Bush renouvelle son soutien à Sharon, « homme de paix »
le 19 avril 2002 à 00h00
Le président George W. Bush a renouvelé hier son soutien à Israël et son Premier ministre Ariel Sharon, qu’il a qualifié «d’homme de paix» respectant ses promesses de retrait des villes occupées en Cisjordanie, et il a renforcé ses pressions sur le président palestinien Yasser Arafat. Ariel Sharon est «un homme de paix qui veut qu’Israël vive en paix avec ses voisins et qui a embrassé l’idée de deux États (israélien et palestinien) vivant l’un à côté de l’autre», a déclaré M. Bush à la presse au début d’une réunion de travail à la Maison-Blanche avec le secrétaire d’État Colin Powell de retour d’une mission de dix jours au Proche-Orient sans résultats très tangibles. Il a ajouté que le chef du gouvernement israélien lui avait donné «un calendrier de retrait» et qu’il le «respecte». «L’histoire montrera qu’ils ont répondu (...) à notre appel», a déclaré le président américain. Les éloges adressés par M. Bush à M. Sharon ont attiré une vive réaction d’un haut responsable palestinien, Saëb Erakat, qui a accusé le président américain de récompenser «le terrorisme d’État et les crimes commis par Ariel Sharon». M. Bush s’est en revanche montré beaucoup plus ferme à l’égard du président de l’Autorité palestinienne et des dirigeants des pays arabes voisins, qu’il a appelés à nouveau à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. «M. Arafat a condamné la terreur, maintenant nous lui demanderons des actes», a souligné M. Bush. Malgré la modestie des résultats obtenus par M. Powell, le président américain a fait état de progrès et a assuré que les États-Unis continueraient à œuvrer pour obtenir un règlement de paix global au Proche-Orient. «Notre vision de la paix, a-t-il dit, enregistre des progrès. Mais pour qu’elle puisse devenir réalité, les dirigeants de la région doivent se montrer responsables». Il a réclamé aux dirigeants palestiniens de passer de la parole aux actes en faisant arrêter les attentats et la violence, à Israël de poursuivre son retrait et aux dirigeants arabes voisins de «condamner la terreur, tarir ses sources de financement et dire clairement» que les auteurs d’attentats-suicide n’étaient pas des martyrs mais «des meurtriers». Il a également affirmé que Washington continuerait à œuvrer avec Israël à une solution aux problèmes de Bethléem et de Ramallah, où, a-t-il dit, les meurtriers du ministre israélien du Tourisme sont cachés dans les sous-sols du quartier général de Yasser Arafat. M. Powell a affirmé vouloir faire avancer la reprise de négociations le plus rapidement possible, en liant étroitement ce dossier aux discussions politiques. Il s’est prononcé pour «une stratégie intégrée» comprenant aussi à côté des dossiers sécurité et politique un volet humanitaire. «Il y a grand besoin de secours humanitaires et d’efforts de reconstruction et cela doit faire part de la stratégie», a-t-il dit en allusion à la destruction de nombreuses infrastructures palestiniennes par les forces israéliennes. Il a jugé possible la mise en œuvre rapide de cette stratégie intégrée à condition que «M. Arafat et les autres dirigeants palestiniens non seulement dénoncent la violence mais aussi agissent contre ceux qui continuent à encourager la violence et à perpétrer des attentats». «Le terrorisme et la violence doivent cesser», a-t-il souligné. Ni M. Bush ni M. Powell n’ont évoqué publiquement l’idée d’une conférence internationale sur le Proche-Orient. Un haut responsable américain avait mercredi fait preuve de prudence, en affirmant que «beaucoup d’idées» flottaient sur une telle conférence et qu’il fallait laisser le temps à M. Bush «d’y réfléchir».
Le président George W. Bush a renouvelé hier son soutien à Israël et son Premier ministre Ariel Sharon, qu’il a qualifié «d’homme de paix» respectant ses promesses de retrait des villes occupées en Cisjordanie, et il a renforcé ses pressions sur le président palestinien Yasser Arafat. Ariel Sharon est «un homme de paix qui veut qu’Israël vive en paix avec ses voisins et qui a embrassé l’idée de deux États (israélien et palestinien) vivant l’un à côté de l’autre», a déclaré M. Bush à la presse au début d’une réunion de travail à la Maison-Blanche avec le secrétaire d’État Colin Powell de retour d’une mission de dix jours au Proche-Orient sans résultats très tangibles. Il a ajouté que le chef du gouvernement israélien lui avait donné «un calendrier de retrait» et qu’il le «respecte»....
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