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Actualités - Analyse

ARRIÉRÉS La situation devient intenable pour les entrepreneurs

L’Association des entrepreneurs a organisé hier une réunion pour pousser un cri d’alarme. Malgré des promesses à répétition, l’État ne leur a toujours pas réglé les arriérés qu’il leur doit. Le montant de ces arriérés est difficile à estimer car il varie tous les jours, explique Fouad el-Khazen, président de l’association. Mais si on s’en tient aux projets exécutés pour le compte du CDR, du Conseil du Sud et de la Caisse des déplacés, ils avoisineraient les 100 millions de dollars. «En novembre, on nous a promis une solution pour la fin 2001. En janvier, on nous a promis un règlement pour mars, et nous n’avons toujours rien encaissé, alors que, parallèlement, le ministère des Finances nous réclame de payer la TVA et l’impôt sur les bénéfices», s’insurge le chef des entrepreneurs. Les entrepreneurs disent que leur situation devient intenable face à leurs propres créanciers, qu’il s’agisse des banques, des commerçants ou de leurs employés. Le Premier ministre leur a promis de les payer en bons du Trésor, mais les entrepreneurs réclament un calendrier précis pour l’échelonnement des règlements ainsi que des garanties concernant la possibilité d’escompter ces bons auprès des banques. Interrogé par L’Orient-Le Jour, Fouad el-Khazen s’inquiète aussi des nouvelles adjudications qui sont lancées pour de nouveaux projets : «Avant de signer de nouveaux contrats, il faudrait qu’ils apurent leur passif». Le président de l’Association des entrepreneurs dénonce par ailleurs le gaspillage des ressources au sein du CDR. L’État a décidé de regrouper les conseils des grands projets au sein d’un seul organisme, le CDR, mais il n’a pas accompagné cette mesure par une restructuration des effectifs, dit-il. «D’un côté les dépenses sont mal gérées et de l’autre on ne paie pas les entrepreneurs». S.R.
L’Association des entrepreneurs a organisé hier une réunion pour pousser un cri d’alarme. Malgré des promesses à répétition, l’État ne leur a toujours pas réglé les arriérés qu’il leur doit. Le montant de ces arriérés est difficile à estimer car il varie tous les jours, explique Fouad el-Khazen, président de l’association. Mais si on s’en tient aux projets exécutés pour le compte du CDR, du Conseil du Sud et de la Caisse des déplacés, ils avoisineraient les 100 millions de dollars. «En novembre, on nous a promis une solution pour la fin 2001. En janvier, on nous a promis un règlement pour mars, et nous n’avons toujours rien encaissé, alors que, parallèlement, le ministère des Finances nous réclame de payer la TVA et l’impôt sur les bénéfices», s’insurge le chef des entrepreneurs. Les...