reçu le cadeau destiné au président et offert au nom des «militants du Baas» dans la province. Il s’agit d’une scène miniaturisée composée de statues en or représentant des lieux de culte dans la province de Salaheddine, un château, l’ancienne muraille de Takrit, un char, un canon, des missiles et des avions et la mosquée d’al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, à Jérusalem. Dans la vitrine renfermant la maquette, Saddam Hussein est représenté sur un cheval portant une épée et entouré des drapeaux irakien et palestinien. «Ce cadeau est l’expression de la détermination du grand peuple irakien à libérer la Palestine, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain)», explique Mohamed Joumaa Khalifa, membre du bureau central des travailleurs du Baas, qui a supervisé la réalisation du cadeau. «67 kilos d’argent et 600 grammes d’or ont été utilisés dans sa fabrication, qui a duré quatre mois», affirme-t-il. Sur la place, des hommes en longues robes blanches traditionnelles, keffieh sur la tête, exécutent des danses folkloriques, alors que des écolières interprètent des chorégraphies avec application. Des volontaires de l’armée d’al-Qods, créée par Saddam Hussein «pour libérer Jérusalem», et des Feddayin, un corps paramilitaire dirigé par son fils aîné Oudaï, défilent en tenue militaire. «Pourquoi l’embargo et pourquoi l’agression? Parce que nous sommes tous, armée et peuple, derrière le leader Saddam Hussein», chante la chorale. La cérémonie a été retransmise en direct par les chaînes de télévision d’État pour la première fois depuis la guerre du Golfe en 1991. Né le 28 avril 1937, M. Hussein avait commencé à célébrer officiellement son anniversaire avant l’embargo de l’Onu frappant son pays depuis 1990, mais ces festivités ont pris de l’ampleur au cours des dernières années.
Un gâteau préparé avec cent kilos d’ingrédients, un énorme cadeau en or et en argent et une chorale entonnant «joyeux anniversaire» : la crème du régime irakien a célébré dimanche le 65e anniversaire de Saddam Hussein dans sa ville natale, mais en son absence. Des délégations populaires chantant à la gloire du président irakien ont également participé à la cérémonie, à Takrit, à 170 km au nord de Bagdad. Le général Ali Hassan al-Magid, un des hommes forts du régime et cousin de M. Hussein, a coupé l’énorme tarte rose en forme d’une fleur avec sa tige, posée dans le centre de la Place des célébrations à Takrit, avant d’allumer une grande bougie. «J’ai utilisé cent kilos de sucre, de farine, d’amandes et de pistaches pour préparer ce gâteau qui fait 3,5 mètres de longueur», explique Khalil...