Après quatre années passées dans le Nord, l’entraîneur bosniaque Vahid Halilhodzic a annoncé mercredi qu’il quitterait le Losc en fin de saison «fier» d’avoir contribué à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du club. Halilhodzic n’a toutefois pas indiqué quelle serait sa prochaine destination envisageant de poursuivre sa carrière «certainement à l’étranger». Des clubs grecs, espagnols, italiens et allemands l’ont contacté ces derniers mois. Fidèle à son image d’homme rigoureux et franc, Halilhodzic, 49 ans, n’a pas manié la langue de bois pour dresser le bilan de son aventure lilloise. Lors d’une conférence de presse, il a expliqué «qu’un cycle se termine. Je suis devenu tellement exigeant, tellement difficile à vivre pour les dirigeants que je préfère partir. Au moins, je n’ennuierai plus personne avec la rénovation du stade, les primes et les salaires», a-t-il commenté. Arrivé en septembre 1998 alors que le club végétait en bas de tableau de la deuxième division, celui qui fit les beaux jours du FC Nantes comme avant-centre a été le principal artisan du renouveau du Losc. Il a d’abord ramené le club parmi l’élite, puis l’a conduit à la troisième place du dernier championnat de D1 et à une participation au premier tour de la Ligue des champions et en Coupe de l’UEFA. Fier du travail accompli «Je suis devenu trop médiatique pour un petit club comme le Losc. J’ai passé quatre années exceptionnelles ici. Je félicite les joueurs pour leur travail remarquable. Je tiens à remercier les supporters». «Ça n’a pas toujours été facile au Losc où les conditions de travail sont lamentables parfois. J’ai connu quatre présidents. Et j’ai un regret car si les dirigeants avaient fait un peu plus d’efforts financiers, Lille aurait pu être champion l’an dernier et même cette saison», a-t-il ajouté. Pour lui succéder, l’ancien entraîneur du Paris-SG, Philippe Bergeroo, tiendrait la corde. Le nom de Paul Le Guen est également cité dans les coulisses du club. Le président Francis Graille, qui cédera sa place à Michel Seydoux en juin, avoue lui aussi «qu’une sacrée page se tourne». «Vahid a vraiment envie de gagner des titres mais je suis convaincu qu’un jour, après ses expériences à l’étranger, il reviendra à Lille». «Il a eu ici une grande liberté d’action et de parole, on l’a laissé s’exprimer et je ne suis pas sûr, qu’en France, il y ait beaucoup de clubs où il pourrait disposer d’une telle liberté», a-t-il analysé. Visiblement embarrassé face à la tâche qui l’attend, le futur président Michel Seydoux a promis qu’il «continuerait à faire grandir les racines bien implantées dans le sol lillois». Le Losc va devoir apprendre à vivre sans son gourou Halilhodzic, et sans son stade Grimonprez-Jooris car la mairie a annoncé que pour la saison 2003-2004 les matches se dérouleront au Stadium-Nord de Villeneuve d’Ascq, le temps que la capacité du stade soit portée de 20 à 35 000 places.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après quatre années passées dans le Nord, l’entraîneur bosniaque Vahid Halilhodzic a annoncé mercredi qu’il quitterait le Losc en fin de saison «fier» d’avoir contribué à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du club. Halilhodzic n’a toutefois pas indiqué quelle serait sa prochaine destination envisageant de poursuivre sa carrière «certainement à l’étranger». Des clubs grecs, espagnols, italiens et allemands l’ont contacté ces derniers mois. Fidèle à son image d’homme rigoureux et franc, Halilhodzic, 49 ans, n’a pas manié la langue de bois pour dresser le bilan de son aventure lilloise. Lors d’une conférence de presse, il a expliqué «qu’un cycle se termine. Je suis devenu tellement exigeant, tellement difficile à vivre pour les dirigeants que je préfère partir. Au moins, je...