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Actualités - Chronologie

Le président US contraint de poursuivre ses efforts au Proche-Orient

En dépit de l’échec apparent de la mission du secrétaire d’État Colin Powell au Proche-Orient, des experts américains estiment que l’Administration Bush est contrainte de poursuivre ses efforts en vue d’un cessez-le-feu et d’un retrait des troupes israéliennes. Selon eux, le président George W. Bush ne peut se permettre d’entrer dans l’histoire comme celui qui se sera montré incapable d’empêcher le déclenchement d’une nouvelle guerre israélo-arabe, la sixième depuis 1948. «L’échec de la diplomatie américaine au Proche-Orient est embarrassant», estime le professeur Ian Lustick, un spécialiste de la région à l’Université de Pennsylvanie (est). Mais, ajoute-t-il, «elle ne peut être absente du conflit entre Israël et les Palestiniens et va devoir faire preuve de plus d’énergie». «La question est désormais de savoir combien de temps l’Administration Bush va prendre pour accroître le niveau de son implication en vue d’un accord de paix», poursuit l’analyste. Cette nouvelle diplomatie «plus dynamique», qui semble devoir s’imposer au président Bush, est finalement la même qu’il a tenté d’éviter durant la première année de son mandat à la Maison-Blanche, fort de l’échec de son prédécesseur Bill Clinton sur ce dossier, notamment à Camp David, en juillet 2000. Concrètement, considèrent des spécialistes, cette diplomatie plus active viserait autant à apaiser les inquiétudes israéliennes face à la poursuite des attentats, que les préoccupations des pays arabes modérés, opposés à une éradication de l’Autorité palestinienne. Le roi Abdallah II de Jordanie a ainsi souligné mercredi «la nécessité de voir les États-Unis prendre des positions fermes pour contraindre Israël à retirer immédiatement ses forces de tous les territoires palestiniens, dont le QG du président palestinien Yasser Arafat», à Ramallah. Il suffirait par exemple, notent des experts, que M. Bush débloque des fonds permettant de reconstruire des institutions palestiniennes détruites au cours de l’offensive israélienne, pour restaurer un climat de confiance dans le monde arabe à l’égard de Washington et permettre de progresser vers un cessez-le-feu. «La crise est si profonde qu’il faudra encore beaucoup de navettes et beaucoup plus d’efforts», a estimé Philip Wilcox, qui préside la Foundation for Middle East Peace. Mais M. Bush a-t-il aujourd’hui la capacité de s’impliquer davantage au Proche-Orient ? Il est notoire que le chef de la Maison-Blanche est tiraillé entre les conservateurs républicains, dont il est issu, qui sont hostiles au chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, et la perte du soutien dont il jouit dans une partie du monde arabe, notamment l’Arabie saoudite. Selon le professeur Mary-Jane Deeb, spécialiste des relations entre les États-Unis et le Proche-Orient, M. Bush peut se livrer à une réévaluation de sa stratégie diplomatique dans la région. «Car, en poursuivant le même type de mission que celle que vient d’achever M. Powell, il s’expose à d’autres échecs», estime-t-elle. Dans l’immédiat, affirme-t-elle, le président Bush va «attendre de voir si (le Premier ministre israélien) Ariel Sharon se tient au calendrier du retrait de ses soldats» hors des villes réoccupées de Cisjordanie. «Je ne vois pas comment M. Powell pourrait retourner dans la région tant que l’armée israélienne campe sur ses positions», a-t-elle ajouté. M. Bush a fait état jeudi d’un tel calendrier de retrait israélien. Les Américains, qui n’ont pour l’instant à proposer que les plans Tenet et Mitchell, jamais appliqués, devraient aussi, selon elle, développer de nouvelles portes de sortie vers un possible règlement. Finalement, constate Warren Bass, du Council on Foreign Relations, «comme les précédentes, (l’Administration Bush) est empêtrée dans ce conflit et comprend en même temps qu’elle ne peut pas faire de miracle».
En dépit de l’échec apparent de la mission du secrétaire d’État Colin Powell au Proche-Orient, des experts américains estiment que l’Administration Bush est contrainte de poursuivre ses efforts en vue d’un cessez-le-feu et d’un retrait des troupes israéliennes. Selon eux, le président George W. Bush ne peut se permettre d’entrer dans l’histoire comme celui qui se sera montré incapable d’empêcher le déclenchement d’une nouvelle guerre israélo-arabe, la sixième depuis 1948. «L’échec de la diplomatie américaine au Proche-Orient est embarrassant», estime le professeur Ian Lustick, un spécialiste de la région à l’Université de Pennsylvanie (est). Mais, ajoute-t-il, «elle ne peut être absente du conflit entre Israël et les Palestiniens et va devoir faire preuve de plus d’énergie». «La question...