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Actualités - Analyse

Présidentielle française - «Une humiliation », selon la presse US

La presse américaine a consacré hier une large place au succès de Jean-Marie Le Pen au 1er tour de la présidentielle en France, s’interrogeant sur ce qu’elle perçoit comme «un reproche à la classe politique et une humiliation nationale», à l’instar du New York Times. «On ne peut qu’espérer que le résultat de dimanche va sortir les Français de leur apathie et pousser les partis politiques traditionnels à trouver la façon de retrouver le contact avec les électeurs», ajoutait l’éditorial du quotidien new-yorkais. «Les petits partis ont réussi à fustiger la corruption et le détachement de l’élite traditionnelle, une accusation qui s’est vue renforcée par une campagne sans éclat et l’absence de différence significative dans les politiques proposées par (le président sortant Jacques) Chirac et (le candidat socialiste Lionel) Jospin», jugeait pour sa part l’éditorialiste du Washington Post. «Les Français ont exprimé dimanche leurs peurs d’un monde en train de changer et leur dégoût envers leurs dirigeants politiques. Ils ont favorisé à part égale l’extrémisme et l’excentricité et créé une pagaille électorale répugnante», estimait dans le Washington Post Jim Hoagland. «La classe politique française se retrouve tout d’un coup naufragée, perdue entre les souvenirs d’une gloire nationale révolue et les visions d’un avenir européen qui reste lointain et incompréhensible pour beaucoup de Français», ajoutait M. Hoagland.
La presse américaine a consacré hier une large place au succès de Jean-Marie Le Pen au 1er tour de la présidentielle en France, s’interrogeant sur ce qu’elle perçoit comme «un reproche à la classe politique et une humiliation nationale», à l’instar du New York Times. «On ne peut qu’espérer que le résultat de dimanche va sortir les Français de leur apathie et pousser les partis politiques traditionnels à trouver la façon de retrouver le contact avec les électeurs», ajoutait l’éditorial du quotidien new-yorkais. «Les petits partis ont réussi à fustiger la corruption et le détachement de l’élite traditionnelle, une accusation qui s’est vue renforcée par une campagne sans éclat et l’absence de différence significative dans les politiques proposées par (le président sortant Jacques) Chirac et (le...