L’église de la Nativité à Bethléem, qui est cernée par l’armée israélienne et où sont retranchés 200 combattants palestiniens, a été le théâtre, lundi, d’une série de tirs, d’explosions et d’un incendie, qui ont fait un mort, un Palestinien, et blessé deux policiers israéliens. L’armée israélienne a admis implicitement avoir été obligée de tirer à proximité de la basilique, qui abrite la grotte où, selon la tradition, Jésus-Christ est né, pour «répliquer» à des tirs et «évacuer les blessés». Deux versions contradictoires ont été fournies concernant ces événements, qui ont commencé vers 03h00 heure locale (00h00 GMT) par une série de tirs et d’explosions, à proximité immédiate de la basilique. Selon plusieurs témoins palestiniens dans l’église, un Palestinien, qui fait partie des combattants retranchés depuis six jours dans l’église, est sorti pour éteindre un incendie qui s’était déclaré dans un bâtiment attenant à l’église. Khaled Abou Siam, 26 ans, a été abattu par les tireurs d’élite israéliens embusqués autour de l’église, sur la place de la Mangeoire, ont précisé par téléphone ces témoins. Une fumée blanche, puis une fumée noire plus importante étaient montées un peu plus tôt d’un bâtiment ancien en pierre de taille, situé à gauche de la façade de l’église et collé à celle-ci. Un camion de pompiers de la ville de Bethléem a été stoppé par les forces israéliennes à son arrivée sur place, avant de pouvoir accéder au pied du bâtiment, ont pu constater les journalistes, postés à un étage élevé d’un hôtel, à environ 500 mètres de l’église. L’incendie a été maîtrisé vers 08h00 (05h00 GMT). Selon un porte-parole de l’armée israélienne, «un terroriste palestinien a lancé des grenades à partir de différentes églises (le complexe religieux en compte plusieurs) vers deux positions de l’armée israélienne de la rue de la Nativité (...) provoquant un incendie». «L’armée israélienne a aidé les pompiers palestiniens à contenir l’incendie et, pendant cette opération, deux policiers des frontières (israéliens) ont été blessés, l’un grièvement et l’autre légèrement», a ajouté le porte-parole. «Au cours de l’évacuation des blessés, nos forces ont répondu à ceux qui tiraient et ont tué un terroriste», a-t-il ajouté. «Nous avons répliqué pour faciliter l’évacuation, seulement dans la mesure qui était nécessaire pour évacuer les blessés», a précisé ensuite un porte-parole de l’armée, admettant implicitement que l’armée ait eu à tirer en direction de la basilique. Selon un des combattants palestiniens dans l’église, l’armée israélienne a laissé dans l’enceinte des bâtiments religieux «trois mitraillettes, deux pistolets et des grenades». L’épreuve de force dans l’église de la Nativité, dans laquelle se trouvent aussi une trentaine de franciscains et quelques civils palestiniens, se poursuit depuis l’arrivée mardi des forces israéliennes dans la ville autonome palestinienne, déclarée «zone militaire fermée».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’église de la Nativité à Bethléem, qui est cernée par l’armée israélienne et où sont retranchés 200 combattants palestiniens, a été le théâtre, lundi, d’une série de tirs, d’explosions et d’un incendie, qui ont fait un mort, un Palestinien, et blessé deux policiers israéliens. L’armée israélienne a admis implicitement avoir été obligée de tirer à proximité de la basilique, qui abrite la grotte où, selon la tradition, Jésus-Christ est né, pour «répliquer» à des tirs et «évacuer les blessés». Deux versions contradictoires ont été fournies concernant ces événements, qui ont commencé vers 03h00 heure locale (00h00 GMT) par une série de tirs et d’explosions, à proximité immédiate de la basilique. Selon plusieurs témoins palestiniens dans l’église, un Palestinien, qui fait partie...