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Actualités - Chronologie

JAPON Nouveau recul des investissements des entreprises en 2002/2003

Les investissements des grandes compagnies japonaises devraient reculer de 12,9 % durant l’exercice 2002/03 qui a débuté le 1er avril par rapport à l’exercice précédent, selon une étude publiée hier par le quotidien Nihon Keizai Shimbun. Il s’agira de la deuxième année consécutive de baisse, après un recul de 3,3 % en 2001/02, précise l’étude qui porte sur les projets d’investissements de 113 entreprises. Ces projets représentent au total 81,1 milliards de dollars d’investissements dans des usines ou des équipements de production, dont 39,73 milliards pour 83 compagnies manufacturières et 41,37 milliards pour 30 compagnies non manufacturières. Globalement, alors que les compagnies de secteurs-clefs comme l’électronique, l’automobile ou l’acier resserrent la voilure, l’investissement des entreprises manufacturières devait reculer de 10,7 %. Pour l’industrie non manufacturière, la baisse anticipée est de 14,8 % et concernera au premier chef les opérateurs de télécommunications. Le secteur électronique, qui a déjà réduit ses investissements de 32,7 % en 2001/02, devrait les amputer encore de 7,9 % en 2002/03. Les constructeurs automobiles devraient également moins investir. Toyota Motor va réduire ses investissements de 14,6 % alors que son usine en France est quasiment terminée, selon l’étude. Pour les opérateurs de télécommunications, qui représentent une bonne partie des investissements du secteur non manufacturier, la baisse devrait être de 20,4 % et elle devrait dépasser 10 % pour les entreprises du secteur de l’électricité qui doivent affronter une concurrence croissante en raison de la déréglementation. Environ la moitié des entreprises qui prévoient de réduire leurs investissements disent qu’elles repousseront tout projet non essentiel. Le journal cite ainsi le président de Hitachi, Etsuhiko Shoyama, selon lequel : «Puisque l’économie ne devrait pas se reprendre rapidement, nous n’avons d’autre choix que d’être prudents pour nos projets d’investissements». Une deuxième piste à l’aéroport de Narita après 20 ans d’attente À un mois et demi de la Coupe du monde, le 18 avril, l’aéroport international de Tokyo-Narita ouvrira une deuxième piste destinée à affronter un afflux accru de passagers venant d’Asie et du reste du monde, après 20 ans d’attente et d’opposition des riverains. «La piste numéro deux était programmée dès l’ouverture de Narita en 1978, mais l’achat de terrains ne s’est pas bien passé. Pendant près de 20 ans, la situation était bloquée», a rappelé jeudi lors d’une visite de journalistes, Toru Nakamura, chef de l’Autorité aéroportuaire de Narita (NAA). La nouvelle piste ne mesure que 2 180 mètres contre un projet initial de 2 500 mètres et ne pourra accueillir que les moyens courriers (comme les Boeing 767) et pas les super jumbos de vols intercontinentaux (747). Cette situation s’explique par le refus persistant de deux fermiers de vendre leurs propriétés à la NAA. M. Nakamura n’a pas communiqué le coût de la nouvelle piste étalé sur deux décennies. Il s’est contenté de parler de «plusieurs dizaines de milliards de yens investis». À cela il faudra ajouter 160 milliards de yens pour une nouvelle ligne de chemin de fer expresse qui sera mise en service en 2010 et reliera le centre de Tokyo en 36 minutes contre 51 minutes (minimum) actuellement. Le Mondial de football coorganisé par Japon et Corée, du 31 mai au 30 juin, va accroître l’activité de Narita avec l’arrivée de dizaines de milliers de supporteurs.
Les investissements des grandes compagnies japonaises devraient reculer de 12,9 % durant l’exercice 2002/03 qui a débuté le 1er avril par rapport à l’exercice précédent, selon une étude publiée hier par le quotidien Nihon Keizai Shimbun. Il s’agira de la deuxième année consécutive de baisse, après un recul de 3,3 % en 2001/02, précise l’étude qui porte sur les projets d’investissements de 113 entreprises. Ces projets représentent au total 81,1 milliards de dollars d’investissements dans des usines ou des équipements de production, dont 39,73 milliards pour 83 compagnies manufacturières et 41,37 milliards pour 30 compagnies non manufacturières. Globalement, alors que les compagnies de secteurs-clefs comme l’électronique, l’automobile ou l’acier resserrent la voilure, l’investissement des entreprises...